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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Vendredi 23 août 2013 | Mise en ligne à 10h27 | Commenter Commentaires (41)

    Mourir d’épuisement au travail ?

    Photos.com

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    VALÉRIE SIMARD

    Vous entrez sur le marché du travail. Vous êtes jeune, énergique et vous voulez faire vos preuves. Vous travaillez 75 heures par semaine, mais vous vous dites qu’après tout vous êtes capable d’en prendre… jusqu’à ce que l’épuisement ait raison de vous.

    La mort d’un stagiaire allemand de 21 ans à Londres la semaine dernière soulève la question : peut-on mourir d’épuisement professionnel ? Le corps de Moritz Erhardt, qui était en stage depuis six semaines à la Bank of America Merrill Lynch, a été retrouvé dans la douche par ses colocataires. Selon le quotidien britannique The Independent, avant de s’effondrer, le jeune homme avait travaillé jusqu’à six heures du matin pendant trois jours d’affilée. Et ces longues heures de travail n’étaient pas une exception.

    Une autopsie sera réalisée pour déterminer les causes du décès. Selon ses proches, Moritz Erhardt souffrait d’épilepsie. Avait-il une malformation cérébrale ou une prédisposition cardiaque ? Prenait-il des substances pour rester éveillé ? On l’ignore.

    Les experts interrogés par divers médias ne s’entendent pas pour dire si le surmenage peut causer la mort. Mais pour tous, il est clair que le manque de sommeil et l’épuisement ont un impact sur la santé. « Dire qu’il est mort de fatigue est un raccourci », affirme la psychiatre et spécialiste du sommeil, Sylvie Royant-Parola, dans une entrevue accordée au Nouvel Observateur. Selon elle, « la fatigue va engendrer des troubles métaboliques qui vont diminuer les défenses immunitaires (…) La privation de sommeil est en effet dangereuse en ce qu’elle peut faire monter et chuter la tension artérielle, rendre le cœur plus instable, introduire des variations glycémiques, modifications qui mettront en danger le sujet s’il est déjà vulnérable. »

    Une autre experte citée par le Nouvel Observateur a un avis contraire. « Oui, on peut mourir d’un excès de travail ! », souligne Valérie Langevin, experte en assistance et conseil sur les risques psychosociologiques auprès de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). Selon elle, le surmenage et le stress peuvent conduire à un épuisement physique fatal.

    Au Japon, on parle de «karôshi» pour désigner le décès par excès de travail lié à un infarctus ou une hémorragie cérébrale. Ce syndrome est reconnu comme maladie professionnelle au Japon depuis 1970. Même si le rythme de travail occidental est en général moins effréné qu’au pays du Soleil-Levant, le «burn-out» est tout de même une réalité connue.

    Et vous, avez-vous déjà souffert d’épuisement professionnel ?


    • Moi, j’aime bien l’attitude relaxe des jamaicains, mexicains, cubains, etc. Y fa beau, relaxe man, oui, oui, j’arrive avec votre met. 20 minutes plus tard…

      Faut savoir dire non. On doit l’enseigner aux jeunes filles avec les garcons, aux jeunes hommes avec leurs amis, et semble-t-il, aux adultes qui travaillent trop.

    • Si on veut pousser le raisonnement aussi loin que dire que c’est LA CAUSE de sa mort, je connais plusieurs personnes qui seraient déjà décédés…ou encore qui sont devenus des zombies.

    • J’ai jamais souffert de burn out, mais d’un bore-out, oui…

    • Malheureusement, ce type de zèle au travail est encouragé et récompensé dans certains milieux. Je travaille dans les services financiers et le nombre d’heures supplémentaires est pris en considération dans les évaluations annuelles. Plus t’en fais, plus t’as d’avancement. Même si t’es rendu un zombie dépressif et non productif à la fin. L’important, c’est le dévouement.

    • Vous devriez faire une petite étude dans les compagnies de jeux vidéo, où les heures supplémentaires intensives font parties de la culture (non-payées, dois-je le préciser). Les burn-out y sont légion. Elles n’entrainent peut-être pas la mort, mais la dépression certes. Elles sont obligatoires chez certaines compagnies, et d’autres comme mon employeur les “encourage fortement”.

