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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Mardi 21 mai 2013 | Mise en ligne à 12h21 | Commenter Commentaires (26)

    Le SPM extrême, une maladie mentale?

    Image tirée de LaPresse+

    Image tirée de LaPresse+

    VALÉRIE SIMARD

    Poussé à l’extrême, le syndrome prémenstruel peut devenir un enfer. Anxiété, déprime, colères inexpliquées et mêmes pensées suicidaires : certaines femmes ont l’impression, une semaine par mois, de devenir quelqu’un d’autre. Les psychiatres ont nommé ce « mal » le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Cette forme extrême du SPM fait son entrée dans le DSM-5, la bible des psychiatres, qui sera publiée demain aux États-Unis. Une maladie mentale, le SPM ? Vraiment ? Inutile de vous dire que le sujet est controversé.

    Lisez le dossier publié dans LaPresse+:

    Psychiatriser les menstruations

    Traiter le TDPM

    Autres troubles catégorisés dans le DSM-5

    Dans le DSM-IV, le TDPM était inclus en annexe avec les autres troubles nécessitant plus de recherche. Dans le DSM-5, il sera vraisemblablement une catégorie à part entière, au même titre que la dépression majeure et le trouble bipolaire. La décision de l’Association américaine de psychiatrie n’est pas tellement étonnante quand on prend connaissance de l’inflation de troubles mentaux que crée le DSM depuis quelques décennies. Font aussi leur entrée dans cette cinquième mouture, le syndrome d’hyperphagie boulimique qui touche les gros mangeurs et le trouble de dérégulation dit d’humeur explosive qui se traduit par des accès de colère fréquents chez les enfants. Mais, ça c’est un autre sujet.

    À Hull, la Clinique du syndrome prémenstruel est située à l’intérieur du Centre hospitalier Pierre-Janet, un hôpital psychiatrique. Son fondateur, le Dr Richard Bergeron refuse toutefois de voir dans le trouble dysphorique prémenstruel une maladie mentale.  « C’est un problème chimique et neurobiologique qui existe et qu’on doit reconnaître et traiter avant que ça devienne une maladie mentale grave qui s’appelle la dépression majeure. Mais, est-ce que je considère le trouble dysphorique prémenstruel comme une maladie mentale ? Non. »

    Mais, toutes les femmes ne recevront pas un diagnostic de maladie mentale demain matin. Pour qu’un tel diagnostic soit établi, il faut que les symptômes prémenstruels empêchent la femme de fonctionner une semaine par mois. Au point qu’elle ne puisse pas se rendre au travail ou s’occuper de sa famille.

    L’inscription du TDPM au DSM-5 soulève toutefois plusieurs questions. Le diagnostic nuira-t-il aux femmes qui veulent souscrire à une assurance-vie ? Le trouble dysphorique prémenstruel pourra-t-il être évoqué devant les tribunaux dans une défense d’aliénation mentale ? Cette nouvelle maladie mentale stigmatisera-t-elle les femmes qui en sont atteintes ou, paradoxalement, leur apportera-t-elle un réconfort en leur confirmant que finalement, ce n’est pas juste dans leur tête ?


    • Mais bien sûr! Tout est une maladie mentale aujourd’hui: l’alcoolisme, l’usage de drogues, la violence conjugale, la pédophilie, dépecer un être humain, charcuter ses enfants, violer, etc.

      Qui dit maladie dit: “pauvre petite créature victime de sa maladie”, faut l’aimer et la comprendre la pauvre! Et lui prescrire de longs et coûteux traitements en psychiatrie.

      Quand on ne peut vraiment pas étirer la sauce et ranger le petit travers dans les maladies mentales, on dit que c’est la faute “du gouvernement, de la société, du milieu, de la pauvreté, des banques, de la police, de nos parents” etc…sans voir qu’exactement dans le même cas, l’immense majorité du monde ne se comportera pas en sauvages. Que bien des gens qui ont vu bien pire ne s’abaisseront pas à ces comportements en se cherchant des excuses et la bénédiction des “logues”.

