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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Vendredi 3 mai 2013 | Mise en ligne à 12h12 | Commenter Commentaires (38)

    Les médecins préfèrent-ils les minces?

    Photo: Archives Reuters

    Photo: Archives Reuters

    VALÉRIE SIMARD

    Le cabinet du médecin est l’un des endroits où on s’attend à recevoir un traitement équitable. Or, on apprenait cette semaine dans le journal médical Obesity que les médecins ont tendance à être plus gentils avec les personnes minces. Pour réaliser cette étude, les chercheurs de l’école de médecine Jonh Hopkins ont enregistré les discussions entre 39 médecins de première ligne et plus de 200 patients ayant des problèmes de haute pression. De ces patients, 28 présentaient un poids normal, 60 avaient un surplus de poids et 20 120 étaient obèses.

    En général, les patients ont reçu le même traitement en ce qui concerne le temps passé avec le médecin et les sujets abordés. Là où une différence a été observée, c’est au niveau de l’attitude des médecins. Semble-t-il que ces derniers se sont montrés plus chaleureux et empathiques envers les patients qui avaient un poids normal. On a entendu des commentaires comme « Je suis content que vous alliez mieux » ou « Je suis d’accord avec vous, ça devient frustrant quand ça arrive », à propos de la difficulté à obtenir un rendez-vous avec un spécialiste. Ces commentaires n’ont rien d’exceptionnels. Mais, ce qui est étonnant, c’est qu’ils étaient absents des conversations avec les personnes ayant un surplus de poids ou étant obèses.

    Le constat est inquiétant dans la mesure où les patients ont davantage tendance à écouter les conseils d’un médecin qui démontre de l’empathie. « Il y a des preuves qui montrent qu’après une visite où le médecin a démontré de l’empathie, les patients ont amélioré leurs résultats cliniques, alors les patients atteints de diabète ont un meilleur contrôle de leur glycémie ou le cholestérol est mieux contrôlé », a expliqué au New York Times le Dr Kimberly A. Gudzune, professeure adjointe à Johns Hopkins.

    Gardons-nous toutefois de mettre tous les médecins dans le même panier. Le caractère restreint de l’échantillon incite à être prudent avant de porter un jugement.


    • “plus de 200 patients ayant des problèmes de haute pression. De ces patients, 28 présentaient un poids normal, 60 avaient un surplus de poids et 20 étaient obèses.”

      Les 92 autres étaient partis à leu cours de math :)

    • @elvince
      Ou bien ils étaient sous la normale. Ce qui serait surprenant vu qu’on parle des USA.

    • J’imagine que c’est parce que les médecins sont tannés de se faire dire que c’est parce qu’ils ont des gros os dans la famille ou que c’est glandulaire. Alors ils sont moins avenants.

      Les 92 autres n’avaient pas d’assurances alors ils ont été chassés par le garde de sécurité vers une clinique de pauvres.

    • 120 Obèse sur environ 200, USA…

    • La réaction n’est pas appropriée, j’en conviens. Par contre, il est possible que les médecins soient devenus blâsés de soigner des maux causés par l’obésité. À un moment donné, peser 350 livres, il faut le faire. C’est franchement tannant cette politique actuelle voulant que nous devons accepter tous les corps et excuser tous les surplus de poids.

    • Franchement, tout le monde est plus gentil avec les minces. L’obésité me fait vomir.

    • @walt68 – Bons vomissements. Des gens avec votre attitude, ça me fait vomir.

      Si, en plus d’avoir un surplus de poids ou d’être obèse, c’est une patiente, au départ elle a contre elle le fait d’être une femme et est donc jugée comme étant chiâleuse, braillarde pour rien, emmerdante. Tout ça, avant même qu’il soit question de poids. Dans “The Gazette”, il n’y a pas très longtemps, il y a eu un article où il était dit que certaines personnes grosses/obèses étaient “programmées” ainsi. Très difficile à gérer.

