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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Lundi 15 avril 2013 | Mise en ligne à 13h08 | Commenter Commentaires (19)

    Exercice: la modération a-t-elle meilleur goût ?

    Photo: Robert Skinner, Archives La Presse

    Photo: Robert Skinner, Archives La Presse

    VALÉRIE SIMARD

    Septembre 2011. Un athlète de 32 ans s’effondre à la fin de son parcours de 21 kilomètres au Marathon de Montréal. Arrêt cardiaque. De tels événements sont également survenus aux marathons de Brighton et de Londres, en Angleterre. L’activité physique intense serait-elle plus néfaste que l’inactivité ? Une sortie du présentateur et journaliste de la BBC, Andrew Marr, relance la question.

    L’homme de 53 ans a fait une apparition à son émission hier, quatre mois après avoir subi une attaque qu’il attribue à un surmenage important doublé d’une séance intensive de machine à ramer. Andrew Marr dit avoir écouté les conseils véhiculés dans les médias voulant que l’exercice intense sur de courtes périodes était la clé de la santé. « Je suis allé sur une machine à ramer et j’ai donné tout ce que j’avais, raconte-t-il. J’ai eu une sensation bizarre après-coup, un mal de tête avec des éclairs de lumière. J’ai servi le repas à ma famille, je suis allé au lit et je me suis réveillé le matin suivant étendu sur le plancher incapable de bouger. » Alors qu’il poursuit sa convalescence, Marr invite les gens à se méfier des machines à ramer ou, à tout le moins, de ne pas faire preuve d’un excès d’enthousiasme lorsqu’ils les utilisent. Notons qu’il n’a toutefois fait aucune mise en garde quant au surmenage!

    Les décès liés à l’activité physique intense demeurent peu fréquents. Différentes études évaluent que moins d’un coureur sur 100 000 perd la vie durant un marathon.

    S’il ne fait aucun doute que l’activité physique modérée est meilleure que pas d’activité physique du tout, des experts commencent à mettre en garde contre des exercices excessifs, soutenus, sans supervision, indique le quotidien britannique The Guardian. Les cardiologues américains et coureurs James O’Keefe et Carl Lavie écrivaient dans le journal Heart l’an dernier qu’il vaut mieux faire des entraînements de 30 à 50 minutes par jour. Selon eux, les marathons et triathlons ne devraient être accomplis qu’occasionnellement.  Des séances d’entraînement dépassant une heure ou deux peuvent, disent-ils, causer des dommages au coeur ou des anormalités dans le rythme cardiaque.

    Précisons toutefois que plusieurs sportifs s’adonnent à un exercice intense sans problème. Les personnes à risque sont surtout celle ayant un facteur génétique ou un problème au coeur inconnu.

    Court entraînement intensif ou plus longue séance à rythme modéré, quel type d’entraînement privilégiez-vous ?


    • Je crois que varier les exercices dans une même séance ( cardio, musculation, boxing, abdos, push ups etc…) d`intense à modéré permet de faire un bon deux heures sans danger tout en étant fatigué mais pas épuisé et satisfait. Il faut suivre nos capacités en tout temps et parfois se dépasser. Donc, une à deux heures mixant des séquences intensives ( sparring à la boxe par exemple ou autres…) et des séquences plus modérées. De cette façon, je suis moi-même en mesure de faire plus de 7 heures de gym par semaine sans problème et sans épuisement ; entraînement de boxe, kick boxing, Muay Thai et circuit . Juste intense, non, juste modéré , non.

    • Il faut mélanger les deux. Il y a des bienfaits à chaque méthode. L’entrainement par intervalle aide le coeur à s’adapter à différents régimes et il y en a quand on fait notre activité. Lors d’un marathon, il peut y a voir des côtes à monter. Même chose en ski de fond et à vélo mais pas en traversant un lac à la nage … y’a pas de côtes !!!

    • Je crois que l’attentat au marathon de Boston a un peu coupé le vent dans les voiles de cette discussion.