      La psychiatrie est à mon avis, la plus grande maladie dont notre société souffre. Il se commet un bon nombre d’atrocités cautionnées par cette bande de fichus charlatans.

      Pour le sujet du jour, je pense qu’ il y a des jeunes femmes qui n’ont pas appris à vivre avec les petites et nombreuses contrariétés de la vie. Et qui se sentent justifiées par les “quacks” à faire n’importe quoi puisqu’on va les pendre en pitié: sont malades les pauvres!

      Et vogue le USS-Déresponsabilisation!

    • “Tout est une maladie mentale aujourd’hui: l’alcoolisme, l’usage de drogues, la violence conjugale, la pédophilie, dépecer un être humain, charcuter ses enfants, violer, etc”

      Euh…non. Désolée.

      l’alcoolisme est bien une maladie mentale, que vous le vouliez ou non. C’est pourquoi il existe un traitement pour guérir, parce que tout comme on ne décide pas de devenir cancéreux, on ne décide pas de devenir alcoolique!

      La violence conjugale n’est pas une maladie mentale, c’est un problème de comportement.

      La pédophilie est une déviance et ça, on n’y peut rien. La seule chose qu’on puisse faire, c’est d’empêcher les pédophiles de succomber à leurs tentations (et éventuellement les traiter si possible). Ce ne sont pas tous les pédophiles qui abusent des enfants, certains sont capables de s’interdire de le faire.

      Violer est un acte criminel, pas une maladie.

      Bref, tout ça pour dire que la plus grande maladie dont VOUS souffrez, c’est le recours systématique à des concepts que vous inventez vous-mêmes, aux généralisations grossières, aux sophismes, à la démagogie ultra facile, aux préjugés tenances et à un manque flagrant d’analyse d’un texte. Quand on est rendu à croire que la santé mentale et la psychiatrie c’est du vent, ça ne donne plus envie de discuter.

      Apprenez à lire, à analyser, au lieu de vous comforter dans vos préjugés idiots.

      Désolée, mais fallait que ça sorte!

      Pour en revenir au sujet, c’est dur de le commenter car je n’ai pas de iPad 2 pour lire les articles de La Presse+.

    • Ce n’est pas une maladie mentale. Il s’agit plutôt d’un trouble hormonal qui agit sur l’état mental… et pas seulement sur celui de la femme mais sur celle de ses enfants et de son conjoint. Et je sais de quoi je parle! Mais Dieu merci, je ne suis plus avec elle.

    • L’affection dont il est question ici est un déséquilibre hormonal extrême, donc quelque chose de très physiologique, pas une maladie mentale, comme le dit le Dr. Bergeron, qui exprime parfaitement le problème. Ça n’a pas grand chose à voir avec ne pas savoir faire avec les contrariétés de la vie, comme l’ont insinué d’autres intervenants.

      J’ai une amie qui a d’énormes problèmes avec son SPM, c’est carrément pour elle quelques jours de torture physique et de sautes d’humeur incontrôlables à un point qu’elle a perdu des emplois pur absentéisme ou parce qu’elle avait un comportement aberrant ces jours-là, alors qu’habituellement c’est quelqu’un d’aimable et conciliant. La solution pour elle – qui ne le serait peut-être pas pour toutes – a été la prise de la pilule en continu, ainsi elle n’a plus de menstruations, donc plus de SPM, donc plus de problème.

      À partir du moment où il y a eu cette solution, elle a ni plus ni moins eu l’impression de reprendre la maîtrise de sa vie. C’est un problème très, très réel qui, à cette extrémité, ne touche heureusement que peu de femmes.

    • @ina34: j’aime beaucoup votre intervention, car, oui, c’est un problème de déséquilibre hormonal, ce qui rejoint les conclusions de mes recherches, et, les pilules en continu réussissent à apaiser la tempête hormonale.
      Par le passé, on nommait cette maladie l’hystérie, on disait que la femme devenait hystérique. J’utilise encore cette expression, car, elle concorde avec la réalité. Comme le dit @chip, ” bye-bye, ma belle, tente ta chance avec un autre gars.”
      Si j’étais médecin, je privilégierais la méthode “Angélina Jolie” pour tous les organes féminins qui produisent des hormones. En tant que gourou, mon traitement de ce déséquilibre hormonal est très simple en fait. Il n’a rien à voir avec la médecine officielle.

