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  • Sophie Allard et Valérie Simard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard et Valérie Simard s’intéressent à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Vendredi 9 août 2013 | Mise en ligne à 12h07 | Commenter Commentaires (13)

    Voir le médecin en gang

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    VALÉRIE SIMARD

    Une visite chez le médecin est généralement une chose qu’on ne veut pas partager avec le voisin. Aux États-Unis, les rendez-vous médicaux de groupe gagnent en popularité. De 2005 en 2010, le pourcentage de cabinets offrant des consultations de groupe a doublé, passant de 6% à 13%. Et selon le magazine américain Time, qui consacre un reportage à ce sujet, beaucoup de patients aiment l’expérience.

    «Dès que je mentionne les rendez-vous médicaux partagés, tout le monde imagine automatiquement une salle pleine de gens en sous-vêtements», déclare au Time le Dr Richard Kratche, un médecin de famille à la Clinique de Cleveland qui effectue des visites de groupe. Rassurez-vous, dit-il, ces rendez-vous médicaux partagés n’impliquent pas littéralement d’avoir un public lors d’un examen physique.

    Il faut toutefois accepter que les autres membres du groupe connaissent votre état de santé. Tous doivent s’engager à ne pas divulguer les données médicales des autres. On ne mélange généralement pas les problématiques. Par exemple, un groupe accueille les patients diabétiques et un autre, ceux aux prises avec des problèmes cardiaques.

    Dans le même reportage du Time, un dermatologue du Massachusetts, Dr Stephen Tang, explique le déroulement de ces rencontres. Il voit d’abord les patients individuellement. Il s’adresse ensuite au groupe pour passer en revue les résultats de chacun et discuter de la prévention du cancer de la peau. Les patients peuvent, semble-t-il, recevoir plus d’information que lors d’une visite de 10 à 15 minutes avec un médecin. Mais a-t-on vraiment envie de parler de ses problèmes de santé devant une bande d’inconnus ?


    • “un groupe accueille les patients diabétiques et un autre, ceux aux prises avec des problèmes cardiaques.” Un autre aux prises avec des dysfonctions érectiles. Et on y rencontre un collègue, un voisin, un beau-frère … Hahaha.

      C’est louable de vouloir mieux gérer le précieux temps de nos médecins mais il y a une limite.
      Et si le médecin parle au groupe de 10 pendant 30 minutes et rencontre individuellement les gens à 15 minutes par personne, le dernier aura été là 3 heures.

    • ..@gl000001: «C’est louable de vouloir mieux gérer le précieux temps de nos médecins mais il y a une limite.»

      «Nos médecins» dites-vous? Mais cela se passe aux USA, le pays qui refuse de s’offrir un système de santé pour tous.

      Alors que notre système que les américains traitent de système «socialiste» représente autour de 11% du PIB et couvre tout le monde, les USA en sont rendus à un bon 18% du PIB avec des millions de gens sans couverture et d’autres avec une couverture minimaliste avec franchise (le fameux déductible) dans les 2 à 5 mille dollars. Et ça n’est pas la réformette surnommée «Obamacare» qui va y changer grand chose puisque les tergiversations Obamiennes l’ont finalement forcé à ne faire que du «more of the same».

      Voilà pourquoi on y cherche toute espèce de moyen pour donner accès au plus grand nombre possible en minimisant les coûts avec des artifices de cette nature. Et quand je regarde aller Bill et Melinda Gates faire du bénévolat en Afrique alors que tant de gens auraient besoin de leurs milliards «drette là», chez eux, en soins de santé, je me pose des questions. Peut-être n’osent-ils pas parce qu’il leur serait gênant d’admettre que leur système tant vanté par les John McCain et ses amis républicains est plein de trous.

    • Entre pas de médecin (25% des Québécois…et c mon cas) et des séances de groupe, facile à décider.

      Comme on a tous l’obligation de payer, ce serait raisonnable qu’on ait tous des services en contrepartie.

      Ces jours-ci, notre Ministre de la Santé gère le dossier MMA. Cool !

    • “Il voit d’abord les patients individuellement. Il s’adresse ensuite au groupe pour passer en revue les résultats de chacun et discuter de la prévention du cancer de la peau.”

