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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h22 | Commenter Commentaires (10)

    Jamais sans mon téléphone

    Photo Alain Roberge, archives La Presse

    Photo Alain Roberge, archives La Presse

    C’est plus fort qu’eux. Ils ont toujours leur téléphone intelligent à la main. Ils le dégainent à la moindre sonnerie, à la moindre vibration. On les voit alors faire valser leurs doigts sur les touches : lors d’une réunion d’affaires, d’un souper de famille, d’un film au cinéma, d’un tête-à-tête au restaurant. Comme s’il y avait urgence. Plusieurs sont dépendants de leur appareil, littéralement. Une dépendance sans drogue, mais sérieuse.

    Selon un sondage mené auprès de Britanniques, 66 % des propriétaires de téléphone se sentent anxieux lorsque leur appareil n’est pas à leur portée. Le phénomène est déjà connu, documenté. On l’a même baptisé : la nomophobie. Des chercheurs de l’Université Baylor, au Texas, viennent d’établir que cette dépendance au téléphone intelligent et au message texte est associée au matérialisme et à l’impulsivité et peut être comparée aux pathologies de la consommation, telles l’achat compulsif et l’usage abusif de la carte de crédit. Leur étude vient d’être publiée dans le Journal of Behavioral Addictions.

    En gros, les auteurs avancent que les téléphones intelligents, issus de notre culture de consommation, ne sont pas seulement un outil de communication, mais ils sont souvent utilisés comme un symbole de notre statut. Selon eux, ils nuisent aux relations interpersonnelles, lit-on sur Science Daily. Ils sont utilisés dans un rituel pour calmer une impulsivité chez le consommateur. En fait, il y aurait dépendance à l’action faite avec le téléphone plus qu’au téléphone lui-même. Comme ça l’est pour la suce et le bébé.

    Les jeunes adultes envoient en moyenne 110 messages textes par jour, ou 3 200 chaque mois ! Une mauvaise manie ou un phénomène à prendre au sérieux ?


    • Pour les jeunes adultes, j’aimerais savoir de ces 110 messages, combien de ceux-ci sont pertinants…

      Cela dit, j’en suis une qui a toujours son cellulaire près dans sa poche ou sa sacoche. Anxieuse si le téléphone reste à la maison? Ça dépend du temps dans l’année. Lorsque je suis dans un ”rush” de travail, oui. Sinon je l’apporte avec moi plus par habitude.

      Ça dépend du type de travail que l’on fait. Dans beaucoup de domaines, c’est la rapidité de répondre à une question qui assure le nombre de clients. Il faut que ce soit presque instantané. Ça a commencé avec les courriels au lieu du téléphone et maintenant ce sont les texto. Si je suis à travailler chez une cliente et que j’ai une question importante, souvent je vais texter la dite cliente qui me répondra dans l’heure qui suivra selon sa disponibilité, et vice-versa. 100% de mes clients apprécient cette façon de travailler et moi aussi car je suis plus efficace et ça m’évite d’avoir à revenir chez un client pour compléter mon travail.

      J’ai fait ma réputation sur mon organisation et mon efficacité et désolée mais le cellulaire m’aide de beaucoup à maintenir ma réputation.

    • ..Si ledit téléphone est un instrument de travail, où est le problème? Sur ce chapître, je suis d’accord avec nemo, 12h57…… et avec mon fils qui n’a même pas de ligne terrestre mais qui gère plusieurs projets en même temps et sur un vaste territoire. Je remarque aussi que ceux qui en font un instrument de travail ne perdent pas leur temps en futilités, en «tweeeeets» etc. et ne courent pas après le dernier gadget surtout si ledit gadget n’apporte aucune valeur ajoutée pour le boulot.

      Perso, maintenant que je suis à la retraite, j’ai «retraité» vers un téléphone très «basic» que je traine avec moi quand je me déplace en voiture ou sur ma moto, juste au cas où. Et ça ne me coûte pas cher. J’ai toujours voulu des outils répondant à mes besoins. Le symbole de statut social? Bof!