    • Larousse…

      Expliquez-moi donc d’où sort cette “nouvelle” maladie. Pour autant que je sache, les femmes ont leurs règles depuis que le monde est monde. Pourquoi subitement, une femme qui a un sale caractère, devient subitement une pauvre malade dû à ses menstruations.

      Comme je disais… si on ne peut pas faire entrer un trouble du comportement dans les maladies, on va classer ça dans comment dites-vous? les dérives, les déviances, les actes criminels. Plus personne n’est responsable de rien! Pas ma faute, j’ai pas pu m’en empêcher! Je souffre d’une déviance/dérive/maladie et si par hasard c’est criminel, c’est pas ma faute non plus, c’est celle de la société, de mes parents, de mon milieu, de l’injustice sociale etc.

      On ne décide pas de devenir alcoolique? Ah bon? Qui met un verre de force dans le gosier d’un ivrogne? Pourquoi un enfant d’alcoolique CHOISIRA-il de devenir comme ses parents ou au contraire, d’avoir une haine viscérale pour l’alcool?

      Désolée, je n’achète pas! Plein de gens font le choix de ne pas s’attaquer aux enfants malgré que ce serait facile, de ne pas boire en sachant que ce serait leur tendon d’Achille, de ne pas se droguer parce qu’ils savent qu’ils accrocheraient vite sur un temps rare. Plein de gens décident que malgré leur passé, varger sur leur conjoint/e ou leurs enfants est inacceptable.

      Oui, on peut faire des CHOIX. Et décider, en accord avec les naïfs qui vont tout nous pardonner parce que les “logues” nous posent l’étiquette de malades ou d’irresponsables, ils savent tout eux z’autres, de faire comme bon nous semble au mépris de la décence et des autres.

      Vous savez quoi? Si j’étais affligée de l’une de ces tares, je serais insultée d’être considérée comme une pauvre petite malade irresponsable.

      Faut croire qu’il y en a que ça arrange!

    • Tout le monde a sa plus ou moins grande ou petite “maladie mentale” dans sa caboche…

    • @chip
      D’un autre coté, la dépression est un trouble des neuro-transmetteurs qui agit sur l’état mental.
      La frontière est mince entre ce qui est mental ou hormonal/physiologique.

      @loubia
      Malade = irresponsable. Depuis quand ? C’est simpliste votre affaire.
      Et Larousse_estdouce a raison. On ne choisit pas de devenir alcoolique. Certains développent l’alcoolisme en buvant. D’autres ont la prédisposition, le gène ou whatever. Ils le sont qu’ils boivent ou pas, qu’ils haïssent l’alcool ou pas.

    • Tiens! C’était trop beau pour le rater:

      http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201305/22/01-4653081-la-bible-des-troubles-mentaux-reniee.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_BO2_quebec_canada_178_accueil_POS1

    • @ loubia: le problème c’est que vous mélangez tout. L’alcoolisme, par exemple, est une maladie, que ça vous plaise ou non. C’est un fait, tout simplement. Une personne alcoolique n’est pas responsable d’être malade. Cependant, elle a la responsabilité pour entreprendre une thérapie appropriée à sa dépendance.

      Votre équation “maladie = déresponsabilisation” est fausse et terriblement simpliste. Ce sont vos propos démagogues qui tannent à la longue.

    • La plupart des maladies que l’on considère comme “mentales” sont en réalité le résultats de déséquilibres biochimiques ou hormonaux. Si le SPM n’était qu’une question d’irritabilité sporadique, il ne serait pas systématiquement déclenché par l’ovulation (qui augmente brusquement le taux d’œstrogène) chez les femmes qui en souffrent.

