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  • Sophie Allard

    À l’affût des dernières découvertes et tendances en matière de santé, Sophie Allard s’intéresse à tout ce qui permet de conserver un esprit sain dans un corps sain.
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    Jeudi 15 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (9)

    Enceinte : boire ou pas ?

    Photo Alain Roberge, archives La Presse

    Photo Alain Roberge, archives La Presse

    L’alcool consommé de façon occasionnelle et modérée est-il nocif pour la santé du bébé ? Les études se multiplient et se contredisent, les recommandations vont dans un sens et dans l’autre. À l’approche des partys des Fêtes, bien des femmes enceintes ne savent pas sur quel pied danser.

    On se laisse tenter par quelques gorgées ? Non, conseillent des chercheurs britanniques, auteurs d’une étude publiée mercredi dans PLoS ONE. Même une quantité d’alcool, habituellement jugée inoffensive, peut avoir un effet sur le quotient intellectuel de l’enfant, ont-ils découvert grâce à la génétique. On en parle ici, ici et ici.

    Jusqu’à maintenant, les études sur l’alcool et la grossesse étaient observationnelles, c’est pourquoi on n’arrivait pas à isoler le facteur alcool des autres facteurs liés au mode de vie, comme l’éducation, l’alimentation, etc. Aussi, des chercheurs sont arrivés à la conclusion, en 2010, que les enfants nés de mères qui avaient bu légèrement pendant la grossesse avaient de meilleures capacités cognitives à 5 ans. Pourquoi ? Probablement parce que les mères qui boivent peu durant la grossesse sont généralement en meilleure santé, plus riches et plus scolarisées que celles qui boivent beaucoup ou pas du tout.

    Cette fois, l’étude a misé sur la génétique. Elle a porté sur plus de 4000 mères et leurs enfants. On a d’abord questionné les futures mères sur leur consommation d’alcool à deux reprises durant la grossesse, puis on a mesuré le QI de leur enfant à l’âge de 8 ans. On a aussi fait passer des tests aux mères et aux enfants afin de détecter la présence ou non d’une variation génétique liée à une métabolisation plus lente de l’alcool.

    Les chercheurs ont découvert que lorsque la métabolisation de l’alcool est plus lente, les dommages au foetus sont plus marqués. Une baisse de QI de 3,5 points a été remarquée chez les enfants qui ont cette modification génétique et dont les mères ont bu jusqu’à trois petits verres de vin par semaine.

    Comme on ne sait pas à l’avance si l’enfant sera porteur ou non de cette variation génétique, on ne peut prévoir si la consommation d’alcool, même modérée, sera nuisible ou non pour son enfant.

    Partys des Fêtes ou non, mieux vaut donc apaiser sa soif avec un virgin cesar ou une bière sans alcool !


    • On ne devrait consommer aucune drogue enceinte. On ne se racontera pas d’histoire ici l’alcool est non seulement une drogue, il est le plus puissant anxiolytique actuellement sur le marché. Alors la réponse est non. Si vous êtes anxieuse faites 1 heure d’exercice par jour, ne consommez aucun produit anxiogène, relaxation, lecture, éviter de vous énervez. La plénitude est de mise lorsqu’on est enceinte. Après avoir accouché vous pourrez faire ce que vous voulez. Mais ne faites pas consommer de la drogue à votre bébé. Lorsqu’il sera grand (le mot long serait plus juste car les grands sont rares de nos jours), il choisira par lui-même.

    • Misère…. Tout est dans la modération. Depuis quand le calcul du QI est une science exacte?…Ce genre d’étude servira comme toujours à conforter et radicaliser les convictions de certains…Je me rappelle lorsque des études avaient dit que le chou n’était pas un aliment santé dans les années 80 maintenant c’est tout le contraire ou bien pour rester dans la relation mère-nouveau né. Pendant longtemps l’allaitement était vu comme bizarre dans nos hôpitaux. Des études le prouvaient aussi. Ah bien en 2012 si tu n’allaite pas ton bébé à l’hôpital tu es vu comme une mère indigne. Car une étude nous le prouve bien hors de tout doute que l’allaitement est primordial pour le nouveau-né. MISÈRE. À la fin de la journée, l’important c’est de faire attention de réduire ses consommations , mais si vous prenez un verre de temps en temps vous tuerez pas personne. aucune raison de se culpabiliser ici…

