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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Vendredi 19 avril 2013 | Mise en ligne à 12h20 | Commenter Commentaires (26)

    Obésité: la banlieue au banc des accusés

    Photo: François Roy, Archives La Presse

    Photo: François Roy, Archives La Presse

    VALÉRIE SIMARD

    Aujourd’hui se déroule à l’Université de Montréal une journée de réflexion sur le thème « Vivre en famille au coeur de la ville ». Urbanistes, sociologues, élus et fonctionnaires municipaux tenteront de trouver des idées pour inciter les familles à demeurer en ville (pour suivre les discussions de cette journée, visitez le compte Twitter de mon collègue François Cardinal). Souvent réduit à un simple problème local, l’exode vers les banlieues devrait aussi être une affaire de société. Dans un article paru dans le magazine L’Actualité du 15 avril, un réputé professeur américain accuse les banlieues d’être en partie responsables de l’épidémie d’obésité qui frappe les États-Unis.

    Aux États-Unis, les propos du Dr Robert Jackson, professeur émérite à l’École de santé publique de l’Université de Californie, ont attisé la colère des républicains et lui ont coûté son poste au Center for Disease Control (CDC), où il était le numéro un de la santé environnementale. Au pays de l’Oncle Sam, on peut accuser la malbouffe mais pas les voitures de rendre les gens obèses.

    Dans l’entrevue qu’il a accordée à la journaliste de L’Actualité, le Dr Jackson fait valoir que l’aménagement d’une ville joue un rôle important sur la santé de la population. S’appuyant sur des études, il souligne qu’à Manhattan, où les gens marchent beaucoup, les adultes pèsent de trois à quatre kilos de moins que les banlieusards de même niveau socioéconomique. C’est pourquoi il faut selon lui repenser les villes, faciliter l’implantation de commerces de quartier et l’accessibilité au transport en commun. Beaucoup de gens quittent vers les banlieues pour y respirer de l’air pur. Mais, ce faisant, ils changent souvent leur mode de vie et deviennent esclave de la voiture. Ils n’ont souvent d’autres choix que de sauter dans la voiture pour aller acheter une pinte de lait parce que le dépanneur du coin est finalement assez loin.

    Le Dr Jackson n’est pas le premier à faire le lien entre l’obésité et le mode de vie sédentaire des banlieues. Plusieurs études l’ont démontré. Mais, le controversé professeur va même jusqu’à dire que l’étalement urbain a un effet sur la santé mentale. « Avoir 15 ans dans une banlieue dépourvue de transports en commun, où la seule destination culturelle est le centre commercial, c’est une recette parfaite pour devenir blasé et déprimé », a-t-il déclaré à L’Actualité. Ouch! Qu’en pensez-vous, résidants des banlieues?



    • Et tout ceux qui sont déprimés en ville par le trop de bruit et de pollution ? Ces études semblent dire que tous les gens sont pareils. Tout le monde réagit aux mêmes stimulis. Plein de gens ont grandi en banlieue et ont appris à aimer le calme. La ville leur reste en travers de la gorge !!

      Et si les citadins étaient plus minces parce que plus stressés par leur environnement ? Il faut regarder la santé globale des gens. Pas juste un seul facteur comme le poids.

      Il généralise sur les banlieues en plus. A distance de marche, j’ai deux épiceries, deux chiros, un centre de masso, deux coiffeurs, une boucherie hallal, plusieurs restos dont un vietnamien, une caisse pop, un dépanneur, une poly-clinique, un optométriste et j’en oublie d’autres.

      Sa dernière phrase a été simplement dite pour sensationnaliser et faire parler de lui. Et ça marche. Il y a plein d’activités culturelles en banlieue et la Ville n’est pas loin.

    • C’est un débat qui aurait dû se faire il y a près de 60 ans… Les banlieues et l’usage de la voiture ont depuis été toujours été en croissance…

      L’exode dont on parle dans les médias ? Est-ce réellement un exode ou bien des jeunes qui étaent installés à Montréal de manière transitoire ?

      Je serais pas surpris que beaucoup de ces jeunes familles soient en fait des banlieusards d,enfance ou encore des gens provenant de régions…

      Ils ne font que revenir au source ou presque et c’est tout ?

      Donnez-nous plus de chiffres…

    • En tant que nouveau banlieusard, je dois plaider coupable à l’accusation de sédentarité, puisqu’effectivement, je marche moins depuis que j’y suis déménagé. Cependant, pour ce qui est de l’absence de destination culturelle, je dois vous rappeler que les adolescents normaux ne passent pas leur temps dans les musées et les théatres de variété en général, et que depuis l’arrivée en masse de la télévision et d’Internet dans nos foyer, le lieu de résidence n’est plus un facteur déterminant pour être culturellement branché. Et pour ce qui est de l’absence de transport en commun, il faudrait pas confondre la banlieue et la campagne.