      C’est la même chose pour la dépression post-partum. Toutes les femmes n’en souffrent pas mais la chute brutale du taux de certaines hormones après la naissance affectent certaines femmes plus que d’autres. Elles ne sont pas seulement tristes et fatiguées et tout ne va pas obligatoirement rentrer dans l’ordre tout seul.

      Au dernières nouvelles, le cerveau fait encore partie du corps humain. Nier l’aspect biologique de certaines maladies, comme si elles s’attaquaient à l’esprit et non au corps, c’est décourager les personnes qui en souffrent d’aller chercher de l’aide. Elles se disent que c’est à elles de régler le problème et vivent un sentiment d’échec lorsqu’elles échouent.

      Une autre chose: il arrive souvent qu’une femme le moindrement en colère s’attire des blagues de menstruations mais le Syndrome pré-menstruel se déclenche par définition AVANT les menstruations.

    • On n’a aucun problème à parler du syndrome Gilles de la Tourette comme d’un trouble neurologique et on commence à admettre que le TDAH l’est également mais pendant longtemps, on a les pris pour de simples troubles de comportements qui pouvaient se régler avec de la discipline (et du sport dans le second cas).

    • Loubia,

      excellent texte…je seconde…

    • Le SPM, est pour moi ce moment du mois où les femmes pensent et agissent comme un homme normal.

      @larousse_estdouce : La dépendance à l’alcool ou aux autres drogues est une maladie, mais c’est une maladie qui découle de choix personnels. Les personnes sont donc responsables de leurs dépendances.

      Pour moi, dire qu’un alcoolique n’est pas responsable de sa maladie, c’est comme dire qu’un gars qui roule à 120km/h en ville et qui tue un piéton est juste responsable d’un excès de vitesse ordinaire et qu’il n’est pas responsable de la mort de l’autre personne parce qu’il était impossible pour le conducteur de freiner à temps à cause de la vitesse.

      Quant à la pédophilie, j’aurais plutôt tendance à croire que dans la majorité des cas c’est effectivement dû à un trouble psychologique plus qu’à une déviance sexuelle naturelle.

      Je ne vais certainement pas défendre la pédophilie, je ne vais pas demander de soigner les pédophiles, principalement parce que je considère qu’il n’est pas possible de les soigner de toute façon, mais je les catégorise quand même plus dans catégorie « malades » que « déviants ».

      En gros, j’aurais tendance à croire que ce sont plus des personnes qui n’ont que très peu confiance aux gens ou qui se sentent impuissantes et qui recherchent donc l’innocence et la faiblesse pour ne pas se sentir en danger. Je crois qu’une peur maladive des autres peut mener à la pédophilie, sans que cela soit une déviance sexuelle.

      J’imagine que c’est aussi un peu pour cette raison qu’il y a autant de prêtres pédophiles. Comme le prêtre a plus de contrôle sur les enfants que sur une femme adulte, il pense instinctivement qu’en violant des enfants il aura moins de chance de se faire dénoncer.

    • Le SPM une maladie mentale!!!!!

      Faudrait tout de même pas généraliser et dire que le SMP (Service de Police de Montréal) est une maladie mentale juste parce que la matricule 726 allait avoir ses règles lors de ses interventions musclées

      G.Duquette

    • Oups SPM et non SMP

    • @89170 : En fait, vous dites la même chose que moi…lisez mon post de 09h19…

    • “Pour qu’un tel diagnostic soit établi, il faut que les symptômes prémenstruels empêchent la femme de fonctionner une semaine par mois. Au point qu’elle ne puisse pas se rendre au travail ou s’occuper de sa famille.”

      En lisant cette phrase, on parle plutôt de symptômes physiques liés à un déséquilibre hormonale. Je ne suis pas experte en médecine psychiatrique, je ne sais pas si les déséquilibres hormonaux peuvent être associés à “troubles mentaux”.

      Le Dr Bergeron écrit: « C’est un problème chimique et neurobiologique qui existe et qu’on doit reconnaître et traiter avant que ça devienne une maladie mentale grave qui s’appelle la dépression majeure”.