      Ce qui me dérange le plus chez les médecins, c’est quand ils disent que ce que vous avez n’est pas grave quand vous êtes une personne qui souffre de maladie chronique, d’arthrose de la tête aux pieds, de diverses autres conditions, etc. On dirait que, pour certains d’entre eux, s’il ne s’agit pas de maladie mortelle, ça ne compte pas. J’pourrais leur en glisser deux mots sur ce qu’est vivre avec de la douleur au quotidien, douleur qui n’est pas égale même si chronique, donc douleur qui fluctue d’ordinaire et tolérable à absolument intolérable qu’on voudrait en mourir. Mais ce n’est pas grave parce que ça ne tue pas comme le cancer, comme la maladie de Lou Gehrig, etc…

    • Certaines variables, comme la personnalité des patients, leur capacité de compréhension et leur nombre de plaintes étaient-ils bien équilibrés entre les groupes en comparaison? Ce peut-il que l’effet observé était causé par un ou des facteurs autres que l’obésité, ou associé à l’obésité?

      Aussi, il ne faut pas se leurrer, l’obésité complique le traitement d’un patient. Plusieurs maladies y sont principalement associées (diabète, hypertension, hypercholestérolémie, reflux gastro-oesophagien, arthrose, difficultés motrices, dépression, etc.), et des maladies assez complexes comme le diabète et la dépression demandent des soins précis. De plus, l’examen d’une obèse est plus compliqué et plus long.

      Vous savez, les médecins sont des être humains. Ils trouvent plus faciles de traiter des cas moins compliqués, qui n’ont pas des listes de médicaments longues de plusieurs pages et dont le dossier antérieur ne fait pas 9 tomes. Ce n’est pas qu’ils ne traitent pas bien ces patients ou qu’ils ne les apprécient pas, c’est que c’est plus compliqué. Ils ont peut-être moins de temps ou de disposition d’esprit pour les gentillesses.

    • Le bon docteur Barrette s’est déclaré d’accord avec votre blogue. Ses confrères ne sont pas très gentils avec lui… ;)

    • Cher walt68,
      L’obésité est une maladie. C’est comme si vous veniez de dire le diabète me fait vomir, le cancer me fait vomir. Votre commentaire dénote une sapré dose d’ignorance mais enfin, des gens ignorant, il y en a aussi.

    • Ignorants avec un s bien sûr!!! hihihi

    • Ben, finalement, rien de surprenant ils sont le fidèle reflet de la population dont les commentaires ici nous donne un échantillon, bien que restreint, qui ne comporte pas tellement d’ambiguité, même avec une grosse marge d’erreur.

      Il faudrait arrêter de croire que les médecins sont sur un piedestal et ne sont pas des humains aussi humains que les autres avec leurs lots de problèmes et de crapules. Si les médecins étaient aussi bons que nous voulons bien le croire, notre système de santé ne serait pas aussi malade.

    • @marimori, @jolico,

      Veuillez ne pas me prendre au pied de la lettre, mais c’est certain que je ne pourrais jamais ressentir de la sympathie pour une personne qui pèse 300 livres de trop.

      En revanche, je peux réellement passer par-dessus mon aversion lorsque je vois quelqu’un qui se
      prend en main pour perdre petit à petit ses excédents de graisse.

      En finissant, @marimori, ne vaut-il pas mieux être ignorant mais rester dans l’action ; ou bien connaître tout de l’alpha à l’omega et rester assis sur son séant en attendant que les kilos de graisse s’accumulent.

    • Je lis pas mal de choses sur l’obesite. Au depart le bebe a un certain nombre de cellules graisseuses. C’est en partie cause par l’heridite et l’exposition de la mere au produit chimique oestrogenique comme les phtalates. Ensuite viens la consommation etant jeune. Devenu adulte, la consommation de produits fabriques rend les organes internes du corps malade. Ce stress supplementaire engendre un prise de poids. Donc, on nait et on acquiert des cellules graisseuses comme les muscles. Toutes deux ne se perdront jamais, mais degonflerons sous la contrainte. Alors comment perdre du poids?

      Voici 2 etapes simples.

      1) Mangez mieux sans diete et sans tenter de perdre du poids. Evitez les produits fabriques. Evitez le sucre. Ca inclu de reduire la consommation de fruit.