    • Quand un simple condo défraîchi, au plancher tout croche et mal divisé sur le Plaaaaaateau coûte plus de 500 000$, comment peut-on reprocher à une famille de vouloir s’acheter une maison en banlieue qui lui coûtera pas mal moins cher et qui s’accompagnera au moins d’un terrain? Je travaille au centre-ville mais je vis en banlieue et j’adore ça! Il est certain que si j’étais célibataire sans enfant, je resterais à Montréal. Je commence à en avoir un peu marre de la dichotomie ville-banlieue et de se faire regarder comme des demeurés parce qu’on a choisi d’avoir une maison neuve et une piscine creusée. Au moins, je n’ai pas de chalet et je ne brûle pas 100$ d’essence tous les weekends pour un peu d’air pur dans les Laurentides ou en Estrie comme plusieurs Montréalais…

    • à distance de marche de chez moi en banlieue:

      - épiceries
      - pharmacies
      - bureau de poste
      - CLSC
      - écoles
      - parcs, rivière
      - petits commerçants (nettoyeurs, salon de coiffure, dépanneurs, fleuriste, boucher)
      - Maison des Arts
      - UQAM – campus
      - restos
      - biliothèque

      Les banlieues ne sont plus ce qu’elles étaient vous savez ;-)

    • @gl000001

      Vous dîtes: “Et tout ceux qui sont déprimés en ville par le trop de bruit et de pollution ?”

      Causés, pour l’essentiel, par l’automobile.

    • Que de clichés!

      Dans ma banlieue cossue, il y a du transport en commun… pour un ou deux passagers par autobus. Pas sûr que c’est bon pour l’environnement.

      De plus, le gens n’y sont pas obèses : il y a tellement de joggeurs qu’il faut faire du slalom en voiture pour les contourner (j’exagère un peu). Les gens promènent leur chien, font du ski de fond, etc.

      Et le cliché du centre commercial… les républicains ont raison. Encore un autre qui veut faire de l’ingénierie sociale.

    • 100% d’accord! J’ai grandit en banlieue et oui c’était la déprime totale à l’adoslence: tout ce qu’il y a avait à faire était d’aller au centre d’achat… Je détestais!

      J’habite en ville et je marche 100 fois que lorsque j’habitais en banlieue. Bien sûr, il existait des commerces à distance de marche de la maison familiale banlieusarde: épicerie, pharmacie, restaurants et autres. Utilisions-nous nos pieds ou la voiture pour nous rendre? LA VOITURE! Pourquoi? Bien c’est franchement pas agréable que de marcher le long d’un boulevard en banlieue pour finalement avoir à traverser un parking 10 fois trop gros pour se rendre au dit commerce. De plus, personne ne fait ses courses à pieds en banlieue, personne! C’est une

      En ville par contre, nous marchons tout le temps. Nous allons au parc tout le temps. Mes amis en banlieue? Bien non, le parc est bien trop loin et puis ils ont la cours……….

      Par ailleurs, le concept de proche et de loin diffère beaucoup selon que l’on habite la ville ou la banlieue. Pour moi, proche ça veut dire à distance de marche. Pour mes amis banlieusard, procehs, ça veut dire à moins de 15-20 minutes de char. Idem pour mes parents banlieusards.

    • A ceux qui aime la ville, restez y, mais foutez la paix a ceux qui aime la banlieu. Pis pour ce qui est de la santé mental, trouvez-en une meilleur que ça, quand j’habitais en ville, les adolescents se ramassaient aussi dans les centres d’achats, et oui, il y en a en ville.

    • Il y a aussi plus de calvitie en banlieue et les pieds des banlieusards sentent moins bon, maudite méchante banlieue

    • @laurentkar
      J’ai habité sur une rue à coté d’un grand boulevard dans Cote-des-Neiges et mon appartement était en arrière de la batisse. Donc deux rangées de batisses entre moi et le boulevard et ce sont les autobus sur ce boulevard qui faisaient un vacarme au freinage et à l’accélération. Comme j’étais près du Métro, il y avait un bus aux 5 minutes qui s’arrètait au coin de la rue.
      Quand j’ai eu un condo près du Marché Atwater, le trafic de la banlieue, je ne l’entendais pas car j’étais parti au travail. C’est le trafic des autres habitants des condos autour qui dérangeait. Grande concentration de personne = grande concentration de voitures.
      Et moi qui n’avait pas de voiture, j’endurais !!!

      Et l’autre bruit, c’était les voisins. Grande concentration de personnes = grande concentration de bruit.

      Et les îlots de chaleur très importants en ville. Une forme de pollution et de stress.