      J’ai déjà vu inscrit dans mon évaluation annuelle quelque chose comme “Monsieur X fait beaucoup d’overtime”. Depuis quand est-ce un critère d’évaluation? C’était il y a plusieurs années et j’ai appris à me ménager depuis, malgré la pression. Cependant, je vois beaucoup de jeunes nouveaux qui ne comptent pas leurs heures et vont tout lâcher d’ici quelques années.

    • Si je n’abuse dans le secteur bancaire et financier ils ont droit à un taux de perte de stagiaires de 20% avant que les organismes règlementaires ne s’en mêlent. Si les stagiaires ne sont pas payés le taux de perte peux monter à 30%…..

    • Moi je pense que les excès dans tout peuvent avoir des conséquences désastreuses. Il faut avoir du jugement dans la vie, sinon on ne mérite pas de détenir certains emplois. Le travail que je fais est stimulant et exigeant. Je ne m’ennuie jamais et je travaille fort, mais pas au point d’en souffrir.

      @missivedutexas 10h47

      Merci de votre préoccupation pour les jeunes filles. Il s’agit d’un segment de la société auquel les politiciens, les journalistes et le grand public ne s’intéressent pas beaucoup.

      @larousse_estdouce 11h34

      Moi je ne suis pas rousse, mais je suis douce. Comment vous définissez-vous?

    • j’ai fait un burn out il y a deux ans , nulepart dans les hopitaux on a voulu m’ecouter , le chomage a meme refuse de me payer malgres le fait que je fut licencie pares un down sizing , ………ce qui n’a vraiment pas aide mon cas

    • C’est socialement bien vu d’être très occupé.

      Je ne connais pas grand monde qui n’est pas “dans le jus ben raide ces temps-ci”. Et si vous posez une 2ième question (qu’est-ce que tu as faire ?) on vous répond : “ahh, chu occupé, occupé, occupé”. (oui mais quoi ??). “pfff, faut que je fasse le ménage, l’épicerie, j’ai un souper de collègues chez-moi demain, j’ai inscrit mes enfants à 6 cours para-scolaires que faut que je leur achète du matériel et que je j’aille les chercher en voiture à des heures différentes”, … etc, etc.

      Truc : Le ménage peut parfois attendre 1 ou 2 journées et on n’en meure pas (à moins que aimiez ça dire que vous êtes occupé). N’organisez pas de soupers de collègues si vous n’avez pas le temps. Réservez dans un resto. 25$ au lieu de X heures de stress, ménage, popotte, etc (à moins que vous aimiez ça dire que vous êtes occupé). N’inscrivez pas vos enfants à pleins de cours qu’il faudra ensuite gérer (à moins que vous aimiez ça dire que vous êtes occupé). Etc.

      La plupart de nos stress sont auto-infligés.

    • Res, you’re back!

    • Sélection naturelle. Voyons, travailler jusqu’a en mourrir, faut être un peu fou.

      Travailler 50-60 heures semaine, c’est en masse.

    • Jamais eu de burnout, mais la tête me tournait parfois dans le Métro quand je quitttais le bureau après plusieurs semaines de 60+ heures de programmation intense. Je le faisais pour apprendre. Avec le temps et l’expérience, on analyse mieux et on programme mieux. Et surtout l’informatique coute plus cher alors les compagnies ne demandent que l’essentiel. On ne développe plus des logiciels à partir de zéro non plus. On installe SAP, Oracle Financiers … et on développe autour.

      @snooze
      “La plupart de nos stress sont auto-infligés.”
      Je seconde.

    • @margarote
      J’ai deja travaille 2 semaines d’affile a 80 heures par semaine sur un projet.
      J’ai travaille dans une grande firme et il m’aurait ete impossible d’entrer ces heures supplementaires sans approbation. Je ne comprends pas comment ca peut etre vue par son boss.

      @gl000001
      Il est facile en informatique d’augmenter ses heures de travails ans compter.