      Juste le fait que le médecin voit ses patients individuellement d’abord défait l’utilité de le rencontrer en groupe pour discuter des résultats. Tant qu’à ça, aussi bien mieux y aller tout seul. Et comme un autre intervenant le mentionnait, avec le temps alloué à chaque patient, le dernier y sera resté 3 heures.

    • Bonjour docteur, j’ai du machin vert qui me sort du truc depuis 2 semaines…

      Non, merci! pas pour moi.

    • J’imagine une cohorte de victimes des troubles obsessionnels compulsifs… :)

    • En français, un article doit précéder le titre de docteur, ainsi on écrit «le docteur Stephen Tang» et non pas simplement « docteur Stephen Tang»

    • Le concept de l’entrevue de groupe est déjà répandu au Québec. En général, il ne s’agit pas de poser un diagnostic, mais de traiter des maladies chroniques (insuffisance cardiaque, MPOC, diabète, troubles de personnalité, etc.)

      Les bénéfices sont souvent plus importants en groupe qu’en thérapie individuelle, notamment en ce qui a trait aux modifications des habitudes de vie, des comportements et de l’alimentation. De plus, dans certaines populations plus âgées et défavorisées, le travail en groupe permet de briser l’isolement, ce qui est en soi un objectif important. Et puis la présence de plusieurs patients permet d’impliquer plus qu’un médecin : souvent des physiothérapeutes, nutritionnistes, services sociaux, etc.

      Cela ne vise aucunement à remplacer l’entrevue individuelle (qui a souvent lieu à un autre moment) : il s’agit simplement d’une approche différente pour des besoins différents.

    • ..@ekpyrotique:«En français, un article doit précéder le titre de docteur, ainsi on écrit «le docteur Stephen Tang» et non pas simplement « docteur Stephen Tang»»

      Vous avez raison. Et on ne dit pas j’ai demandé «à» docteur Untel mais bien «au» Dr Untel.
      Et c’est pareil pour tous les titres comme «professeur, directeur, président, etc» Cela fait un bout de temps que ce tic de langage m’énerve. On l’entend même à Radio-Canada tant dans les émissions d’affaires publiques que dans des téléséries comme «Trauma».
      J’ai déjà porté ce fait à l’attention de l’auguste société et un membre de la production de cette série m’a fait «gentiment» remarquer qu’il ne faisait que reproduire ce qui se passe dans le «milieu». Bref, il m’a proprement envoyé sur les roses. Or, il s’adonne que je connais le «milieu» et cet usage fautif n’y est pas si répandu, sinon chez certains parmi les plus jeunes et encore.

      J’ai l’impression que nous avons là un calque de l’anglais utilisé par certaines gens qui essaient de «faire sérieux».

      Et ce n’est pas le seul tic mais il serait un peu long et surtout hors sujet de les énumérer ici.

    • @jeanfrancoiscouture (18h53) – Ça me tique depuis tellement longtemps que je vais ajouter à vos tics, même si c’est hors sujet.
      Toutes ces bonnes gens qui offrent “leur support” à tout un chacun dans diverses circonstances. On a oublié le mot soutien totalement. Chaque fois – et on l’a tellement entendu dernièrement – que j’entends qu’on offre notre support, dans ma tête c’est un tas de gens qui donnent des cintres, parce qu’on appelait ça des supports autrefois, malencontreusement.

    • ça sert à quoi puisque chaque cas est unique?

    • À quand une émission de télé d’envergure qui élirait la ville la plus sportive du Québec et qui donnerait des prix vraiment alléchants comme Loto-Québec ? Ça pourrait compléter le Grand Défi Pierre Lavoie et le Défi 5/30. Ça pourrait être commandité par Jean Coutu, Énergie Cardio, Sports Experts, Louis Garneau, les Canadiens de Montréal, Sobey’s, etc. Les urgences seraient moins pleines.

    • Madame Allard,

      Moi, après avoir lu votre article sur les courriers du cœur, le pense qu’on devrait en commencer un ici, sous forme de blogue. Les gens pourraient poser leurs questions et les internautes pourraient y répondre et en débattre.

      Vous demandez si le sexe virtuel est de l’infidélité. Bien sûr, c’est de l’infidélité virtuelle.

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