      2) Faites de la musculation (4 ou 5 exercices principaux suffiront). Si possible monter les escaliers de votre building a tous les deux heures ou vous travaillez selon votre capacite. Votre poids va alors commence a s’ajuster.

    • @walt68
      A vous écouter ça semble si simple. Une dépression, c’est facile de s’en sortir ? Une maladie mentale ? C’est quoi l’obésité ? Pour beaucoup de gens, c’est une maladie mentale.

    • Le comportement des médecins n’est-il pas un peu justifié? Si à la base quelqu’un ne fait pas attention à sa santé, pourquoi devrait-on avoir pitié de lui?

      @marimori : Je suis d’accord pour dire que la cause de l’obésité est souvent une conséquence indirecte de la maladie mentale, mais mis à part de très rares exceptions, l’obésité en tant que telle n’est absolument pas une maladie; pas plus qu’être fumeur n’est une maladie.

    • @walt68 – Personne n’en voudrait de votre sympathie.

    • @89170

      Merci! J’allais faire la même correction aux propos de marimori. J’abonde dans le sens des commentaires sur le fait que les médecins sont probablement découragés de voir défiler dans leur bureau des gens qui leur demande des soins mais ne sont pas foutus de suivre leurs conseils pour une meilleur santé.

      SVP, ceux qui se cachent encore en 2013 derrière la ”maladie” pour ne rien faire face à leur obésité, faudrait peut-être faire un examen de conscience avant qu’il ne soit trop tard.

    • @jolico,

      Une chance, car je n’ai que de la pitié à vous offrir…

    • @89170 et sim01,

      il ne s’agit pas d’avoir pitié. Relisez l’article. Il s’agit de simplement traiter les gens avec les mêmes égards et le même respect. En quoi un malade atteint d’un cancer qui visite son médecin devrait-il être traité avec moins d’empathie parce qu’il est gros? Comme si l’obésité était la source de tous les maux sur cette planète.

    • Oui l’obesite est un maladie , mais il y a un seul et unique remede: Une saine alimentation (exit les sucres et produits usinees) et de l’exercice physique (push ups, chin ups, pull ups, set ups , et exercices pour les jambes) et vous allez voir ca va fondre en 6 mois de 30 livres min. A ceux que ca interesse je vous suggere de commencer les set ups avec le programme creer par “passion for profession” disponible sur youtube, le programme est fait pour eviter les blessures. Croyez-moi ca marche.

    • @pacolibre

      Je ne crois pas que ce soit une maladie. C’est plutot une condition genetique + ne pas etre en forme + des organes qui fonctionnent mal a cause qu’eux font un mauvais travail face aux ingredients que les compagnies mettent dans leurs produits + le corps accumulent quand vous n’avez pas un comportement de guerrier ou de chasseur ou de travailleur physique. La nature nous fait prendre du poids quand on ne bouge pas. Pas a cause qu’on gaspille moins d’energie, mais a cause que le stress fait grossir et que le corps accumule de la graisse pour se proteger car vous etes une personne non-active, incapable de subvenir a ses besoins par elle-meme. Si vous etes actifs, le poids disparait puisque dans ses conditions, vous pouvez plus facilement trouver de la nourriture. Les humains ont encore les memes capacites que nos ancetres d’il y a des millions d’annees de cela et il faut en tenir compte.

    • @dcsavard

      J’ai bien lu et compris l’article et je confirme, sans l’approuver entièrement, que je peux facilement comprendre la réaction d’un médecin dans cette situation.

      Imaginez la position du médecin qui doit prodiguer des soins à une personne qui se met directement en position de risque par son mode de vie. Je ne pense pas que les médecins sont nécessairement méchants avec eux mais ils doivent être déçus au minimum c’est certain.

      Faudrait peut-être arrêter de jouer les vierges offensées et de sortir le disque de la méchante discrimination lorsqu’on parle d’obésité et se regarder en tant qu’être humain. L’augmentation du taux d’obésité est directement liée au mode de vie (alimentation, activité physique, sommeil, stress etc.) Chaque individu est responsable de contrôler ces facteurs. Arrêtons de blâmer la génétique et la société moderne. Pour le cas d’exceptions médicales sérieuses, ce sont des cas d’exceptions voila tout!