    • @mh188888 Vous dites que vous avez travaillé pendant 2 semaines consécutives. Qu’auriez-vous fait à la place de ma conjointe qui a travaillé pendant près de 4 mois (3 mois et 3 semaines) sans avoir eu aucun congé sauf une seule fois pour un weekend ? Sans compter qu’elle travaillait au minimum 12 heures par jour, le plus souvent des 14, 15 heures. Elle a fait des semaines de 100 heures à certaines occasions. De plus, ce n’était pas un job pour sauver le monde mais les abrutir (elle faisait le montage, plus que le montage je dirais mais aussi la réalisation puisque le réalisateur lui donnait carte blanche et n’avait pas de directives, de pensées pour son show de télé). Alors, vous m’excuserez, mais ne vous fâchez pas si je suis stoïque face à vos 160 heures de travail ! Aussi, sachez qu’elle ne prenait pas de break et qu’elle mangeait devant son ordinateur sans jamais s’arrêter. Juste l’écrire me fatigue !

    • @missivedutexas,

      Wow, pourquoi ne déménagez-vous pas dans ces pays du tiers-monde ? Là-bas, vous n’auriez pas à vous grouiller le derrière… simplement à venir au Canada pour travailler fort quelques mois au salaire minimum.

    • Il serait intéressant de savoir ce qu’en pense Éric Duhaime, lui qui écrit que les syndicats sont obsolètes et que les travailleurs sont bien protégés sans eux.

    • M. Auclair

      Dans certains milieux, on fait beaucoup d’argent, en travaillant fort. Les syndicats n’ont pas d’affaire là.

    • J’ai fait du 100 heures par semaine pendant 2 ans et demi. Excellent pour donner le sens de l’organisation et de l’efficacité. Mais je ne le ferais pas pendant 25 ans, ni le recommanderais aux plus de 55 ans…

    • Correction: 90 heures par semaine.

    • @cadavre_exquis
      Vour remarquerez que je ne me plains pas dans ma divulgation. C’est juste que je me demande comment dans les grandes frmes informatiques, les heures supplementatires gratuites peuvent etre comptabilises. Dans les grandes firmes a 37.5 heures par semaines, si vous ne faites pas 44 heures minimum, les resultats de votre evaluation sera ordinaire. Si vous entrezs vos heures, ils devront vous payer et ca ils ne veulent pas. Certaines firmes ne payent les heures supplementaires qu’au dela de 44 heures. Donc, la vraie semaine de travail est 44 heures et non pas 37.5 pour certaines firmes. Ce sont des regles non-ecrites assez cruelles.

      Le truc en informatique est de changer de compagnie tout les 2 ou 3 ans apres que la lune de miel est terminee avec votre employeur.

    • @honorable

      A 90 heures par semaine, ca vuet dire que vous avez travailler 13 heures par jour.
      Donc de 8am a 9pm le soir.
      Etiez-vous proprietaire d’une entreprise?
      Cela aurait pu donner une autre job a un autre individu.
      Avez-vous ete paye pour les heures supplementaires?

      Etiez-vous malade a la fin?

    • @mh, j’étais étudiant au doctorat dans un domaine différent de mon Bacc. et dans une langue différente de celle de mon Bacc. Heures supplémentaires non payées, bien sûr :) Les heures supplémentaires payées, c’est pour les domaines non professionnels ou les domaines syndiqués.

      J’étais en pleine santé à la fin. C’était excitant. Il y avait la notion de défi et de la limite de ce qu’on peut accomplir. Une fois le défi rempli, je suis éventuellement descendu à 50 h par semaine, heures supplémentaires toujours non payées, bien sûr. C’est ainsi en recherche scientifique.

    • Quelqu’un qui travaille 90-100 heures par semaine n’a dans le domaine de la recherche n’a pas de sens de l’organisation (qui inclus celui des priorités) il croit qu’il l’a c’est tout.

      Dans le domaine manuel et répétitif (chaine de montage,) domaine où varie pause et travail (conducteur de taxi, plongeur, etc.,) travailler 100 heures oui cela est possible car ces emploi requièrent moins de concentration (le cerveau pouvant se mettre en mode automate ou récupérer dans les pauses). MaiS dans le domaine où le cerveau est constamment sollicité là je crois que c’est impossible (à moins bien entendu que l’effort et la sollicitation du cerveau dans ces domaines ex. chercheur scientifiques soit moindre que ce que ces mêmes chercheurs nous assurent). Bref que els 90-100 heures ne soient en vérité que 40-50 heures de véritable travail assorti pour le reste de ‘pauses’.