      Ah attendez, quelqu’un ici va venir nous dire que la dépression n’est pas une maladie… ;-)

    • Larousse. La dépression EST une maladie. Par contre, pour revenir sur le point apporté par stephanie au sujet du TDAH, laissez-moi vous raconter une courte histoire.

      Le fils d’une amie. Un petit monstre à son meilleur. Le père punit, la mère “dépunit”. Ça hurle continuellement dans cette maison. Le jeune a été viré de toutes les écoles de sa municipalité, la police vient le reconduire à la maison 2 soirs sur 3 et il est papa d’un beau ti-bébé à 14 ans. Dopé au Ritalin, la potion magique qu’on a trouvé depuis qu’il est interdit aux p’tits gars d’être des gars soit: se bousculer, monter aux arbres, jouer le moindrement un peu “rough”.

      Un jour que le petit ange a flanqué le feu à la cabane, le père s’est fâché tout net, a dit à sa tendre épouse qui voulait encore s’interposer de “farmer sa gueule” et il a passé un savon plus que mérité au jeune qui n’en est pas revenu! Il ne l’a pas frappé, il l’a juste pris par les revers de sa veste, l’a tassé dans un mur et lui a parlé sous le nez. Quelle horreur! Quel père irresponsable et violent! Vite que la DPJ mette ça au pas, ce père-là! Traumatisé à vie le pauvre bébé chéri!

      En attendant, le petit mongol a subitement guéri de son TDAH de façon quasi-magique. La crainte salutaire de l’autorité venait de le frapper de plein fouet.

      J’ai aussi tendance à penser que le syndrome de la Tourette, c’est sensiblement la même chose: ça se résorbe généralement à l’âge adulte quand on est suffisamment mature pour comprendre que toute vérité n’est pas bonne à dire et qu’on s’attire des ennuis si on ne maîtrise pas sa langue. Sauf bien sûr si on est un fils-à-papa qui peut payer largement pour nos frasques.. Oh Je n’ai pas les gros diplômes d’un Dr Spock qui a fait tant de bien à toute une génération (ouin…) j’ai juste la méthode éprouvée depuis des millénaires: il faut que des limites soient imposées, tant aux enfants qu’aux petites madames qui se servent d’un état physiologique normal pour faire tout et n’importe quoi.

      La société actuelle fait exactement le contraire. Pas étonnant qu’on soit témoins de ce beau free-for-all: il va toujours y avoir un “expert” quelque part pour nous donner une bonne excuse.

      Ah.. et ceux que je “tanne” peuvent passer par-dessus mon pseudo. Moi c’est le tout-le-monde-il-est-beau qui me tape sur les nerfs mais je me dis que tout le monde a droit à son opinion et le droit de la défendre. Les dinosaures comme moi, contrairement à la présente génération, avaient appris quelques notions de savoir-vivre. Et accessoirement, à assumer leurs actes.

      C’est passé date je sais, tout comme le GBS qui est bel et bien mort!

    • J’ai déjà été atteint par une hyperthyroïdie, il y a une vingtaine d’année. J’ai demandé au docteur Herréra, endocrinologue, si la méditation aiderait à calmer la glande thyroïde. Il m’a dit:”impossible”. Il avait raison. Ses pilules ont fonctionné et le tout est revenu à la normale. Les hormones, c’est très puissant. Allez à la parade gaie et vous allez voir ce que les hormones sont capables de faire: épilation, g-string, collier en métal, huile, travestisme, danse, couleurs, musique, exhibitionisme des organes génitaux … et j’en passe. La société accepte la dérive de certains humains, mais la femme se voit contrainte à se taire et à se tasser dans le coin. Grave injustice.

