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    Vendredi 13 septembre 2013 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (16)

    Dures images de violence domestique

    Sara Naomi Lewkowicz

    Sara Naomi Lewkowicz

    SOPHIE ALLARD

    Les photos sont saisissantes. Choquantes. La photojournaliste américaine Sara Naomi Lewkowicz,  a réussi à gagner la confiance d’un couple, Maggie, 19 ans, et Shane, 31 ans, qu’elle a suivi dans son quotidien pendant des mois dans ses hauts et surtout ses bas. La violence conjugale y est exposée sans filtre, avec puissance et émotion.

    Son reportage « embeded» lui a valu le Prix de la ville de Perpignan Rémi Ochlik, en juin, vient de recevoir les honneurs à l’occasion du Festival international de photojournalisme Visa pour l’image. Un baume, après le lot de critiques qu’elle a dû essuyer. La publication de son essai dans le Lightbox du Time, en février dernier, a suscité des milliers de commentaires, souvent négatifs. On l’accusée de voyeurisme, alors qu’elle souhaitait plutôt exposer la violence domestique, comme problème de santé publique. Elle y montre l’escalade, la spirale menant jusqu’à la brutalité physique. Mais quand il y a eu danger, une tierce personne a composé le 911.On en parle ici.

    Une scène est particulièrement bouleversante, celle où l’on voit la petite Memphis, âgée de 2 ans, tentant de s’interposer entre Shane et Maggie, qui vient de recevoir un coup. Elle pleure et enlève sa couche pour distraire l’homme. Une fois Shane en prison, Maggie a accepté de voir publier ces images et de les commenter dans un reportage vidéo pour sensibiliser la population et faire en sorte d’éviter le même sort à d’autres femmes. Dans son cas, l’histoire finit bien, ou presque.


    • c est bien beau l art mais c est pas un peu de la négligence criminelle de ne pas porter secours , genre le photographe qui photographie le type qui s est fait frapper par un train au lieu de le secourir , voir même profiter du crime puisqu elle gagne sa vie avec son ”art” je dis ça de même là

      albert bela

    • et comment se fait il que ce type ait eu le droit de revenir après s’ëtre re fait embarqué

    • C’est dur, dur d’être un bébé.

    • On peut pas s’empêcher d’y voir un pattern et triste et une situation qui était prévisible.

      Beaucoup de femmes tombent dans ce piège là. Et des hommes à problèmes aussi, croyant que l’amour va tout arranger et transformer leur vie. C’est un mensonge, une illusion.

    • Zane c’est le vrai père ? Ils vont avoir besoin de beaucoup d’aide et de support et ce n’est pas garanti que leur couple fonctionne et ce n’est pas une obligation non plus mais c’est lui le père des enfants.

      Shane juste à savoir son dossier et dès la première photo, on le sait qu’il est très inadéquat et qu’on dirait à la fille de se méfier de lui mais très souvent elles ne vous écouteront pas.

      Cela vient d’où ? Des contes de fée à la Disney ? On va transformer un vilan crapaud en prince charmant avec un baiser ?

      Quand il se fait tatouer le nom de la fille et rapidement aussi démontre son côté très possessif et qu’il compte bien trop sur elle pour changer sa vie à lui. Règle tes problèmes d,abord et ensuite, peut-être, pourras-tu être en couple ou sinon reste seul.

      Cela veut pas dire qu’il avait pas droit à certaines amitiés ou du support lui aussi mais pour la vie de couple, il n’est pas fait pour cela et pour jouer un rôle de père et de modèle , encore moins….

      C’est l’impossible qu’il se demande. Il veut changer sa vie d’un coup de baguette magique.

      La fille aussi entretenait de faux espoirs. La misère qui s’acharne sur le pauvre monde ?

    • Je suis d’accord avec piedoq, c’est du voyeurisme dégueulasse. Comment peut-elle prendre des photos pendant que M. Muscle cogne sur sa femme, devant sa fille? À quoi pense-t-elle dans ces moment là? Au super reportage que ça va faire?

    • Et pourquoi cette folle égocentrique reçoit-elle un prix?? Elle devrait être effectivement accusé de non assistance à personne en danger.

      je la vois jubiler intérieurement, cadrant sa photo pour être certain que l’enfant qui hurle est bien en perspective…

    • @piedoq, monsieur8 et jfleduc : Pour survivre, une société doit constamment balancer les besoins individuels avec les besoins collectifs. Une société qui tombe dans un extrême ou un autre devient rapidement invivable.