      Il y a un monde de différence entre travailler 90-100 heures et rester au travail 90-100 heures

      G.Duquette

      G.Duquette

    • Les longues semaines de travail sont le signe de l’erreur.

      Dans quelle mesure la 60e heure est-elle productive par rapport à la 10e?

      Les heures deviennent de moins en moins productives alors que leur impact sur l’intégrité de la personne sont de plus en plus marqués. C’est un très mauvais calcul en termes réels : moins de travail à plus grand coût, sans compter l’augmentation du risque de perdre ses ressources humaines.

      Le surtemps peut se justifier lorsqu’il est rare. C’est une façon de gérer des pointes de demande occasionnelles. Ce sont même des moments agréables qui soudent les équipes mesurant l’urgence et l’importance de leur travail. Mais quand il est fréquent, il met en évidence une défaillance dans l’organisation du travail. Parce qu’au bout du compte, on n’échappe pas à la réalité biologique.

    • @duquette, vous ne connaissez rien au monde de la recherche. Je suis au contraire reconnu pour mon organisation. Ce qu’il faut comprendre de votre texte, c’est que VOUS, vous seriez incapable de travailler 90 heures par semaine tout en demeurant organisé; ça, je le crois, effectivement, surtout avec votre passé :)

      Il est aisé de travailler beaucoup en recherche au niveau PhD et postdoc pour la raison suivante: le travail est un mélange 50-50 de lecture/écriture et de travail “manuel” (des expériences). Les expériences nous reposent de la lecture/écriture et la lecture nous repose des expériences.

      PS, le 90 heures inclus les pauses normales (pause pour un repas rapide de 30 min.; pose pour faire un 15 minutes d’exercice au gym). Quand on est organisé et efficace, on réussit à faire beaucoup en peu de temps, n’en déplaise aux jaloux qui ne peuvent concevoir une personne plus énergique qu’eux-même.

    • @honorable 8h59

      Moi aussi je travaille aussi dans le domaine de la recherche scientifique et ce n’est pas un domaine où on compte ses heures. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Ce genre de travail ne s’arrête jamais. Toutefois, c’est très valorisant.

    • @g.duquette

      Absolument d’accord avec vous. Je suis dans le milieu, dans le grand domaine des sciences et je ne connais AUCUN chercheur qui travaille 90h par semaine. C’est humainement impossible. Mon collègue est une sommité internationale dans sa discipline. Après avoir fait 55 heures sa semaine est faite et il a son “truck” comme on dit.

      Toutefois, si on inclut les heures passées à réfléchir, à régler des questions, à écrire des chapitres d’article et à préparer des rencontres de travail dans notre tête, que ce soit au lit, à vélo, en auto, dans la douche, comme c’est souvent le cas dans des emplois intellectuels, alors là oui, je le reconnais, ça dépasse amplement les 50 heures par semaine…

    • @JeuneFille, c’est très valorisant, mais à condition qu’on connaisse aussi l’autre côté de la médaille: précarité, possibilité de se retrouver sur le carreau à 45, 50 ou 55 ans sans avoir la pension du chauffeur d’autobus ou du policier malgré les heures beaucoup plus nombreuses, la formation énormément plus poussée et le travail très exigeant:

      http://wuphys.wustl.edu/~katz/scientist.html

      @tisafo, il y a effectivement de tout en recherche, où la mode, le fashionable et, bien sûr, les bonnes idées peuvent faire une énorme différence. Il y a aussi une effet boule de neige: plus le groupe de recherche est gros, plus le travail devient facile pour le PI (Principal investigator) dans le sens que le laboratoire garde aisément une vitesse de croisière sans hauts et sans bas, par la loi de la moyenne, et plus le travail devient facile, plus le laboratoire peut grossir (au point où , dans certains laboratoires, les assistants font tout, incluant écrire les demandes de subvention! Le patron, n’ayant plus rien à faire, passe son temps à voyager…). Quand on a 15 étudiants (ce qui peut malheureusement être aussi un signe qu’on se fout de ce qu’ils se trouvent ou non un emploi plus tard), il y en aura toujours 6 ou 7 qui performeront suffisamment bien pour tenir le laboratoire très à flot.