    • @Loubia

      “En attendant, le petit mongol a subitement guéri de son TDAH de façon quasi-magique. La crainte salutaire de l’autorité venait de le frapper de plein fouet. J’ai aussi tendance à penser que le syndrome de la Tourette, c’est sensiblement la même chose: ça se résorbe généralement à l’âge adulte quand on est suffisamment mature pour comprendre que toute vérité n’est pas bonne à dire et qu’on s’attire des ennuis si on ne maîtrise pas sa langue. ”

      Désolée mais si le “petit mongole” (lol) a guéri aussi miraculeusement de son mauvais comportement, c’est que le diagnostic de TDAH qu’on lui a posé n’était pas le bon (le Ritalin n’a aucun effet sur un enfant qui est juste mal élevé). Ça arrive des fois qu’un médecin se trompe. ce qui est aussi bien dans ce cas puisque cet ado s’est malheureusement reproduit et que l’hérédité est un facteur de risque…

      Le TDA (avec ou sans “H”) affecte le fonctionnement du cortex néo-frontal, la partie du cerveau qui contrôle l’impulsivité et permet la concentration:

      http://www.psychomedia.qc.ca/hyperactivite-hda-/2007-11-14/l-hyperactivite-liee-a-un-retard-du-developpement-cerebral-qui-se-rattrape

      Ce n’est pas par mauvaise volonté que l’enfant qui en est réellement est agité et impulsif, qu’il ne termine pas ce qu’il commence et est sans cesse distrait par tout les stimulus possibles. Son cerveau ne parvient pas à les trier. On ne peut pas guérir ça avec la discipline. Quant aux enfants atteint de TDA sans “H”, ils peuvent être très sages. On leur reproche simplement sans cesse d’être dans la lune (ce à quoi ils ne peuvent rien non plus).

      Quant au Syndrome Gilles de la Tourette, ses symptômes échappent complètement au contrôle de ceux qui en sont atteints. Il peut d’ailleurs aussi bien provoquer des tics physiques (clignements d’yeux frénétiques, haussements d’épaule, mouvement involontaires) que des tics verbaux (jurons, vulgarités, cris d’animaux).

      Il y a quelques années, j’ai vu un documentaire sur un implant expérimental permettant de contrôler les symptômes de ce syndrome. Cet implant envoie en tout temps, dans une zone précise du cerveau, une impulsion électrique. La “cobaye” était une jeune fille qui ne pouvait s’empêcher de cligner des yeux sans cesse, de faire des grimaces, de bouger sa tête et se pousser des exclamations. C’était très invalidant.

      Après l’opération, il fallait ajuster l’appareil contrôlant l’intensité des impulsions. L’appareil a tout d’abord été mal ajusté. L’effet a été immédiat: la jeune fille s’est mis à grimacer encore plus et à bouger sa tête en tout sens. L’appareil a ensuite été réajusté et les symptômes ont immédiatement été supprimés! Le même genre d’implant est à l’étude pour le Parkinson.

    • loubia

      Vous savez, avant de passer des commentaires sur le syndrome Gilles de la Tourette, il faudrait s’informer.

      J’ai un enfant atteint de ce syndrome et je peux vous dire que la discipline est nécessaire mais qu’il faut souvent médicamenter pour aider ces enfants. Et qu’il faut beaucoup d’amour et de patience.

      Quand à 8 ans ton fils te dit qu’il veux mourir et qu’il est nul, qu’une bonne partie des élèves de sa classe se moquent de lui à cause de ces tics, il faut plus que de la discipline pour pour lui redonner le goût de vivre.

      Alors quand vous aurez pris la peine de vous informer et voir dans le quotidien la vie avec une personne atteinte du syndrome Gilles de la Tourette, vous aurez de la crédibilité dans vos commentaires.

      Alice

    • Ah ben oui! Le médecin s’est trompé. LES médecins, travailleurs sociaux, psychologues, psychiatres: tous dans le champ! Ça remet un peu en question les diagnostics n’est-ce pas? Et le fait de geler les enfants comme des balles avec du Ritalin, du pot médical et autres cochonneries!