    • La question ne se pose même pas.
      S’il y avait une chance sur 100 000 000 que ca entraine des risques sur le bébé, pourquoi prendre la chance ? C’est rien de se priver 1-2 ans d’alcool pour s’assurer à 100% que le bébé soit en santé. Je comprends pas pourquoi on pose la question.

    • Aucunement dans les 3 premiers mois, après c’est discutable. Dans le doute on s’abstient, pas une femme et pas un bébé ne sont pareils.

    • L’alcool pénètre rapidement dans le cerveau parce qu’il passe directement dans le sang de la personne qui l’absorbe sans avoir besoins d’être digéré. Il passe donc tout aussi rapidement dans le cerveau d’un fœtus. Les quantités d’alcool que nous jugeons raisonnable pour nous ne le sont pas du tout pour lui qui est tout petit. Il faut se souvenir que l’alcool est une substance toxique qui peut tuer en grande concentration. Qui sait même si un fœtus suffisamment développé pour ressentir la douleur ne souffre pas de symptômes de gueule de bois?

    • @respectable – L’alcool n’agit comme anxiolytique qu’à faible dose avec des effets désinhibants et psychostimulants. Ensuite, ça peut virer à la perte de contrôle de soi et même à l’abattement (vous connaissez sûrement des gens qui “ont le vin triste”). Puis ensuite, le coma éthylique, pour le fun?

      Si j’étais enceinte aujourd’hui, avec tout ce qu’on sait, je ne boirais ni ne fumerais, ça c’est garanti!

    • “L’alcool consommé de façon occasionnelle et modérée est-il nocif pour la santé du bébé ? Les études se multiplient et se contredisent, les recommandations vont dans un sens et dans l’autre.”

      Dans le doute, vaut mieux s’abstenir. Bénéfice supplémentaire: la future maman devient par le fait même, conducteur désigné. Ainsi, on épargne bébé et on évite à papa d’être arrêté pour facultés affaiblies.

    • @jolico: Je dirais plutôt que l’alcool est anxiolytique jusqu’à sa demie vie. Après l’élimination du produit là ça devient anxiogène (ce qui explique les lendemains de brosse). Mais règle générale les gens prennent ça pour l’effet à court terme soit l’effet anxiolytique. Ils endurent l’après demi-vie. En fait, je dirais que tous les anxiolytiques font cet effet paradoxal. C’est un peu comme si le cerveau voulait nous punir d’avoir modifié sa balance biochimique. En matière de drogue, je considère l’alcool comme une drogue, le cerveau ne fait pas de cadeau à personne. Il y a un prix à payer.

      La cocaîne va faire l’effet inverse. Anxiogène. Lorsque la demie-vie est finie les gens dorment 24h en ligne étant donné qu’Ils ont hypothèqué leur énergie future et ils se réveillent plus en forme que jamais. Donc, l’effet anxiogène c’est métamorphosé en effet anxiolytique après la demie vie. Je connais des gens qui sniff de la coke pour mieux dormir. Paradoxal mais c’est ça. Évidemment, il faut attendre que l’effet soit passé.

    • ” une chance sur 100 000 000 que ca entraine des risques sur le bébé”

      En suivant une telle rhétorique, si 1 chance sur 100 000 000 est trop pour vous:

      - arrêtez également de traverser la rue, vous pourriez vous faire frapper…
      - arrêter de marcher sur les trottoirs en ville, les gaz d’échappement affectent sans doute dans la même mesure le QI…
      - arrêtez de vous lavez, de vous crémer, les substances chimiques contenus dans ces produits ont également sans doute un effet…
      - Restez donc allongée durant 9 mois, comme ça il ne vous arrivera rien…oh, attendez, le manque d’exercice risque aussi d’entrainer des problèmes…

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