      Mais quand le laboratoire se limite à un étudiant ou un assistant de recherche alors les hauts et bas sont nombreux, avec des conséquences parfois désastreuses du point de vue financier ou qualité de vie.

      Le monde de la recherche est beaucoup moins en croissance que dans les années 60 mais le nombre d’étudiants par laboratoire est plus grand que dans les années 60. Il y a là un effet pyramidal (Ponzi schème) évident. On fonce dans un mur. Les bourses de chercheur-boursier ont été inventées vers 1978 comme mesure temporaire parce que le nouveaux diplômés ne trouvaient pas d’emploi. 35 ans plus tard, elle existent toujours!

      75% de la recherche est faite par les étudiants au PhD et par les postdocs (stagiaires). S’il fallait que 75 % des actes médicaux ou infirmiers soient fait par des étudiants en médecine ou en sciences infirmières, le lobby médical et infirmier crierait au meurtre et dirait, avec raison, que cela n’a aucun sens, qu’on est en train de former de futurs chômeurs, qu’il faut réduire de 60 % le nombre d’admissions en médecine ou en sciences infirmières.

      En sciences, rien n’est dit parce que le lobby scientifique (les professeurs et chercheurs avec permanence) profite de ce cheap labor qui leur permet de produire beaucoup de publications à cout minimal sans aucun danger pour leur carrière parce qu’ils sont indélogeables.

      En somme, JeuneFille, les études sont passionnantes et valorisantes, mais vous préparent-elles un futur?

    • @ Honorable

      Je suis aussi étudiant au PhD en science et bon dieu que tous ce que vous dites est totalement vrais!
      Quand je regarde mon avenir et tous les efforts que je mets dans mon travail présentement, je me dis que ça ne veut pas le coût.

    • @troy24, le taux de réussite lors des concours subventionnaires du CIHR (operating grant) est de 18 %. Il y a 33 ans, le taux de réussite était de 40-45 %. 18 % est intolérable quand on sait que, dans les conditions compétitives actuelles, écrire une demande de subvention exige 3, 4-5 mois à temps plein si on veut vraiment avoir une chance de se classer.

      Quiconque ne reçoit pas l’évaluation moyenne de “excellent” n’obtient rien. Un bon nombre de projets reçoivent la cote “excellent” mais ne sont pas subventionné. En connaissez-vous des professions où on vous met à la porte parce que vous avez été jugé “excellent”, ou encore un cheveu en bas d’excellent et beaucoup mieux que “très bien”. C’est le cas en recherche scientifique.

      Aux jeunes ambitieux et brillants qui se savent excellents: qui vous dit que vous allez pouvoir demeurer excellent pendant 35 ou 40 ans de suite? Qu’arrivera-t-il si vous avez une faiblesse ou une lègère maladie à 40 ou 45 ans? Dans le monde de la recherche, on s’en fout; on ne se préoccupe que de la rentabilité pour le pays!

      Plus les ressources financières sont rares, plus les PI (principal investigators) n’engagent pas (ou mettent à la porte) des assistants et des associés de recherche et plus ils les remplacent par des étudiants (cheap labor). (La même chose se produit si les assistants et associés de recherche menacent de se syndiquer; ils se font dire, et avec raison, qu’au moins 20 % d’entre eux perdraient immédiatment leur emploi pour être remplacé par des étudiants). En résumé, read my lisp, plus la situation est difficile, PLUS les PI forment des étudiants AU DÉTRIMENT de ceux qui sont déjà diplômés, ce qui ne rendra que la situation d’emploi encore plus difficile pour ces jeunes diplômés: une fois sur le marché du travail, ils vont comprendre qu’il y a moins de postes d’assistants et d’associés de recherche qu’il y a quelques années.

      Un cercle vicieux “parfait”.