      @rg8487
      Personne ? Vous êtes bien catégorique ;-)

    • J`habite en banlieue ( à Rosemère), et les gens en général ne sont pas obèses. Il y a beaucoup de coureurs et de cyclistes sur les pistes cyclables, des gens en ski de fond sur le terrain de gold ou au Domaine Vert et les gym qui sont ouverts 24 h sur 24 h fonctionnent à plein.lNous prenons régulièrement une marche ( entre autre pour aller chercher du lait ou du pain au dépanneur à un kilomètre de la maison) comme bien d`autres. Ma banlieue est comme celle de garsdequébec, avec des gens actifs dehors à tout heure du jour. A bas les clichés contre la banlieue, ça vient redondant et surtout inexact.

      Sylvie

    • Ça sert à rien de refaire le débat ville-banlieue encore; chacun a ses préférences, c’est tout. J’habite en ville et je marche en moyenne 8 km par jour, avant l’exercice. J’ai choisi de m’installer “près” de mon bureau, soit à 3 km, et la plupart du temps je voyage à pied. Et pour moi, quand quelque chose est à 30 minutes de marche ou moins, c’est “proche”.

      Quand je regarde beaucoup de mes collègues de la banlieue, qui se tapent Repentigny-Montréal aller-retour 5 jours par semaine, elles n’arrivent pas à bouger du tout à moins de vraiment faire l’effort, et elles n’ont pas nécessairement l’énergie pour faire cet effort. Et après tout ce transport, la job qui brûle et les jeunes enfants, les commissions en voiture et la maison isolée dans un quartier planté au milieu d’un champ, c’est souvent le divan qui gagne. Résultat : elles grossissent chaque année. C’est facile de grossir en ville, mais c’est encore plus facile en banlieue.

    • Que de gens sur l’auto-défense ici!

      L’affirmation est évidemment une généralité. Bien qu’il soit vrai qu’il est tout à fait possible d’avoir tout à porter de main sans voiture en banlieue, il est également tout à vrai (et indiscutable) de dire qu’en moyenne, l’accessibilité aux commerces est moins bonne en banlieue.

      Vous ne pouvez pas utiliser la proximité de la Ville à son détriment (bruit, chaleur, …) et dans le même paragraphe déclarer que vous avez les mêmes avantages de proximité en banlieue, mais sans les mêmes désavantages.

      La situation idéale pour chaqu’un existe, mais chaqu’un ne l’a pas à porté… de main?

    • Premièrement, ce type parle des États-Unis. L’obésité y est inquiétante et pas seulement à cause des banlieues.

      Deuxièmement, j’ai été banlieusard une bonne partie de ma vie de travailleur. J’ai pas engraissé d’un poil. Génétique ou hygiène de vie ?

    • @j_le_partisan
      “Vous ne pouvez pas utiliser la proximité de la Ville à son détriment (bruit, chaleur, …) et dans le même paragraphe déclarer que vous avez les mêmes avantages de proximité en banlieue, mais sans les mêmes désavantages.”
      Oui. L’été, il fait 30 en ville et quand je traverse le pont il fait 2-3 degrés de moins. Et dans le fond de ma cour sous mon arbre, il fait presque frais.
      J’ai deux autobus qui passe près de chez nous mais tout est ramené au bouchon qu’est devenu la ligne orange. C’est plus facile de prendre la voiture. 25 minutes contre 70 minutes pour aller travailler.
      Donc, oui. Et j’ai plein d’autres exemples.

    • Les banlieusards font tellement de cardio que leurs coeurs sont devenus tellement énormes que ces derniers, n’ayant plus de place au niveau de la poitrine, leur ont descendus au ventre.

      TAM

    • @gl000001: Bien oui c’est un peu extrême je vous l’accorde… Seulement toute ma famille, tous mes amis habitent en banlieue et pas un seul n’utilise ses pieds pour faire quoi que ce soit et ce même si le-dit commerce se trouve à distance de marche. J’ai habité en banlieue pendant 23 ans, j’y retourne régulièrement pour voir mes amis et ma famille et je n’ai jamais vu quelqu’un faire ses courses à pieds… Je n’ai jamais vu d’individu marcher dans la rue avec ses sacs, jamais. J’imagine que des banlieusards qui marchent pour aller à l’épicerie ou au restaurant, ça existe mais je n’en ai encore jamais croisé. Tout le contraire d’ici en ville où il ne suffit pratiquement de mettre le pied dehors pour voir quelqu’un revenir avec ses sacs.

      Pour les autres, vous pouvez bien vous défendre autant que vous voulez: plusieurs études ont longtemps confirmé que oui l’indice de masse corporel moyen est plus élevé en banlieue qu’en ville. Ce sont des faits et même si vous ne faites pas partie de ce groupe, inutile de le nier.