      L’utilité sociale d’un journaliste et d’être un observateur et de rapporter les faits pour que les autres puissent connaître la réalité et agir en conséquence. Un journaliste qui intervient et qui ne laisse pas les faits se dérouler, qui change les faits, est certainement très utile pour une personne, mais est socialement complètement inutile.

      Un journaliste doit donc constamment évaluer s’il doit intervenir afin de répondre un besoin individuel (être aidé) ou au contraire continuer à observer pour répondre au besoin collectif (connaître la réalité).

      À ceux qui critiquent cette journaliste : avez-vous été choqués par ce que vous avez vu? Cela va-t-il influencer votre vision et votre comportement? Si oui alors l’utilité sociale du travail de cette journaliste est évident. Si elle était intervenue, vous n’auriez jamais vu ces images, vous n’auriez jamais connu la réalité et vous n’auriez jamais changé votre comportement et vos décisions.

      Un journaliste qui intervient va sauver une personne. Un journaliste qui arrive à convaincre vingt personnes d’intervenir va sauver vingt personnes et qui arrive à en convaincre quarante autres de ne pas faire les mêmes erreurs va finalement sauver 60 personnes.

      Personnellement, je ne suis pas sûr que j’aurais pu faire ce que cette journaliste a fait. Cela demande une abnégation de soi et une dévotion pour son travail incroyable. Cette journaliste mérite les honneurs.

    • À ceux qui critiquent cette journaliste : avez-vous été choqués par ce que vous avez vu? Cela va-t-il influencer votre vision et votre comportement? Si oui alors l’utilité sociale du travail de cette journaliste est évident

      quelle utilité sociale , croyez vous que les batteurs de femmes et d enfants vont les regarder ces images, c est se raconter des histoires que de croire que conscientiser les gens change les comportements des coupables , choquer pour choquer big deal , ouin pis , c est pour ramasser des prix et vendre de la copie point

      Un journaliste qui intervient va sauver une personne. Un journaliste qui arrive à convaincre vingt personnes d’intervenir va sauver vingt personnes et qui arrive à en convaincre quarante autres de ne pas faire les mêmes erreurs va finalement sauver 60 personnes.

      vous rêvez en couleur , si 60 journalistes décidaient de négliger 60 vies pour en sauver 3600 , et si 3600 journalistes décidaient d en négliger 3600 pour en sauver 1296000 ……. , les vies ça se sauvent une à la fois

    • Les personnes violentes, hommes ou femmes, ont ceci en commun qu’elles s’attaquent toujours à des plus faibles qu’eux. Cela s’appelle de la lâcheté. Les êtres faibles, on doit les protéger, pas les tabasser. Et ceux qui ne comprennent pas à quel point leur lâcheté est dégoûtante peuvent bien tous se retrouver derrière les barreaux si c’est là le meilleur moyen de protéger la société. Je ne pleurerai pas sur leur sort. On m’objectera que nous devons tenter de les réhabiliter. Sont-ils seulement récupérables? J’aimerais bien voir des statistiques et pas juste un commentaire de psy.

    • Elle est intervenue, elle est allée reprendre son cellulaire que monsieur avait confisqué pendant qu’il ne la regardait pas.

      Et la ensuite passé à un voisin en lui demandant d,appeler la police.

      Ensuite, elle a continué de photographier comme elle le faisait avant…

      Et comme dit auparavant, je trouve pas nécessairement que son idée de départ d,un reportage sur la réhabilitation de certains anc iens prisonniers soit si changée que cela…

      Un individu avec de nombreux problèmes, une jeune femme à peine sortie de l’adolescence aussi qui a perdu sa mère à cause de la drogue et ce garçon fraîchement sorti de prison qui y a été la plus grande partie de sa vie adulte et qui a encore des problèmes de drogue…

      La violence conjugale n’était pas fortement prévisible ?

      Shane est retourné en prison.

      Mais Sara a préféré parler de la suite pour Maggie. Zane semble pas u père idéal non plus mais c’est lui le père biologique et a l’air plus dou et moins à problèmes…

      La violence conjugale peut être présente dans tous les milieux, c,est sûr mais ici, dans cette histoire, il y avait de nombreux autres problèmes sociaux. Drogue, criminalité puisque prison, devenir mère de façon prématurée, être orpheline de mère aussi…

      Chaque histoire est différente mais ici vous aviez le cocktail explosif dès le départ de cette relation débutant en août 2012 ert se terminant en novembre ou décembre de la même année.

