Le blogue santé

Le blogue santé - Auteur
  • Sophie Allard et Valérie Simard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard et Valérie Simard s’intéressent à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
  • Lire la suite »

    Partage

    Mardi 18 décembre 2012 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (7)

    L’intimidation à l’origine d’une modification génétique ?

    Archives, Lapresse.ca

    Archives, Lapresse.ca

    L’intimidation chez les enfants n’a rien de bon, on le sait. Les victimes (et intimidateurs) souffrent davantage de dépression que les autres élèves. Les risques de décrochage scolaire, d’automutilation et de tentative de suicide sont augmentés. On savait déjà qu’il y a un impact réel sur le cerveau.

    Ça va plus loin : des chercheurs montréalais suggèrent maintenant que l’intimidation chez les enfants va jusqu’à changer la structure entourant un gène impliqué dans la régulation de l’humeur, nous apprend ce mardi un communiqué du Centre d’études sur le stress humain (CESH) de l’Hôpital Louis-H. Lafontaine.

    Dans une étude publiée dans Psychological Medicine, Isabelle Ouellet-Morin et ses collègues du Centre d’études sur le stress humain avancent que les petites victimes subissent, au fil du temps, un dérèglement de la réponse à un événement stressant. L’environnement peut donc changer les gènes qui sont… muables. Les chercheurs ont comparé des paires de jumeaux dont un avait été victime d’intimidation, et l’autre pas.

    Lors d’une étude précédente pour l’Institut de psychiatrie de Londres, la chercheure montréalaise avaient montré que les enfants victimes d’intimidation sécrétaient moins de cortisol (hormone du stress), mais présentaient plus de problèmes d’interactions sociales et de comportements agressifs. Or, ses nouveaux travaux révèlent que cette diminution de cortisol survient deux ans après la modification génétique affectant la régulation de sérotonine, liée à l’humeur.

    Peut-on renverser les effets psychologiques de l’intimidation par des interventions et du soutien offert aux enfants ? Voilà une piste de recherche intéressante, souligne la Montréalaise.

    En savoir plus sur l’intimidation : ici.

    Qu’en pensez-vous ?


    • Je crois que le cannabis a un effet sur certains gènes également. Intéressant comme recherche.

    • Si cette nouvelle est sérieuse, j’ai bien hâte d’en voir la conclusion et l’approche thérapeutique envisagée.

      Personnellement, je n’arrive pas à me défaire d’une certaine méfiance à l’égard de ce type de nouvelle qui s’appuie parfois sur n’importe quoi comme hypothèse. Par exemple, saviez-vous qu’au début des années ‘90 certains chercheurs en mal de publicité vaient émis l’hypothèse que la nicotine réduisait les risques d’Alzheimer? Aujourd’hui, “on” dit tout le contraire.

    • ca fait longtemps que c est connu , un type comme Ernest Rossi l avait démontré dans un bouquin intitulé psychobiology of gene expression en 2002 je crois

    • L intimidation chez les adultes cree un sentiment de superiorite. Chez moi ca fait ca.

    • Recherche intéressante. J’imagine que tout stress contre lequel le corps réagit de façon excessive peut avoir un impact sur certains gènes surtout pendant la croissance d’un individu et même dans le corps de sa mère. C’est comme les allergies dont on comprend plus ou moins la problématique et qui est une réaction exagérée de l’organisme à certains éléments tout a fait anodins pour d’autres. Avec l’angoisse qu’elle aura suscité l’intimidation fera en sorte que l’enfant, devenu adulte, craindra des situation qui pourront sembler menaçante même sans l’être. Comme dans le dicton “Un chat échaudé craint l’eau froide.”

    • @respectable
      Un tour du chapeau donc ?
      Vous avez reconnu avoir pris des drogues illégales (EPO), fraudé l’impot en donnant des cadeaux de Noël que votre compagnie paye, et maintenant vous reconnaissez intimider les gens !!! Bravo.

    • C’est comme les mauvais traitements subis à la maison, (la fessée notamment), qui ont le même genre d’effets sur le cerveau. Une étude publiée dans la revue américaine Pediatrics avait révélé que les enfants qui reçoivent régulièrement des fessées à trois ans sont plus agressifs à l’âge de cinq ans.

      L’enfant systématiquement persécuté finit par être sur le qui-vive en permanence car il anticipe la violence à venir. Tout son développement cérébral tend vers la protection contre un environnement perçu comme continuellement hostile. Cela limite les autres apprentissage cognitifs et sociaux.

      Un enfant doit évoluer dans un environnement qui lui apporte la sécurité affective dont il a besoin. S’il a l’impression d’être une cible permanente et de ne pouvoir compter sur personne pour le protéger, il risque de se comporter à l’âge adulte comme un animal traqué toujours sur la défensive.

      Aux parents que ça pourrait intéresser:

      Intimidation (ressources et aide pour les parents):

      http://www.phac-aspc.gc.ca/hp-ps/dca-dea/parent/support/welcome-bienvenu/bullying-intimidation-fra.php

      Ligne-Parents (anciennement SOS-Parents), une ligne d’aide et téléphonique gratuite et disponible en tout temps pour les parents:

      1-800-361-5085

      http://ligneparents.com/menu/index.php?lang=fr&choix=accueil

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    décembre 2012
    D L Ma Me J V S
    « nov   jan »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives

  • publicité