Le blogue santé

Le blogue santé - Auteur
  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
  • Lire la suite »

    Partage

    Jeudi 22 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h26 | Commenter Commentaires (11)

    Docteur, une dose d’ecstasy svp !

    Aussi appelée «E» ou pilule de l’amour, l’ecstasy a été très populaire dans les années 80 et 90 auprès des fêtards qui se déhanchaient toute la nuit. Plus récemment, elle est très présente auprès de jeunes polytoxicomanes et de professionnels urbains. Cette drogue pourrait bientôt gagner le cabinet de psychiatres. On en parle ici.

    En effet, l’ecstasy pourrait contribuer à soigner les victimes de stress post-traumatique chronique, lorsque combinée à une psychothérapie. C’est le constat de chercheurs américains qui ont publié cette semaine le fruit de leur expérimentation clinique dans le Journal of Psychopharmacology en ligne.

    ecstasy

    L’ecstasy, ou sa molécule MDMA (3,4-méthylènedioxyméthamphétamine), aiderait les victimes d’abus sexuel, par exemple, à s’exprimer et à parler des épisodes traumatisants, tout en restant en contrôle de leurs émotions.

    Le psychiatre Michael Mithoefer de Caroline du Sud et son équipe de l’Association multidisciplinaire pour les études psychédéliques (MAPS) ont découvert des effets bénéfiques à long terme de la combinaison MDMA-psychothérapie (utilisée ponctuellement). En 2010, ils ont étudié une vingtaine de sujets victimes de stress post-traumatique (abus sexuels) chez qui des traitements classiques avaient été inefficaces. Pendant trois séances, près de la moitié des sujets ont consommé la MDMA sous supervision médicale et, entre ces séances, ils ont pris part à une psychothérapie sans usage de drogue.

    Les résultats initiaux ? Immédiatement après l’expérimentation, 83 % des sujets qui avaient reçu la MDMA ont montré une amélioration significative de leurs symptômes, contre 25 % dans le groupe contrôle (qui n’avait pris aucune drogue) et ce, sans effets secondaires. Après l’étude, les sujets contrôle ont été invités à leur tour à recevoir la MDMA.

    Après un suivi de plus de 3 ans, la majorité des sujets (15 sur 21) ont dit n’avoir que peu ou pas de symptômes. C’est la première étude à long terme qui démontre l’effet positif de l’ecstasy. Toutefois, l’échantillon est petit et d’autres études doivent être menées pour confirmer les résultats.

    Le MAPS poursuit ses recherches et a obtenu le feu vert des autorités américaines pour effectuer des tests de plus grande ampleur sur des vétérans de l’armée américaine, qui ont servi en Irak et en Afghanistan. Un sur sept souffre de stress post-traumatique chronique.

    L’ecstay est illégale au Canada depuis 1976 et aux États-Unis depuis 1985. Avant cela, plusieurs psychiatres l’utilisaient de façon expérimentale en complément de thérapie, selon le Dr Mithoefer.

    La publication de ces résultats survient deux mois après la diffusion fort controversée d’une télé-réalité britannique mettant en scène les coulisses d’un essai clinique sur l’ecstasy (on souhaite étudier son impact sur des cerveaux sains). Au-delà de ses potentiels effets médicaux, cette drogue n’est pas inoffensive et fait déjà bien des ravages, déplore-t-on.

    Est-il louable ou dangereux d’étudier l’ecstasy ? On en sait encore bien peu sur cette pilule aux nombreux visages…


    • Au contraire c’est dangereux de laisser nos préjuger sur un produit chimique influencer l’importance qu’on lui donne dans la recherche. Si elle peut soigner des personnes souffrant de maladies, pourquoi nous priverions nous volontairement d’un moyen de les soigner parceque d’autres personnes l’utilisent a d’autres fins.

    • Si c’est pas payé par la RAMQ je ne vois pas de problèmes.

    • @respectable: pourquoi la RAMQ payerait-elle la (3S,4R)-3-[(1,3-benzodioxol-5-yloxy)méthyl]-4-(4-fluorophényl)pipéridine (antidépresseur connu) mais pas la 3,4-méthylènedioxyméthamphétamine ? Je me rallie aux arguments de guiguibob.

