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  • Sophie Allard et Valérie Simard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard et Valérie Simard s’intéressent à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Jeudi 6 décembre 2012 | Mise en ligne à 13h30 | Commenter Commentaires (13)

    Mon psy, bientôt gratuit ?

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    Êtes-vous pour ou contre la gratuité des services d’un psychologue en bureau privé ?  Le commissaire à la santé et au bien-être, Robert Salois, recommande la gratuité pour le traitement des cas d’anxiété et de dépression.

    Dans son rapport Pour plus d’équité et de résultats en santé mentale au Québec publié mercredi, il déplore le système actuel «à deux vitesses», inéquitable envers les personnes plus démunies et ceux qui n’ont pas d’assurances collectives. Dans les hôpitaux et les clsc, les délais sont souvent longs. On parle de plusieurs mois. Pour quelqu’un qui se porte mal, cela peut être interminable. Ces délais «peuvent avoir des conséquences importantes pour la clientèle déjà vulnérable, dont le risque de chronicité et le risque suicidaire», dit-on dans le rapport.

    On en parle ici, ici et ici.

    Il serait certes coûteux de couvrir les frais de psychothérapie par l’assurance-maladie, mais cela s’annulerait. Les coûts qu’entraînent les problèmes de santé mentale étaient estimés à 6 milliards $ au Canada l’an dernier. Au privé, une séance coûte au bas mot 80 $.

    Le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a réagi positivement au rapport. Il demandera à l’Institut national d’excellence en santé et services sociaux (INESSS) de lui fournir une analyse coûts-bénéfices avant de prendre une décision.

    La présidente de l’Ordre des psychologues du Québec, Rose-Marie Charest, se réjouit de cette proposition. «C’est une très bonne nouvelle, a-t-elle affirmé au Soleil. C’est une recommandation qui est soutenue par la grande majorité de la population. Ça va permettre de diminuer la souffrance que vivent de nombreuses personnes et leur famille. On entend souvent dire que les gens ne sont pas portés à consulter pour un problème de santé mentale. La raison première est la barrière que représentent les coûts. La psychothérapie est un traitement qui fait consensus.»

    La Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM) salue les résultats de la vaste consultation et les recommandations qui s’inscrivent en cohérence avec la « loi du gros bons sens », a-t-on annoncé jeudi par communiqué. «Malgré la pertinence des recommandations, si la volonté politique n’est pas présente, il s’agira encore une fois de vœux pieux.»

    Une personne sur cinq risque d’être atteinte d’un problème de santé mentale dans sa vie. Mais la majeure partie de la population n’a pas accès aux psychologues. Pourtant, le Québec compte déjà le plus grand nombre per capita au Canada : 95 psychologues pour 100 000 habitants.

    Les visites chez le psy devraient-elles être couvertes par le gouvernement ?


    • La sérénité, la plénitude et le bonheur sont des droits. Québec doit donc fournir les psychologues. On va sauver sur les médicaments et si y’en manque un peu on émettra une tranche d’Obligations à chaque année pour se payer ça. C’est si simple.

    • Ah oui, psy gratuit, payé avec du bel argent tout neuf fraichement emprunté par Québec…

      Ce que je me demande est combien de problèmes de santé mentale pourraient être évités si les gens pensaient positivement, se donnaient des objectifs a atteindre, et arrêtaient de se plaindre un peu. Non, je ne suis pas en train de dire que les problèmes de santé mentales sont tous bogus, mais je suis sur qu’il y en a un méchant paquet de pas vraiment malades qui bouffent les resources des autres.

      T. Rightman.

    • Si on fait de la pub comme quoi la maladie mentale est une maladie comme les autres, ça tombe sous la logique. Cependant, je crois comprendre que ce ne sont pas tous les problèmes qui seraient couverts? On va se mettre à s’inventer des dépressions pour se faire traiter pour d’autres problèmes.

      Est-ce que les coûts sauvés vont être utilisés à gérer de la paperasse? Est-ce que les délais vont vraiment être racourcis? Parce que qui dit gratuit dit j’en profite!

      Est-ce qu’on va étendre cet aspects à d’autres solutions? Les physiatres soignent des problèmes qui pourraient éventuellement demander une chirurgie s’ils ne sont pas traités à la base. Mon ostéo m’a évité d’aller chez le doc puis de prendre des médicaments pour une sinusite. Les chiros se ventent de réduire les otites.

    • ..J’ai, à l’égard de ce que les anglophones, surtout américains, appellent des «shrinks», des sentiment très mitigés.

      Chez une certaine faune, surtout artistique, on dirait que c,est «in» d’avoir son «shrink» et d’en parler ouvertement lors d’entrevues dans les divers shows de chaises comme Letterman, Leno, Oprah, etc. À entendre ces gens, on jurerait qu’il nous manque quelqwue chose si on n’a pas son «shrink» qu’on peut consulter sur tout et sur rien.

      Bien entendu, quand il s’agit de gens totalement désespérés dont la situation entraine les tragédies que l’on sait, c’est une tout autre affaire. En pareils cas, il semble évident qu’il faudrait davantage qu’une brève rencontre avec un médecin généraliste qui, faute de plus amples ressources, prescrira des anxiolytiques accompagnés d’une tape sur l’épaule et d’un «rassurez-vous, avec ça, ça devrait aller».

      Bref, comme d’habitude quand il s’agit de santé , ça n’est jamais simple et ouvrir simplement les vannes ne signifie pas qu’on règlerait le problème et surtout qu’on éviterait les abus.