    • Le problème est que l’exercice intense a la côte ces jours-ci… Peu importe où je vais, je suis quasiment assurée de rencontrer quelqu’un qui s’entraîne pour le marathon, le triathlon, les courses spartans quand ce n’est pas le iron man… Si la plupart de ces individus sont déjà des sportifs accomplis à la recherche d’un nouveau défi, je croise également un bon lot de sportifs du dimanche qui se lancent dans le demi-marathon et ce sans jamais avoir fait de course de distance de leur vie…

      Pire, je vois parfois des individus pas actifs du tout, avec un bon surplus de poids qui se lancent dans le… jogging car oui courir est à la mode! Sauf que, le jogging est un sport d’impact, de haute intensité qui nécessite une certaine technique afin de minimiser les risques de blessures. Je suis désolée, mais commencer sa remise en forme par le jogging, le bootcamp ou le cross-fit n’est pas une bonne idée… De un, il est franchement tannant de voir une personne pas en forme du tout monopoliser un cours de bootcamp avancé qu’elle n’est pas en mesure de suivre. De deux, ces personnes ne se rendent pas service en choisissant des exercises au dessus de leurs capacités. De trois, les risques de blessures sont très grande pour ces gens qui ne sont pas préparés à faire ce genre d’exercises….

      Bref, il y a effectivement une mode ces temps-ci et trop de gens oublie qu’en entraînement, le premier apprentissage est d’abord d’apprendre connaître nos limites et de savoir quand s’arrêter. Trop de gens veulent brûler les étapes en commençant par la fin…

    • Chaque « spécialiste » n’hésite pas à donner sa recette qui convient à tout le monde et pour toutes les situations. Je pourrais bien moi aussi m’improviser spécialiste et dire ce qui a marché pour moi, mais je vais plutôt me contenter d’énoncer deux règles :

      1) Ne jamais s’entraîner par orgueil ou pour prouver quelque chose aux autres.

      2) Ne jamais s’attendre à un résultat particulier.

      Je vais aussi donner un petit truc : utiliser un cardiofréquencemètre capable de tenir un journal des activités et de programmer un entraînement. Cela peut sembler un gadget dispendieux, mais c’est un excellent moyen d’ajuster son entraînement à sa forme physique.

    • Mes cours de physiologie à l’université sont loin mais pas au point de ne pas comprendre que trop c’est comme pas assez. Le corps humain est fait pour l’effort, soit, mais est-il vraiment conçu pour l’exercice intense sur de longues périodes?
      Et un effort intense mais de courte durée? Sans doute que oui et c’est atavique. Nos ancêtres les Cromagnons devaient pouvoir réagir vite et un max au danger. Par contre, l’effort intense sur de longues périodes? Permettez-moi d’en douter.
      Il y a eu un beau cas dans le passé illustrant la justesse de ma réserve. Il s’agit d’un cardiologue dans la quarantaine, une sommité en matière de choc cardiogénique dont le nom est, si je me rappelle bien, Richard Leahy ou quelque chose d’approchant qui est mort de choc cardiogénique pendant son jogging de sa pause lunch. L’affaire avait fait un certain bruit médiatique au tout début des années ‘80.
      Le coeur, c’est une chose. Les articulations en sont une autre, fragiles elles aussi d’où, peut-être le nombre effarant de genoux esquintés chez les coureurs longue distance.
      Alors oui, la modération est salutaire.

    • @8970,

      De quels spécialistes parlez-vous ? Je vous assure que si un coureur veut progresser, il doit se fixer des objectifs. Puis, l’orgueil vient naturellement chez la majorité des joggeurs… et il est aussi important de se motiver en se mesurant aux autres «lévriers».

    • @walt68 : L’entraînement physique est trop complexe pour qu’il puisse y avoir des « recettes ». Il y a trop de facteurs à prendre en compte. Les connaissances sont beaucoup trop empiriques et surtout trop individuelles. Ce qui marche pour quelqu’un va amener un autre à abandonner.

      Je vais prendre un exemple très simple. Pour beaucoup de « spécialistes », la clé du succès est dans un caractère social au sport. Pour eux, il faut se créer un groupe de personnes avec qui courir pour maintenir une certaine émulation ou, au contraire, pour se donner un encouragement mutuel. C’est par exemple ce que vous dites avec vos « lévriers » et votre orgueil.

      Sauf que dans mon cas, et probablement dans le cas de toutes les personnes ayant tendance à être introverties, cela ne marche absolument pas. Je suis quelqu’un de très autonome. Je suis quelqu’un qui, dans le sport, ne retire rien de la compagnie des autres. Je n’ai besoin ni des encouragements, ni de me sentir supérieur. Au contraire, courir avec d’autres personnes m’agace. Cela rend l’activité désagréable pour moi. J’excelle quand je suis seul et que je prends mes décisions seul.