    • Smells like bullshit :

      110 message texte par jour. Ça veux dire 7.8 texto par heure (110 / 14 heures) ce qui veux dire plus d’un texto par 10 minutes, sans exception, chaque heure de la journée chaque jours.

      De plus, c’est une moyenne. Il faut autant de personnes qui font 65 texto par jours que de personnes qui font 220 texto par jours.

      Vous croyez sincèrement ce chiffre?

    • C’est possible 110 car un texto en demandera quelques autres pour préciser finalement ce qu’on aurait pu dire plus facilement par la parole.
      “T’as dis ça”
      “Non, c’est pas ça que je voulais dire”
      “gna gna gna”

      @needle
      Je connais des ados qui sont dans la moyenne. Si c’est exagéré, ça l’est par très peu.

    • Le texto et cellulaire est une vraie maladie et épidémie… je suis tout de même daccord avec nemo concernant l’utilité pour le travail. Par contre ce n’est pas la majorité qui en font cette utilisation, personnellement, je n’ai même pas de cellulaire et je déplore de voir tous ces gens passer leur journée la face rivée sur l’écran de leur bidule électronique. Le monde est devenu virtuel, antisocial… quand je vois des gens au restaurant en train de texter ou parler au cellulaire ça me tue… lorsque ça n’existait pas personne n’en souffrait et personne n’en est mort non plus.

      les cellulaires devraient être carrément interdits dans les restaurants et dans plusieurs autres endroits dailleurs… c’est vraiment devenu une maladie de la société.

    • Il y en avait une hier sur St-Martin direction est vers 19:00. Elle textait dans son gros SUV et prenait deux voies. On est trois à l’avoir klaxonnée. Elle nous a fait signe qu’on était “numéro un” et a continué.

    • Est-ce que ce serait légal si je m’achetait un brouilleur d’onde de cellulaire. Je m’amuserais à couper les cnnexion des gens qui utilisent leur cellulaire au volant. :)

    • Je trouve que cette dépendance au cellulaire est typique de notre époque. Ce n’est pas la qualité des communications qui compte, c’est la quantité, l’impulsivité, peu importe s’il s’agit la plupart du temps d’échanges futiles et superficiels. Peut-être que dans 5 ans, on aura délaissé cette habitude pour faire place à une nouvelle dépendance.

      Je ne dis pas qu’un téléphone polyvalent n’est pas un bel outil quand il est utilisé à bon escient.

      Au sujet de l’utilisation dans le cadre du travail, je me demande si dans certains cas on n’escamote pas un peu les phases planification et organisation, sachant que de toutes façons on pourra facilement rejoindre ou être rejoint par un collègue ou un client. Par exemple, si je prépare adéquatement mes vacances et que je m’assure d’effectuer un bon transfert de mes dossiers à un collègue qui pourra prendre la relève durant mon absence, celui-ci n’aura pas besoin de m’appeler ou de me texter à tout bout de champ et je pourrai vraiment décrocher, si tel est mon désir.

    • ..@luc9,11h03:«Je ne dis pas qu’un téléphone polyvalent……»

      Ah! Enfin queqlqu’un qui n’a pas adhéré à l’expression «téléphone INTELLIGENT». Par les temps qui courent, il y a plein de mécaniques auxquelles on a greffé l’épithète «intelligent». Des téléphones, des tableaux, des cafetières, des machines à laver et tutti quanti. Ras le bol moi des machines dites «intelligentes» qui est, en fait, le calque de l’anglais «smart». Les gens qui les sont conçues les sont certainement, intelligents et probablement assez «smattes». Mais une sacrée machine, quelles que soeint ses fonctionnalités, ça ne peut faire que ce pourquoi des gens forcément intelligents l’ont conçue.

      Merci donc pour votre «polyvalent». Moi, j’utilise aussi le terme «multifonctions».

    • @jeanfrancoiscouture

      En fait, c’est en lisant l’intervention d’un blogueur (c’était peut-être même vous) sur Cyberpresse que j’ai été incité à utiliser un autre terme. J’aime bien aussi “multifonctions”. Quoi qu’il en soit, j’ai l’impression que “téléphone intelligent” est déjà bien ancré et qu’il sera difficile d’y résister.

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