    • Des gens disent que l’on blâme la victime et ce n’est pas nécessairement le cas même si parfois des gens avec des proches vont lui dire qu’ils l’avaient averti.

      Mais la décision revient à la personne… On peut lui faire des commentaires mais si elle tombe en amour avec un vaurien, on ne peut que rester disponible et offrir notre écoute et aide quand le temps sera venu.

      Vaurien ? Ou encore une personne avec de nombreux probl`mes.

      Mais pourquoi elle s,est sentie liée à lui ? Quand elle parle de sa mère qu’elle a perdu et qu’elle transfère cela sur lui en voulant le sauver. Voilà, une piste où on apprend quelque chose.

      On ne peut pas faire de miracles, on peut offrir de l,aide et qui parfois fait la différence mais l’ultime responsable de prendre sa vie en main est la personne elle-même ici Shane.

      Maggie qui avait besoin d’un homme pour la protéger se retrouve avec un homme avec des pires problèmes que les siens. Non elle n’est pas coupable de cela mais elle peut essayer de savoir pourquoi cela lui est arrivé.

    • Spécial…et troublant.

    • @piedoq : Vous ne comprenez pas mes propos. L’utilité de ces images n’est pas pour les batteurs de femmes, mais pour les autres. Elle est pour les voisins qui entendent une dispute et qui ne font rien. Elle est pour les femmes qui font de mauvais choix.

      La scène la plus troublante est celle avec l’enfant. Beaucoup de femmes acceptent d’être violentées, mais peu vont accepter de voir leur enfant en souffrir. Il faut que les femmes voient cette image pour comprendre que la violence qu’elles subissent va avoir aussi un impact sur leur enfant.

      Pendant environ un an, j’ai eu une relation avec une femme qui a eu un enfant avec le mauvais homme. Il était violent (surtout psychologiquement) et très possessif. L’enfant avait deux ans et demi quand j’ai commencé à la fréquenter et je me suis rendu très vite compte que quelque chose n’était pas normal. En à peine trois mois, il s’est mis à me porter une affection et une confiance quasi absolue.

      Je pourrais parler longtemps de cet enfant. Cette expérience m’a passablement traumatisé. Voir un enfant souffrir est difficile à supporter. Cependant sa mère refusait tout simplement d’admettre que la violence dont elle était la victime (elle continuait à voir ou à parler au père presque tous les jours) avait un impact sur son enfant. Elle disait qu’elle était capable de gérer cette violence et que le père était un « bon père ». Après plusieurs fois où j’ai tenté de parler de cette situation, elle m’a dit très directement que je ne devais plus jamais émettre la moindre opinion sur le père.

      La journée où elle m’a dit que la relation était finie, j’imagine que l’enfant était déjà au courant de sa décision. Quand elle a commencé à me parler, l’enfant est allé s’isoler dans sa chambre. À la fin des deux ou trois minutes de la conversation, pendant que je me préparais à partir, elle est allée voir l’enfant qui était anormalement silencieux et elle a constaté qu’il avait uriné sur lui.

      Je lui ai parlé une dernière fois après et quand j’ai mentionné la réaction de son fils, elle m’a carrément accusé de mentir et d’essayer de la manipuler. Elle refusait tout simplement d’admettre que les problèmes qu’elle vivait avec le père avaient des conséquences sur son fils.

      Les femmes doivent apprendre à mettre un terme à une relation au premier signe de violence. Si cette photo peut faire réaliser cette réalité à des femmes, et je crois que cela sera le cas, alors cela vaut amplement le coup.

      Cette explication donnée (même si elle était pourtant évidente), je dois dire que j’ai une certaine difficulté à comprendre la haine que vous semblez éprouver contre cette journaliste et encore plus à justifier la violence de vos propos contre elle.

    • Une question me vient à l’esprit à la lecture des commentaires des détracteurs de cette photographe. Qu’elle est la différence entre un reportage photos sur la violence domestique et un reportage photos d’une attaque ou d’un combat en zone de guerre?
      Si on y réfléchit un instant, dans le 1er cas, rien ne permettait, à la photographe, de présumer qu’un incident de violence domestique pouvait survenir. Dans le 2e cas, le photographe est assuré qu’il captera des images violentes puisqu’il accompagne des groupes militaires ou para-militaires dans les combats pour réaliser ses photos.

    • @89170: Votre témoignage est intéressant. Et triste aussi. J’espère que cet enfant est mieux équilibré aujourd’hui.

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