      Le jour où je verrais un « spécialiste » adapter ses conseils selon le caractère psychologique de son client, ce jour-là je me dirais que le gars a peut-être certaines compétences.

      Pour ce qui est de progresser… Pourquoi quelqu’un doit-il progresser? Quel est pour vous l’objectif du sport?

      Pour un athlète professionnel, c’est-à-dire quelqu’un qui compte gagner sa vie avec le sport, progresser est effectivement le plus important. Pour les autres, pour ceux qui veulent juste rester en santé ou avoir du plaisir, cela ne devrait que rarement être le cas. La progression doit être naturelle, pas forcée.

      Je suis passé de quelqu’un d’obèse qui courait 400 mètres au maximum à quelqu’un qui court entre 50 et 70 km par semaine. Je cours pour le fun et parce que cela m’aide à passer mon stress. Je me moque éperdument des performances. Je n’ai jamais participé à une épreuve sportive officielle. Je cours presque toujours seul et je ne me suis jamais comparé à personne. Je n’ai jamais eu honte d’arrêter une course et de terminer en marchant les jours où cela n’allait pas. Je ne me pense pas supérieur parce que je suis capable de courir. Finalement, je ne me suis jamais fixé d’objectifs à atteindre. Si je m’étais fixé des objectifs, je les aurais immanquablement ratés et j’aurais abandonné.

      Alors oui, il y a certaines personnes qui courent par orgueil, qui ont besoin d’une source de motivation extérieure et qui doivent se fixer des objectifs. Mais je crois que c’est une minorité. Je crois que si autant de gens abandonnent ou ne progressent pas, c’est justement parce que les « spécialistes » tentent d’imposer un modèle qui ne fonctionne en fait qu’avec très peu de gens et qui ne correspond absolument pas aux besoins des gens.

    • 89170,

      Chacun prend son pied comme il le peut… Si pour vous, courir est synonyme de promenade, grand bien vous fasse ! mais se fixer des objectifs et trouver les moyens pour y parvenir est un exercice hautement stimulant intellectuellement. Croyez-moi.

      Comme vous, je ne ressent pas le besoin de motivations qui viennent des autres, mais je serais toujours incapable de me laisser devancer par qui que se soit.

      P.S. Bonne continuation dans votre désir de vous maintenir en bonne santé.

    • @89170
      “courir avec d’autres personnes m’agace.”
      Exactement mon cas.

      @walt68
      “un exercice hautement stimulant intellectuellement.”
      En sachant que la moitié des gens ont moins moins 100 comme QI, je suis presque du même avis que 89170. Au moins la moité des gens n’ont pas ce qu’il faut pour comprendre ce qu’est un objectif “réaliste” et être capable de suivre les moyens pour y parvenir. Allez dans un gym le 2 janvier et retournez voir le 3 mars. Plus de la moitié des gens n’y vont plus.
      Ou je diffère de lui est que des objectifs “réalistes” ne devraient pas décourager quelqu’un qui peut les comprendre. Exemple : perdre 5 livres par semaine n’est pas réaliste. En perdre de 2 à 4 par mois l’est.

    • @jl000001,

      Je conseillerais à n’importe quel néophyte de courir en tout premier lieu pour le plaisir. Le reste vient avec le temps.

      Aussi, il ne faut pas être une tronche pour entreprendre et maximiser une saison de course à pied. Il suffit simplement de savoir se renseigner ou de se s’offrir le luxe, pas dispendieux, d’engager ceux qui ont fait de la condition physique d’autrui leur vie : Les entraîneurs privés, les experts de la diététique, les clubs de course….

    • @walt68
      Je joue au golf plus régulièrement que je cours. Et vous devriez voir le nombre de personnes qui ont des élans ridicules, qui ont aucune idée pourquoi ils “slicent” ou “hookent” … Ils jouent pour le plaisir mais ils se fâchent lorsqu’ils en envoient une dans le bois ou (sans le laisser paraitre) lorsque j’en envoie une 75 verges plus loin qu’eux sans avoir l’air de forcer.
      Pourquoi ils ne prennent pas de cours pour maximiser une saison de golf ? Ca ne coute pas cher pourtant.
      C’est comme disait 89170 … l’orgueil. Ils se pensent meilleur que le prof qui va détruire tous les préjugés élevés au rang de vérités qu’ils ont appris des autres golfeurs. Certains l’ont essayé mais c’était un si gros changement avec leur élan (!) habituel qu’ils ont préféré revenir à leurs mauvaises habitudes. Le changement n’est pas venu tout d’un coup … sans effort.
      C’est trop souvent comme ça. La majorité des gens ne veulent pas y mettre l’effort de changer, d’apprendre avec un prof de golf ou un entraineur de course.
      Des tronches, il y en a beaucoup.