    • Moi je fais ci, toi tu fais ça, moi j’habite ici, toi t’habite la. Toé t’a 2 chars moé, j’en ai pas…En effet j_le_partisan, c’est assez pathétique. Bcp de gens se sentent visés.
      Si citadins comme banlieusards ont se trompaient tout’ la guingue. Si devenir gros et obèses fait partie de notre évolution normale. Nous sommes bien passés de cinq pieds trois à presque six pieds de moyenne en trois siècles. Si notre destinée était de devenir sédentaires, ressembler à Jabba the Hut et de se faire nourrir par des robots. Hein ! Hein ! Vous ne pensiez pas à ça ! Hein Hein !

    • La banlieue tue. Intellectuellement.

    • @gl

      Vos deux épiceries c’est quoi? Un Super Carnaval et un Métro? Fiou, je suis jaloux.

    • Une de raisons qui amène les gens (surtout les parents) de la banlieue à moins faire d’exercice c’est le manque de temps.
      Le temps qu’ils peuvent consacrer à de l’exercice est amputé par plusieurs facteurs dont :
      Celui passé à aller et revenir du travail.
      Celui passé à voyager les enfants à leurs multiples activités.
      Celui passé à entretenir la maison, le terrain, la piscine, le patio etc.,
      En plus de ce temps perdu il y a la fatigue qui s’accumule par ce temps perdu.

      Je ne crois pas que les gens habitant la banlieue soit plus fainéant que ceux de la ville ou de la campagne mais simplement que le mode de vie de la banlieue restreint le temps libre et les opportunités de réserver du temps pour de l’activité physique.

      G.Duquette

    • Quoi !

      Parce que les gens des villes sont minces ?

      Avez-vous emprunté un trottoir au centre-ville dernièrement ?

      L’obésité c’est pas les voitures (elles sont avec nous depuis 1920 et font intégralement partie du american-way-of-life depuis plus de 70 ans), l’obésité c’est le sucre, les gras trans, le stress, le manque de sommeil, la vie moderne au rythme de plus en plus effréné, les horaires atypiques, la malbouffe, l’âge, et la sédentarité qui se décline en de multiple saveur, ce, même si vous habitez le plus imposant des centre-ville mondiaux !

      Quand j’étais petit mon père allait en voiture chercher sa “pinte” de lait et son paquet de cloppes depuis notre banlieue de Sainte-Foy ; pourtant, il était tout mince. Il l’est toujours d’ailleurs… C’est peut-être les cloppes ?

    • On sait que les urbains, sont en moyennes, plus actifs dans leurs transports. Quand à savoir si le stress de vivre en ville fait maigrir, on n’a aucun chiffre là-dessus, sauf que j’imagine que passer 1 ou 2 h par jour en voiture doit avoir des effets néfastes sur le stress au moins aussi néfaste que le non-démontré stress de vivre en ville.

      Vivre en banlieue comporte ses avantages indéniables. Sauf qu’il y a des coûts à la sédentarité et au temps passé en voiture : obésité, santé pulmonaire déclinante (c’est fou la quantité de polluants dans les voitures), manque d’exercices, écoute de de V-télé (non, c’est une mauvaise blague)…

      Oui, il y a des urbains obèses.

      Oui, il y a des banlieusards actifs.

      Mais globalement, c’est plutôt l’inverse qu’on observe.

      Puis l’air pur en banlieue, bien faut être conscient qu’il est disponible en rendant l’air irrespirable en ville.

    • En terminant, je vis en ville et fait moins de 10 000 km par année en voiture, tout en ayant 3 jeunes enfants. 5 personnes, moins de 10 000 km par année. On ne se prive pas de prendre la voiture. C’est juste un manque d’occasion.

    • L’affirmation n’est qu’une généralité; on peut très bien trouver des obèses en ville et des gens minces et en santé en banlieue. Maintenant que c’est dit, est-ce que les gens peuvent arrêter de justifier leur mode de vie personnel comme étant une preuve irréfutable que parce que ça ne s’applique pas à eux, c’est faux??

      Arrêtez avec vos “oui mais moi à X c’est pas comme ça…”, reste que le docteur énonce un gros facteur qui peut influencer la vie de bien des gens. C’est aussi évident que de dire que manger de la malbouffe fait engraisser; est-ce que vous aller donner comme exemple que vous en avez mangé la semaine passé et que pourtant vous n’êtes pas obèse?

      N’importe qui qui s’est promené un peu aux États-Unis peut facilement observer ce dont il parle. Bouger = Meilleure santé. Est-ce que les gens marchent plus en ville? Oui. On ne fait pas le procès de vivre en banlieue, on parle de mieux les adapter, ce qui en soit ne serait pas une mauvaise nouvelle.

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