    • Ce sujet m’interpelle parce que j’ai été voir mon Doc jeudi dernier…

      Il lit sur mes résultats sanguins que j’aurais un début de diabète, à cause d’un lecture de taux de sucre trop élevée. Je mesure 5 pi et 11 pouces et ne pèse que 180 livres.

      Il me dit tout bonnement: “…faut que tu maigrisses…” !!!
      Alors je réplique en lui demandant de combien de livres il veut que je perdre… Il me répond : ” …15 livres…” !

      Finalement, comme je viens de perdre près de 35 livres depuis 1,5 an (et le Médoc le sait très bien…), son diagnostic rapide me chicote un peu…

      Alors je lui dit: “…se pourrait t’il que je me rende à 150 livres (de peine et de misère) et que j’aie encore un taux de sucre trop élevé ? Il m’a répondu “…OUI” !!!

      Donc ce sujet de Blogue du 3 mai est 100% pile sur l’objectif du Blogue et de la question posée.

      Je suis loin d’être obèse (180 livres pour 5 pi 11 pouces) et mon Médoc me demande encore de maigrir ! Je crois aussi que les Médocs aiment mieux discuté santé avec les personnes dont le poids vacille entre 100 et 130 livres….tout mouillé !!!

    • @gl000001,

      Mon point est qu’il faut cesser de traiter les obèses avec condescendance, ils doivent se prendre en main.

    • @dcsavard : Vous parlez de cancers. Savez-vous que les personnes obèses ont moins de chance de guérir suite à un traitement de chimiothérapie? Cela veut dire que d’un point de vue mathématique, comme les ressources en santé ne sont pas infinies, à qualité égale, il est préférable de privilégier les personnes ayant un poids normal.

      Savez-vous aussi qu’il y a au moins une corrélation entre obésité et les cancers de l’oesophage, du sein, du côlon, des reins, du pancréas, de la thyroïde et de plusieurs autres cancers? Il semblerait même qu’aux États-Unis, chez les femmes, l’obésité dépasse le tabagisme comme cause de cancer.

      Être en forme physiquement est la base de la santé. Même une simple grippe est généralement plus grave pour une personne obèse que pour une personne de poids normal. Amusez-vous à faire des recherches sur internet avec le mot obésité et votre maladie préférée et vous allez voir que très souvent l’obésité est associée à un risque accru ou des conséquences plus graves.

      Il y a un proverbe qui dit : « Aide-toi et le ciel t’aidera ». En comprenez-vous la signification?

      Encore une fois, je suis d’accord pour dire que l’obésité est souvent une des conséquences de la maladie mentale. À cause de cela, je me garde une petite gêne avant de mépriser une personne obèse. Je me garde une petite gêne surtout parce que moi aussi j’ai souffert de dépression et que moi aussi j’ai déjà été obèse. Cependant, je crois que déresponsabiliser les gens et les bercer d’illusions est une erreur.

    • “L’obésité est une maladie…. “marimori

      ===

      La question n’est pas réglée.

      http://www.nature.com/ijo/journal/v25/n10/full/0801790a.html

      Jean Émard

    • Remplacez “obésité” par “dépression” et vous comprendrez peut-être ou vous errez. “se prendre en main” … tellement facile comme “remède”.

      @89170
      Ce n’est pas déresponsabiliser les gens de dire qu’ils sont obèses à cause d’une maladie mentale. Au contraire, ça donne le bon diagnostic et là, la personne peut prendre les bons moyens pour maigrir. Combien de gens se font simplement dire “mange moins” et ils ne sont pas capable de le faire. La vraie raison vient peut-être d’une phobie, d’un traumatisme, d’anxiété … Tant qu’on ne règle pas ce problème fondamental, la perte de poids est quasi-impossible.

    • @gl000001 : La médication peut temporairement donner un coup de pouce pour se sortir de la dépression, un psy peut aussi parfois être un bon placebo, mais à la base, le seul remède réellement efficace à la dépression c’est de se prendre en main. Chercher une solution miracle ailleurs est une erreur. Je ne dis pas que se prendre en main est une solution facile, loin de là, mais c’est quand même la seule qui fonctionne réellement.