      Ai-je une solution? En voici une. Les fonds de subvention devraient interdire aux PI d’engager des étudiants. Seuls les étudiants boursiers pourraient faire des études supérieures. Le gouvernement n’est pas fou: il alloue des bourses selon les besoins du pays. Le problème est qu’un nombre grandissant d’étudiants dont des études supérieures parce qu’ils sont payés à même la subvention du PI. Bien sûr, je ne veux pas empêcher quelqu’un d’étudier pour des raisons culturelles: un professeur pourrait donc accepter un étudiant dans son laboratoire, mais sans aucun salaire et sans aucune aide pour payer ses frais de scolarité. Ainsi l’étudiant saurait à l’avance qu’il n’y a pas d’avenir pour lui en recherche mais que s’il tient à étudier pour la culture, c’est à ses frais.

      Beaucoup d’étudiants en sciences se font leurrer par cette fausse équation: ” on me paie pour étudier; c’est donc que j’étudie dans un domaine d’avenir”. Ce raisonnement est complètement faux. J’espère en avoir fait la démonstration plus haut.

    • J’ai beaucoup de respect pour les gens des sciences pures: tant d’heures pour si peu d’argent, cela exige d’avoir la vocation.

    • «Brûler la chandelle par les deux bouts» – «À fond la caisse…»comme chantée par Marjo – «Donner son 110%» Vous connaissez certes toutes ces expressions. Pour avoir brassé millions$$$, j’ai connu et expérimenté ce que je décris en introduction et il y a eu drame. Oui, la vie, ma vie, je l’ai menée «à fond la caisse» et le mot «limite», à l’époque n’avait sa signification que dans une finalité…sans limites. Et il y a eu drame…d’épuisements accumulés. Ces derniers façonnés autour d’une vie «de fou»…sans limite. Au nom de quoi au juste? Oui, dans «un train» j’ai embarqué. Celui du pouvoir…de l’utopique pouvoir…flatté par une certaine galerie. Imaginez-vous: «Je l’avais L’AFFAIRE…» Puissiez-vous excuser et m’excuser pour ce qui «s’en vient»: «Bulls…!» Tout cela, de la poudre aux yeux et tout de ma personne a écopé. Fort pire. Beaucoup ont écopé. À celles et ceux tentés par cette façon d’être et de vivre qu’est le «donner son 110%», je vous partage que mes expériences à ce niveau me font vous dire qu’il s’y trouve 11 points de pourcentage de trop…le 99% demeure dans une limite…il reste toujours ce 1% qui, dans certains cas, peut être celui de la survie…de la mort.
      Mes respects,
      Gaston Bourdages,
      Simple citoyen – ex-bagnard – conférencier –
      Saint-Mathieu de Rioux, Qc.
      http://www.unpublic.gastonbourdages.com

    • Ce qui est fascinant c’est qu’ici au Québec au moins une grande organisation dont un grand centre sportif du centre-ville porte le nom… Voit d’un très mauvais oeil les absences pour cause de maladie… à un point tel que si vous avez pris ne serait-ce qu’une, de ces journée maladie, sur une période de 2 ans hé bien vous ne serez tout simplement pas considéré pour des promotions. Imaginez vous donc que ultimement ça vous donne des records, pour cette même organisation ( non avouables bien sur), de Burn-Out, Dépression ( parfois ça mène au suicide, souvent ça détruit des familles ) et donc absences de très long terme par la suite ( pris en charge par les assurances) et que souvent on vous invite, lorsque cela arrive, par la suite, lorsque vous êtes prêt à retourner travailler… À ne simplement pas le faire et bien sur à ce moment on vous offre un gentil package… Et ils vous font sentir que si vous rentrez malgré les inévitables réorganisations invoquées, que vous en aurez moins pour votre argent… que ce qu’ils vous offrent dans ce “gentil package” ou prime de séparation. Cela écrit après une dépression ou burn out… vous devenez un paria et cela devient très difficile de se faire réembaucher… Le genre de truc qui peu réanimer une dépression, et rapidement, de même que réanimer des pensées suicidaire… si ce n’est les renforcer… Drôle de monde… Par ailleurs de nombreuses études démontrent clairement que personne n’est fait pour travailler 8 heures consécutives comme nous le faisons présentement… Nous ne sommes physiquement pas fait pour cela… Les humains… Et à force de se dénaturer pour se plier à des exigences corporatives nullement enlignées avec ce que nous sommes… on fini par péter au frette.

