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Est-ce que la sensibilisation à l’obésité et à tous ses dommages collatéraux est LA solution au surpoids ? Et que dire de la multiplication des interventions musclées et risquées comme la chirurgie bariatique ?
Qu’on le veuille ou non, à peine 5 % des personnes obèses qui maigrissent réussissent à maintenir à long terme un poids santé, selon Kino-Québec. Pas nécessairement par manque de volonté. Maigrir à long terme, ce n’est pas facile. Une question génétique, métabolique. Le fardeau est donc lourd à porter. Les personnes obèses se sentent ostracisées, jugées. Leur vie est échec.
En prônant la perte de poids ( régimes amaigrissants et la chirurgie bariatrique) comme solution et en parlant d’épidémie d’obésité, fait-on fausse route ? Et si on multipliait les environnements conviviaux, invitants, où les personnes obèses peuvent bouger sans se soucier du regard et des remarques des autres ? La journaliste Charlotte Cooper soulève la question.
Elle cite en exemple: le club de nage synchronisée Aquaporko en Australie. Aux États-Unis, certains groupes offrent des cours spécialement destinés et adaptés aux personnes avec surplus de poids : du yoga à la boxe avec, comme mission, d’axer sur le bien-être avant tout. À Cuba, une troupe de danse regroupe des danseuses tout en rondeurs. Même quand le pèse-personne est ingrat, bouger est salutaire. Obèse et en santé, c’est possible… avec certaines limites.
Selon vous, est-ce une bonne idée de créer des groupes sportifs pour obèses ? De miser sur le mot plaisir, plutôt que sur le mot maigrir ?
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