      Pour la déresponsabilisation, je parlais de cette mode consistant à qualifier l’obésité de maladie, sous-entendu que c’est un peu comme un rhume, que ce n’est pas vraiment à cause de nous et que personne ne peut donc rien nous reprocher.

      Il y a aussi cette idée comme quoi c’est de la faute à la nourriture industrielle et que, encore une fois, ce n’est pas de notre faute.

      Ou encore c’est de dire que c’est dans nos gênes et que donc on doit l’accepter.

      Tout ça, c’est ce que j’appelle déresponsabiliser. Je considère que nous devons être responsables de nous-mêmes et que c’est à nous d’agir en conséquence. C’est vrai pour la dépression et c’est vrai pour l’obésité.

      En passant, je ne nie pas que certains agents extérieurs peuvent influencer notre état émotionnel et aggraver, voire provoquer, un état dépressif, je ne nie pas que certaines personnes sont plus sujettes que d’autres à la dépression ou à l’obésité de par leurs caractéristiques génétiques, mais même si la nature n’est pas juste, ce n’est pas pour moi une excuse.

    • @89170,

      quel rapport? Vous trouvez donc justifié qu’un médecin n’accorde pas l’attention qu’il devrait à un patient obèse sous prétexte que vous croyez que ses chances de guérison sont moins grandes? Le médecin n’est pas la brigade de la moralité. Il n’a pas à décider de soigner ou ne pas soigner selon son propre barême s’il juge qu’un patient a mené la vie que lui croit qu’on doit mener pour avoir droit à des soins de santé.

      Bref, les médecins ne devraient soigner que les gens en santé? Et mépriser les autres?

      Ce que vous dites-là, est vraiment à la limite de l’immoralité.

    • @sim01,

      même commentaire qu’à 89170. Le médecin n’est pas une brigade de la moralité. Il est payé pour soigner et tous les patients ont droit au respect et aux soins. Qui êtes-vous pour juger de la vie des gens? Et qui est le médecin pour en faire autant du bout d’un stéthoscope?

      C’est franchement délirant de lire de telles opinions. On fait quoi maintenant avec les handicapés? Je veux dire, ceux qui sont handicapés parce qu’ils ont enfreint le code de la sécurité routière? Ceux qui le sont parce que la mère a consommé des drogues quand elle était enceinte? Et ainsi de suite.

      On fait quoi du drogué? Il n’a pas de volonté le pauvre, n’est-ce pas? Et le joueur compulsif?

    • @dcsavard : Non, ce que je dis c’est que quelqu’un qui ne fait pas d’effort mérite moins de considération que quelqu’un qui en fait.

    • @89170,

      vous dites: «Il y a un proverbe qui dit : « Aide-toi et le ciel t’aidera ». En comprenez-vous la signification?»

      Justement, vous croyez que le médecin aide les obèses en établissant une relation tendue avec eux. Ne croyez pas que ces choses ne sont pas perceptibles. Et puis, au nom de quoi un médecin devrait-il discriminer ses patients obèses lorsqu’il soigne? Il doit servir de fouet parce qu’être obèse c’est pire que d’être fumeur? Parce que c’est pire que d’avoir un accident de la route? Parce que c’est pire que de se blesser en faisant du sport? Un médecin n’a pas à se prendre pour un psychologue et penser que chaque patient qui se présente dans son cabinet requiert des soins psychologiques. Il y a des spécialistes dans cette disciplines qui nécessite l’obtention d’un Ph. D., ce qu’un omnipraticien n’a même pas.

    • Finalement, toute faille de caractère, selon certains, devraient amener la supression des soins de la santé pour ceux-là qui ont le malheur de ne pas être aussi parfait qu’eux.

      Parce qu’aussi, l’obèse qui a une faille de caractère et qui ne veut rien faire pour son obésité a quand même droit à être traité avec humanité dans la prestation de soins de la santé. Ce n’est pas en traitant les gens comme des merdes qu’on les amène à avoir l’estime de soi nécessaire à aborder des changements.