    • Comme c’est pathétique de lire tous ces commentaires d’individus qui se ventent d’avoir travailler 90h par semaines! Pas 50, 90! C’est incroyable et pathétique. La plupart de ceux que je connais qui travaillent plus de 40h semaines sont soit: 1) extrêmement désorganisés, ils commencent tout à la dernière minute et se retrouvent à plancher toute la nuit pour terminer. Ils font deux fois moins en deux fois plus heures qu’un travailleur efficace. Et non, vous n’êtes pas productif à minuit. 2) Incapable de déléguer. Ils souffrent du syndrôme qu’ils doivent TOUT faire par eux-mêmes et ils se refusent de déléguer et ce même si la personne à côté, tout aussi qualifiée, a le temps de l’aider. 3) extrêmement perfectionnistes au point de la maladie. Il y a une limite au soin que tu peux apporter à un document. Engineering sandbox, vous connaissez? Ce concept selon lequel certains travailleurs s’épanchent à paufiner leur travail au-delà de ce qui est requis?

      Bref, je n’ai aucun respect pour ceux qui acceptent de travailler autant et pire qui l’imposent aux autres. Personnellement, 37.5h semaine, avec deux enfants et le transport, c’est immense. Je travaille 30h semaine et je trouve ça beaucoup. J’imagine qu’Honorable trouve que je suis une fainéante de première classe qu’il faut anéantir, or il a été prouvé que de travailler moins augmente la productivité car les heures que nous travaillons sont efficaces

    • @rg8487: je n’ai JAMAIS travaillé passé 22h00. Et je n’ai jamais rien fait à la dernière minute.

    • @rllemieux

      Moi je peux vous que mes deux 80 heures ont ete tres productives. J’avais une longue liste de choses a faires et a chaque demi-heure, j’en avais accomplis quelques-unes. Mon travail etait constant.

      @rg8487

      Il y a trois types de travail avec autant d’heure de travail:

      1) les desorganises.
      2) ceux qui en prennent plus et ne veulent pas en parler a la direction
      3) les rush de fin de projet

      dans mon cas, j’ai fais 2 et 3.

      Pour 2, j’etais a un stage et j’ai decide de prendre le double du travail

      Pour le 3, ca dure 2 semaines et j’etais bien content que ca finisse.

    • @tg8587
      Honorable compte ses nombreuses heures sur les blogues (pas juste ici, il écrit sur des plus douteux) dans son “travail”. Du messianisme peut-être ?

    • Petit calcul obige

      95 heures/sem. sur 6 jours (Dimanche ou Sabbat obligé) = 15.8 mettons 16 pour fin de calcul

      Ne pas travailler après 22 heures. => 22-16 = Débute à 06H00 am mais il faut tout de même ajouter au minimum 1.5 heures pour les pauses lunch, se laver, l’exercice, et autres (sauf les pauses pipi)= > Début de la journée de travail à 04H30 chaque matin 6 jours sur 7.

      Comme vous l’avez constaté, je n’ai mis aucun temps pour se rendre et revenir du travail car de 04H30 à 22H00 j’assume qu’il dort à la job (mais non p’tits conquin va pas sur la job mais à la job)

      Pour les pauses pipis il dois utiliser l’option qui se fait au Honduras. http://www.lepoint.fr/monde/honduras-des-employes-contraints-de-porter-des-couches-18-08-2013-1715046_24.php

      Pour éviter que leurs salariés perdent du temps lors des pauses pipi en quittant leur bureau, une entreprise force ses employés à porter des couches

      G.Duquette

    • jippece le 23 août 2013 à 11h15.

      Si ce que vous dites est vrai, alors je connaît des gens ayant trouvé le secret de l’immortalité.

    • Petit calcul.

      7 jours X 24 heures = 168 heures

      Quelqu’un qui ne travaille que 85 à 100 heure pas semaine perd donc entre 70 et 85 heures chaque semaine.

      À 30.00$ l’heure, ce sale type fait perdre au minimum 110 000.00$ par an à son patron.

      Au poteau!

    • Et il y a des compagnies qui prennent des assurances-vie sur leurs employés et si ils décèdent, c’est eux qui collectent !!! Alors pourquoi se plaindre si ils se tuent à l’ouvrage ?
      http://www.mondialisation.ca/assurances-vie-et-conomie-de-la-mort/19676

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