      Vous avez commodément escamoté le fait que le TDA (avec ou sans H) soulève la controverse dans le milieu médical. Allez donc voir différents sites qui disent que le TDA (avec ou sans H) a souvent pour origine le MILIEU. Donc le même enfant élevé ailleurs ne serait pas atteint. Une maladie mentale véritable ne fera pas de discrimination sur l’entourage. L’alimentation entre en compte aussi. On mange autrement et la maladie “mentale” , pfft! disparue! Pas pour rien la controverse…

      De tout temps, cligner des yeux, se tortiller la couette, se branler la patte, se ronger les ongles ont été considérés comme des tics nerveux. Pas des maladies mentales!

      Encore ce matin, on a un bel exemple de ce que la psychiatrie peut faire comme dégâts:

      http://www.lapresse.ca/actualites/sante/201305/22/01-4653423-mort-suspecte-de-17-enfants-des-antipsychotiques-soupconnes.php

      17 morts. Des enfants. Combien d’autres qui fonctionnent désormais avec des organes diminués. Bravo la psychiatrie!

      Le Parkinson est une maladie NEUROLOGIQUE, pas mentale! Et si le fait d’envoyer des impulsions électriques dans une zone du cerveau soulage les gens qui en sont atteints, bravo!

      La psychiatrie mélange tout: troubles mentaux, maladies d’origine nerveuse, troubles du comportement, maladies physiques, tics nerveux. Je serais tentée d’être méchante et de rappeler à plusieurs que les cabinets de médecins sont souvent attachés à une pharmacie qui est propriétaire de l’édifice. On s’est tapé un joli scandale pour ceux qui s’en souviennent, il y a quelques années: prescris-moi pour $XXXXXX par mois et ton loger ne te coûtera pas cher.

      Après ça, on est tout insultés qu’un “pauvre malade” qui n’a “que” charcuté ses enfants s’en sauve avec un diagnostic bidon.

      Des gens avec des mauvais comportements, ça existe, des sorcières qui se justifient avec leur PMS aussi. Apprendre à se maîtriser semble avoir disparu des radars: on est malades pauvre nous!

      On laisse les enfants être des enfants tant que ça ne vire pas à la violence pure et gratuite. On les laisse jouer, grimper, sauter, crier, se disputer, mettre leur créativité à contribution, brûler leur trop-plein d’énergie, apprendre à gérer et solutionner les conflits comme c’était le cas dans le temps des charrettes à bœufs d’où je viens. Et ça va donner des enfants moins agités en classe et en général, moins frustrés d’agressivité saine réprimée, moins affalés devant la télé et l’ordinateur. Ça va donner moins de car-surfing, moins de jack-ass, moins de jeunes qui pètent une coche à la moindre contrariété. Étrange que les enfants qui font régulièrement du sport soient moins enclins à ces dérives mmmm?

      L’avenir saura me donner raison parce que ça marchait bien avant. Les “logues” ont tout bousillé.

    • @loubia
      C’est triste parce que dans vos propros, on ressent beaucoup de colère. Comme souvent quand vous écrivez des commentaires sur les différents blogues. Colère contre quoi? On ne sait pas mais définitivement vous sembler souvent en colère… Ou simplement amère de la vie… Dommage. Mais comme vous le dites si bien, c’est à vous de travailler là-dessus.

      Ceci dit, je suis partiellement d’accord avec vos propos. Beaucoup de gens prennent des pilules pour rien. On se sauve derrière des diagnostiques fourre-tout. On donne des pilules et salut bye-bye. Notre jeunesse fait en partie ce que nous sommes au point de vue psychologique. La plupart travaillent sur leur moi à mesure qu’ils prennent en maturité ou lorsque arrive un évènement incrontrolable dans leur vie (décès, maternité, divorce,…). On peut être triste, déprimée pendant un certain temps et on remonte la pente tranquillement. C’est ça la vie.

      Mais quelquefois, le trouble existe réellement et il faut le médicamenter. Il faut un suivi constant et la maladie peut se résorber mais peut aussi rester latente toute notre vie. C’est pour une petite partie de la population mais ces troubles sont là tout de même. Et savoir que c’est une maladie peut être réconfortant.

