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Archive du 12 décembre 2012

Mercredi 12 décembre 2012 | Mise en ligne à 8h58 | Commenter Commentaires (10)

Difficile de réduire sel et sucre

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Seriez-vous prêts à réduire votre consommation de sel et de sucre ? Étonnamment, les Québécois sont prêts à faire des efforts limités, nous apprend Marie Allard dans La Presse ce mercredi.

Selon un sondage IPSOS réalisé cet automne, la moitié (53%) des Québécois mangeraient un dessert réduit en sucre et à peine 47 % consommeraient des frites moins salées et 44 % pour un pain réduit en sel. Comme on en consomme plusieurs fois par jour, le pain est la principale source de sodium, indique la nutritionniste Nathalie Jobin à ma collègue.

On ne rechignerait pas à réduire le sucre dans nos céréales matinales ou à réduire le sel dans nos croustilles. Mais on n’irait pas beaucoup plus loin… D’ailleurs, le quart des Québécois ne lisent même pas les étiquettes nutritionnelles lorsqu’ils achètent des aliments.

Ces résultats de sondage sont publiés au lendemain de la sortie d’une étude australienne qui montre que les enfants qui consomment plus de sel ont  tendance à consommer plus de boissons sucrées et à être davantage obèses. Ils suggèrent de réduire la consommation de sodium chez les jeunes pour réduire l’obésité infantile.  Les enfants accros aux boissons sucrées consommaient 6,5 grammes de sel par jour, contre 5,8 grammes pour les autres qui buvaient de l’eau.

Le sel en lui-même est dommageable. L’hypertension est la maladie chronique la plus répandue dans le monde. Jusqu’à 1,5 milliard de personnes sont touchées et la maladie serait responsable d’environ 8 millions de décès par année, selon l’OMS. Un peu plus de la moitié des 12 millions de personnes hypertendues traitées en France suivent leur traitement correctement, selon un sondage rendu public mardi.

Ici, l’industrie agroalimentaire québécoise commence à bouger. Lentement. Ce n’est pas simple. Le programme volontaire Mélior, financé par Québec en forme, propose aux entreprises d’offrir des aliments plus sains en plus grande quantité. Pacini et IGA embarquent, mais plusieurs hésitent. On ne voudrait surtout pas que le consommateur, friand de sel et de sucre, trouve le changement trop drastique.

L’industrie devrait-elle agir ? Malgré tous les messages de santé, les consommateurs sont-ils assez conscientisés ?

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