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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Mercredi 27 mars 2013 | Mise en ligne à 10h05 | Commenter Commentaires (5)

    Ma femme et son cancer

    Squarespace (7 of 30)

    Que dire de ce magnifique et poignant documentaire photo : The Battle We Didn’t Choose : My Wife’s Fight With Breast Cancer. Cela nous laisse sans mots et avec, assurément, quelques sanglots.

    La première fois que Angelo a aperçu Jennifer, il a su que c’était LA femme de sa vie. Six mois plus tard, il allait la rejoindre à New York et lui demandait, à genoux dans leur restaurant italien préféré, de l’épouser. À peine cinq mois après leur mariage, ils ont appris que Jennifer avait le cancer du sein. Yeux dans les yeux, mains dans les mains, ils ont dit: «Nous sommes ensemble, tout se passera bien.» C’était en 2008.

    Photographe, Angelo a immortalisé le quotidien avec le cancer du sein au fil des semaines, des mois, des années : la perte de cheveux, les séjours à l’hôpital, la douleur chronique, la fatigue, la peur, la tristesse, la solitude…

    «Malheureusement, la plupart des gens ne veulent pas voir ces réalités et, à un certain moment, le soutien commence à diminuer. Les gens croient qu’avec le traitement, les choses s’améliorent et que la vie revient à la normale. Hors, rien n’est normal avec le cancer. Les survivants ont à redéfinir le sens du mot «normal» et ce, souvent au quotidien. Qu’est-ce que les autres peuvent comprendre de ce que nous avons vécu tous les jours ? »

    Avec ses photos, Angelo Merendino a voulu donner un visage au cancer, celui de sa femme. Et surtout montrer l’amour de ses proches.

    Après quatre ans de traitements, Jennifer est décédée. C’était en 2012.


    • Les représentations de femmes avec le cancer qu’on voit à la télé, au cinéma et dans les magazines sont plus souvent qu’autrement de belles photos de femmes rayonnantes, positives et bien maquillées. On ne veut pas montrer le genre d’images que propose M. Merendino « pour ne pas décourager » les gens qui ont le cancer et leur proches. Sauf que la réalité les frappe durement lorsqu’ils doivent affronter la décrépitude du corps et qu’en plus on a tout fait pour qu’ils n’y pensent pas… et là, on ne parle même pas de la mort chuuuuuuut! Ces images sont dures à regarder, mais c’est la réalité crue des gens qui vivent ce drame et elle nous rappelle pourquoi on dit « combattre » le cancer.

    • Il y aurait beaucoup à dire sur ce documentaire mais, paradoxalement, que dire? La dernière photographie où on voit cette femme, encore vivante mais presque morte, avec un ourson en peluche pour lui tenir compagnie. Cet animal rappelle l’enfance, un lointain souvenir d’une période heureuse. À peine 40 ans, la moitié d’une vie. Vraiment, j’ai l’habitude d’avoir une opinion sur bien des choses, d’écrire longtemps, mais cette fois… Lorsque la réalité frappe comme une collision frontale, il est bien difficile de mettre de l’ordre dans ses idées. On peut juste se demander pourquoi, pourquoi la guérison n’a pas été possible.

    • La mort,la souffrance est notre triste realite’ mais vous demandez vous pourquoi?
      Adam et Eve ne souffraient pas et ne mourraient pas.Mais par le peche’ est arrive’ la souffrance et la mort,nous sommes tous sous cette malediction ! Tout est mis en oeuvre pour qu’on croit que l’homme est la “solution” alors qu’il est en fait le coeur du probleme.
      Au debut l’ adn etait parfait…

    • “«Malheureusement, la plupart des gens ne veulent pas voir ces réalités et, à un certain moment, le soutien commence à diminuer.”
      C’est tellement vrai! Et tellement dommage. Sommes-nous lâches? Je pense que oui. Tous autant que nous sommes nous avons le chic pour nous equiver quand ceux qu’on prétend aimer ont le plus besoin de nous.
      Malheureusement, ce n’est pas que lorsque nous sommes confrontés à la maladie que nous agissons ainsi.
      Combien de fois prenons-nous des nouvelles des ex-collègues qui ont été congédiés? Après combien de temps cessons-nous d’aller voir nos vieux qui sont au centre d’accueil? Quand invitons-nous les amis endeuillés?
      À chacun sa réponse.

    • @chip…bonnes questions…mes réponses me bouleversent.

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