    • @Loubia

      “Ah ben oui! Le médecin s’est trompé. LES médecins, travailleurs sociaux, psychologues, psychiatres: tous dans le champ! Ça remet un peu en question les diagnostics n’est-ce pas? Et le fait de geler les enfants comme des balles avec du Ritalin, du pot médical et autres cochonneries!”

      Les travailleurs sociaux et les psychologues ne sont pas habilités à poser un diagnostic de TDA car ils n’ont pas de formation en médecine. Ensuite le Ritalin ne “gèle” pas les enfants, c’est même un stimulant cérébral qui permet à leur cerveau de mieux traiter l’information qu’il reçoit. On le vendrait comme calmant si c’en était un:

      http://www.etape.qc.ca/drogues/ritalin.htm

      http://www.deficitattention.info/ritalin.html

      “De tout temps, cligner des yeux, se tortiller la couette, se branler la patte, se ronger les ongles ont été considérés comme des tics nerveux. Pas des maladies mentales!”

      Ce ne sont effectivement pas des maladies mentales, à moins de devenir compulsifs (et encore, les TOC ont des points en commun avec le Syndrome de Tourette puisque ceux qui sont atteints de ce dernier ont souvent beaucoup de TOCs) mais se ronger les ongles ou se tourner une couette n’est pas comparable avec le fait de ne pas pouvoir s’empêcher de pousser des jurons qu’on ne veut pas pousser, de proférer des insultes qu’on ne pense même pas ou encore de hausser les épaules aux 30 secondes sans raison.

      Je me suis personnellement rongé les ongles jusqu’à l’âge de 12 ans parce que j’aimais ça tout simplement et le jour où j’ai voulu avoir de beau ongles, j’ai arrêté pratiquement du jour au lendemain. J’étais pourtant une enfant anxieuse.

      Le Syndrome de Tourette active les mêmes mécanisme moteurs du cerveau que le Parkinson. Si ce n’était qu’une question de volonté, l’implant que j’ai mentionné n’aurait eu aucun effet sur la jeune fille. Elle n’avait même pas le droit de conduire tellement elles clignait des yeux souvent et que sa tête partait sur le côté à tout bout de champ. Quand aux grimaces (avec la langue sortie), je vous laisse imaginer si elle avait vraiment envie de les faire, surtout en public dans un lieu où on ne la connaissait pas.

    • @loubia : Notre société a certainement une très forte tendance à surdiagnostiquer, mais cela ne change pas que les troubles de déficit de l’attention existent réellement et, dans certains cas, le trouble est tel qu’il peut être qualifié de maladie. Que la cause soit environnementale (par exemple suite à un empoisonnement à des métaux lourds), psychologique (par exemple un stress trop important causé par le milieu) ou génétique ne change pas le fait que la maladie est réelle.

      Si vous éliminez tout ce qui n’est pas d’origine génétique ou microbienne dans votre définition de maladie, alors cela voudrait dire que quelque chose comme le scorbut, qui est dû à un simple manque de vitamine C dans l’alimentation, n’est pas une maladie.

      C’est vrai que la psychiatrie c’est souvent du gros n’importe quoi. C’est un peu comme la médecine d’il y a 200 ans. Cependant le fait est que c’est quand même quelque chose qui tend à suivre la méthode scientifique et surtout, qui donne des résultats.

      Est-ce qu’une maladie mentale peut se guérir autrement que par des médicaments ou par des séances chez un psychiatre? Absolument. Cela ne change pas le fait que la maladie est réelle.

      Il y a par contre un point avec lequel je suis d’accord avec vous : peu importe la cause d’une maladie mentale, elle ne devrait jamais être une excuse pour un crime. Quelqu’un de dépressif sait qu’il est dépressif. S’il ne fait rien pour se guérir et qu’il en vient, par la suite, à tuer ses enfants, c’est de sa faute et il devrait être accusé au minimum, de négligence criminelle ayant causé la mort (qui est passible d’une peine d’emprisonnement à perpétuité).

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