    • @89170

      Pourquoi négliger l’aspect biochimique des maladies dites mentales? Une dépression ne se soigne pas avec une “prise en main” lorsqu’elle est dû à un déséquilibre au niveau de la sérotonine. Parfois une médication est nécessaire.

      Que savez-vous des efforts que certains dépressifs ont fait pour s’en sortir avant de déclarer forfait et de se résoudre à consulter dans la honte? Les préjugés contre les dépressifs sont grandement responsables de ce que beaucoup d’entre eux attendent des années avant de chercher de l’aide. N’y a-t-il pas suffisamment de suicide comme ça au Québec?

      Les dépressifs ne sont pas des faibles ou des paresseux. ils sont souffrants.

    • @89170

      J’ai lu les commentaires en commençant par les plus récents et je viens de lire que vous avez déjà souffert de dépression. Considérez-vous que vous étiez responsable de celle-ci?

      Je ne sais pas jusqu’à quel point l’obésité peut être influencée par la maladie mentale mais j’imagine que plusieurs personnes utilisent la nourriture comme un substitut d’amour (souvent lié à la relation avec la mère et à l’utilisation de la nourriture comme système de punition-récompense). Plusieurs obèses morbide n’ont pas de vie amoureuse ou sexuelle et on vient leur dire que l’un des seuls plaisirs physiques qu’ils s’octroient est fautif alors je les comprendrais de ressentir de la frustration.

    • @81970
      Les personnes fortes peuvent “se prendre en main”. Ca arrive mais pas souvent. Et ça prend de 3 à 4 fois plus de temps pour s’en sortir. La dépression est un déséquilibre des neurotransmetteurs comme dit Stephanie2009. L’équilibre est très long à rétablir sans un coup de pouce. C’est d’autant plus long si le déséquilibre est profond et dure depuis longtemps.

    • @stephanie2009 : Je suis quelqu’un qui a naturellement tendance à la dépression. J’ai régulièrement des idées suicidaires. Une part de cela est probablement due à mon enfance, mais j’imagine sans peine qu’il y a aussi une part de biochimique.

      Par exemple, je suis quelqu’un qui souffre souvent de trouble de sommeil. Je suis quelqu’un qui ressent peu d’effet de l’alcool (j’en deviens malade, mais je ne ressens pas d’euphorie, ni aucun plaisir). Finalement, même si je suis quelqu’un de généralement extrêmement doux et extrêmement patient, je peux aussi parfois avoir des sautes d’humeur très importantes et au contraire me montrer très violent (qui dans mon cas s’exprime surtout par de la violence psychologique). Un problème au niveau de ma sérotonine est donc une possibilité.

      Est-ce que j’en suis responsable? Non, mais ce n’est pas une excuse. C’est ce que je suis et c’est à moi de l’assumer et d’agir en conséquence.

      J’ai appris comment je réagissais à certaines choses et je suis donc en mesure de m’ajuster. Par exemple, je suis quelqu’un qui adore les aliments sucrés, mais je sais que si j’en mange trop cela va me causer des problèmes importants. Je me souviens d’une fois où j’avais acheté plein de bonbons pour l’Halloween. Problème : je venais d’emménager dans un nouveau quartier et je ne savais pas qu’aucun enfant ne passait. J’ai donc mangé tous les bonbons à moi tout seul et quatre heures plus tard j’étais en train de brailler dans un coin en me disant que ma seule solution était le suicide.

      Le plus important pour moi est l’activité physique. C’est pour moi le meilleur moyen de réguler mon comportement. Cela m’enlève mes idées suicidaires, cela régule aussi mon sommeil et cela élimine mes sautes d’humeur. Il y a des inconvénients, je sais que parfois j’en fais trop et je risque les blessures, mais c’est le prix à payer pour mes défauts. C’est ça que j’appelle se prendre en main. C’est apprendre à se connaître et à agir en conséquence.

      Pour ce qui est de l’obésité, je résumerais que dans mon cas le sport et la nourriture ont plus ou moins le même effet. C’est l’un ou c’est l’autre. Alors même si manger est beaucoup plus facile, je choisis quand même le sport.

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