      Un petit exemple drôle: L’été dernier, je croise un coureur que je vois régulièrement dans mon coin. Je remarque de loin ses souliers minimalistes (avec des doigts de pieds). Il a vu que j’ai vu ses souliers alors en me croisant il est tout content de me dire que ses nouveaux souliers sont super. Hors, ce que j’avais surtout remarqué est que le gars attaquait franchement du talon. Tout le contraire de ce qu’il faut faire avec des souliers minimalistes. Une autre tronche !!

    • @walt68
      (J’avais pas fini ma phrase)
      Une autre tronche qui aura mal aux jambes et qui dire que les souliers minimalistes, ça ne vaut pas de la mar … melade ;-)

    • @gl000001 : Quand j’ai décidé de me remettre en forme, j’ai perdu 42 kg en quatre mois. Je perdais donc en moyenne un peu plus de 5 livres par semaine. Par contre, dans mon cas, j’avais mon entraînement militaire comme expérience, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

      Cela dit, même si le sport est un complément indispensable à un régime, il ne fait pas directement maigrir. Si vous dépensez plus, vous allez avoir faim et mangez plus. Le rôle du sport n’est que de maintenir le métabolisme à un niveau élevé et de ne pas perdre trop de masse musculaire pendant un régime. À partir de ce constat, un objectif de perte de poids devrait donc être associé au régime, pas au sport.

      Un problème que j’ai constaté avec l’idée d’associer le sport à la perte de poids est que cela amène très souvent à de la déshydratation. Les gens qui font du sport et qui regardent leur balance après vont avoir tendance à éviter de boire pour atteindre leur objectif. Même ceux qui sont constamment avec leur bouteille d’eau, boivent au total assez peu. Ils ne boivent que quelques gorgées pour éviter d’avoir la bouche sèche, ce qui n’est pas suffisant.

      Un autre problème est que même si l’activité physique est constante, la perte de poids, elle, n’est pas linéaire. Il y a des semaines où le poids va rester désespérément stable malgré les efforts. Quand quelqu’un est déjà dans une situation de faiblesse psychologique suite à la fatigue physique et surtout au régime, cela peut facilement le décourager et l’amener à abandonner.

      Finalement, une fois l’objectif de perte de poids atteint, la majorité des gens vont diminuer ou cesser leurs activités physiques, arrêter leur régime et… reprendre du poids. Généralement ils vont en reprendre encore plus que ce qu’ils ont perdu, moment où ils vont recommencer un cycle de fatigues et de privations.

    • @89170
      42 kg en 4 mois. Bravo mais vous êtes une exception.

    • @gl000001,

      Le coureur aux souliers minimalistes est sûrement une tronche… folle qui court pour la galerie. Reste à savoir s’il persistera dans l’utilisation de cet équipement.

      Comme vous avez parlé du golf : Je ne suis pas un adepte de ce sport, mais que c’est jouissif de voir une belle swing. N’est-ce pas ?

    • @walt68
      Il va souffrir. Ca c’est sur.

      Ce qui est intéressant au golf, en plus d’un bel élan, c’est qu’une fois de temps en temps, on peut faire un coup aussi beau que ce que font régulièrement les pros. De la chance contre de la virtuosité !!
      Jamais je ne courerai un marathon en 2:10:00 ou un 100 mètres en 10.2 secondes. Mais j’ai déjà fait un “eagle” (3 sur un par 5). J’ai callé une balle dans la coupe à 50 verges du green. Quelques fois, j’ai callé une balle dans la coupe de la fosse de sable. Quatre birdies dans la même partie. Et sept pars en ligne !!

    • @gl000001,

      Ha, Ha, quel vantard ! Sur ce je vous souhaite une bonne fin de semaine. BIRDIE !

    • @walt68
      Quand on joue souvent, la chance nous sourit plus souvent.

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