    • Ca serait de rêver en couleurs et j`ai tendance à croire qu`on ne peut ni ne doit se permettre la gratuité dans tout car la gratuité on le sait ca coute tres cher qu`on le paye directement ou non.

      Je crois toutefois qu`en certaines occasion comme dans les cas de séparation et de divorce que ca serait tres à propos et préférable à des services gratuits de médiation comme c`est le cas actuellement.

      Personellement ayant eu recours aux services d`un psy, maintenant que je sais ce que ca apporte, si c`était pour dépenser mon dernier sous, j`y irais sans hésiter. L`investissement en vaut en masse la peine mais malheureusement ce n`est pas percu ainsi par les VRAIS HOMMES !

      Je crois toutefois qu`avant d`en venir à considérer la gratuité de l`initiative , qu`il est incontournable et préférable de faire une longue campagne de promotion et de sensibilisation comme ce fut le cas pour l`alcool au volant entre autres afin de faire changer les mentalités et surtout de sensibiliser les purs et durs et à les aider à couper l`isolement. Ce n`est pas parce que c`est gratuit que c`est nécéssairement à portée de ceux qui en auraient besoin…

    • Moi c’est contre le mot GRATUIT que j’en ai.

      C’est vrai que ça aurait l’air un peu plus fou et que ce serait plus long dire: “payé par les impôts des contribuables”.

      Mais ça aurait au moins le mérite d’être honnête. “Gratuit” ça n’existe pas. “Gratuit”, ça explique pourquoi nous sommes les plus taxés en Amérique du Nord: on a trop de bébelles “gratuites”!

    • @loubia : Gratuit est le terme exact. Nous avons plein de pétrole et de gaz de shale à mettre en garantis à nos créanciers. Les obligations d’épargnes du Québec ont un bel avenir devant elles. Avec autant de gaz, je me demande même si un Québec souverain ne serait pas viable.

    • gratuit pas vraiment quand je regarde combien est enlevé sur ma paie

    • Des soins prioritaires de santé mentale aurait probablement plus de raison d’être payé en partie par nos impôts…certainement plus que la fécondation in vitro…
      Il ne faudrait pas que tout soit payé…la priorisation pourrait se faire via un mécanisme déjà en place, les guichets en santé mentale.
      Une problématique, c’est que dès qu’une personne n’a pas d’assurance collective ou privée, on se dit quelle n’a pas les moyens…parfois il faut faire des choix pour sa santé….le resto ou le psy? Un voyage ou le psy, la cigarette ou le psy? La problématique vient chez les gens plus démunis où la question épicerie ou le psy ne se pose pas…

    • L’assurance n’est pas une garantie d’accès au service. Ex: vous consultez pour une dépression, un accident ou une maladie grave, pendant 10 mois, soit 40 séances. Les 10 premières séances sont couvertes à moitié, donc 450$ de votre poche. Les 30 séances suivantes vous coûteront 2700$. C’est plus de 3000$ à débourser en 10 mois. Une fois payés l’épicerie, le service de garde, l’essence, il n’y a pas beaucoup de familles qui peuvent se permettre une telle dépense. Et si le problème affecte aussi votre conjoint ou votre enfant et qu’il a lui aussi besoin de consulter, le coût total vient de doubler. 6000$! Même en se privant de resto une fois par mois (parce que les familles ne vont pas au resto toutes les semaines), cela ne serait pas suffisant pour pouvoir avoir accès au service…

    • Un patient dont la thérapie sera payée par l’état devra signer un contrat dans lequel il s’engage à :

      1) ne pas nous parler de sa thérapie ni de son thérapeute;
      2) renoncer à essayer de nous convaincre que la nouvelle histoire qu’il se raconte à son sujet est bien vraie.

      @respectable

      La sérénité, la plénitude et le bonheur sont des quêtes.

      - Robert Lemieux

    • @rllemieux
      Excellent !!
      Un jour, peut-être, la vie sera quête de liberté et non plus réduction des contraintes. -Jacques Attali

    • 1.- On ne pourra jamais obliger une personne à consulter un psy et à se faire traiter. C’est une démarche très personnelle, il faut vouloir, être motivé car c’est très difficile, parfois pénible, ne faut pas se présenter chez le psy parce que l’on nous contraint à y aller.. la personne n’en
      retirera RIEN. Dans certaines cies il y a des PAE, les ‘yés consultent parce que ça existe et
      qu’une partie, sinon la totalité des honoraires est payée pour un montant X, soit 8 ou 10 séances mais n’y trouve aucune aide, ne comprenant rien là-dedans. Je suis contre la gra-
      tuité totale parce que c’est comme les frais de scolarité, il est important que chaque client paie un montant pour que cette thérapie qu’il entreprend soit prise au sérieux car quand on
      investit dans q.q. chose que ce soit chez un psy ou à l’Université, cela donne une valeur à la
      démarche entreprise, laquelle est d’autant plus “sérieuse” qu’elle nous coûte des sous.
      @ Noirod : je ne crois pas qu’une longue campagne de promotion et de sensibilisation comme ce fut le cas pour l`alcool au volant comme tu le suggères, serait utile dans l’immédiat, à très long terme, 10, 15 ans et Plus peut-être; la pub à la télé avant qu’elle soit prise au sérieux ça va prendre plusieurs lunes. Ayant fait une thérapie, mes objections viennent de mon expérience, j’ai payé le prix et c’est le plus beau cadeau que l’on puisse se faire, même si on pense souvent à abandonner, le bénéfice est pour nous. Je serai toujours contre la gratuité totale et entière et cela pour le plus grand bien du client.

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