    • Deux valiums pis un scotch peuvent faire la job. Quoi? Deux prozacs et une vodka aussi? Ah bon.

    • La RAMQ doit payer les benzos, mais pas les ISRS pendant plus de 12 mois. Après les dépressifs doivent faire un choix: continuer les benzos ou se prendre en mains une fois pour toute. Les payeurs de taxes sont à boutte de payer pour les maux de l’âme.

    • @ respectable:
      Il ne vous est jamais venu à l’idée que les personnes souffrant de maux de l’âme et d’autres personnes que vous conspuez allègrement pouvaient aussi êtres des payeurs de taxes?

    • @respectable – Il est temps que vous regardiez la télé et les pubs si vous n’êtes pas capable de réaliser que la dépression est une maladie et que les gens souffrant de dépression sont malades au même titre que ceux qui souffrent de cancer. La guérison est variable dans le temps pour les souffrants. Peut-être que si quelqu’un de votre entourage souffrait… mais étant comme vous êtes, peut-être que vous n’avez pas d’entourage réel.

      TOUTES les drogues peuvent faire des ravages, dépendant de l’usage qu’on en fait, même l’aspirine. C’est triste qu’à cause de toxicomanes, l’Oxycontin qui pouvait soulager bien des gens fasse maintenant l’objet de critiques et mesures aussi négatives. Mais ce n’est pas étonnant dans ce monde de fou où tout le monde veut son bonbon tout’d’suite, avec du bling-bling en masse, et quand on ne l’a pas, on se gèle.

    • …. monde fou ou monde de fous…

    • Les études qui ont sérieusement évaluées la dangerosité des drogues sont arrivé à la conclusion que l’ectasy est une des drogues les moins dangereuses, comme le pot. En tout cas beaucoup moins que l’alcool, que la plupart des adultes arrivent à consommer de façon responsable.
      Je rêve d’un monde où des citoyens, payeurs de taxes, majeurs et vaccinés, pourront choisir librement les substances qu’ils veulent ingérer, et que celles-ci soient réglementer, tant au point de vue de la vente au mineurs que de la pureté. Les humains modifient leur chimie neurologique depuis des millénaires, je vois vraiment pas pourquoi on stigmatise tellement certaines substances en particulier.
      D’ailleurs, les anti-depresseurs agissent sur le même récepteur que la MDMA, de façon moins intense. Elle est où la ligne? J’ai le droit de modifier la chimie de mon cerveau, mais pas si j’ai du fun? ou bien il faut qu’un psychiatre me donne la permission? ou seulement avec une substance qui historiquement est liée à la culture européenne et la religion catholique? Aucune logique. Après on se moque des pays musulmans qui interdisent la vente d’alcool.

      F.Gagnon

    • eudier quoi que ce soit , est louable , pour la simple et bonne raison que bien des decouvertes benefique pour l’humanite ont ete la consequence d’erreurs , se priver d’une decouverte a cause d’interditt moraux ca c’est une vraie tragedie , j’ai eu , il y a quelques annees une passe vraiment tragique dans ma vie , et si il n’y avais pass eu une certaine substance illegale mais allegrement disponible a montreal , il y aurais certainement eu un acte autrement plus tragique pour bien d’autre famille telement j’eatais remplis de sentiment destructeur pour la societe , ma puff que l’on combat a coup de milliards chaque annee m’a non seulement garde hors de prison , mais a egalement sauve la vie a d’autres , rien n’est noir ou blanc dans la vie , il faut savoir apprecier differents degres de gris , je suis eventuellement passe a travers mon deuil , j’ai pardonne a ceux qui furent la cause de mes malheurs , et je ne consomme plus , mais j’en suis convaincu aujourd’hui , sans le “quebec gold” il y aurais eu des enterrement supplementaire .

    • Tous les dépressifs que je connais sont des abuseurs et se rendre eux-mêmes malades. Ils continuent à boire du café, à fumer et à boire. Impossible pour le ISRS de faire effet. Oui à l’Ativan gratuit mais non aux Effexor su’l bras pendant plus de 12 mois. Qu’on mette ça déductible et qu’ils se les paient eux-mêmes. Bientôt, c’est toute la province qui sera sur le prozac si on n’arrête pas la folie de la gratuité mur-a-mur alors que la vie n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    novembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « août    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    30  
  • Archives

  • publicité