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Archive du 15 novembre 2012

Jeudi 15 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (9)

Enceinte : boire ou pas ?

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Photo Alain Roberge, archives La Presse

L’alcool consommé de façon occasionnelle et modérée est-il nocif pour la santé du bébé ? Les études se multiplient et se contredisent, les recommandations vont dans un sens et dans l’autre. À l’approche des partys des Fêtes, bien des femmes enceintes ne savent pas sur quel pied danser.

On se laisse tenter par quelques gorgées ? Non, conseillent des chercheurs britanniques, auteurs d’une étude publiée mercredi dans PLoS ONE. Même une quantité d’alcool, habituellement jugée inoffensive, peut avoir un effet sur le quotient intellectuel de l’enfant, ont-ils découvert grâce à la génétique. On en parle ici, ici et ici.

Jusqu’à maintenant, les études sur l’alcool et la grossesse étaient observationnelles, c’est pourquoi on n’arrivait pas à isoler le facteur alcool des autres facteurs liés au mode de vie, comme l’éducation, l’alimentation, etc. Aussi, des chercheurs sont arrivés à la conclusion, en 2010, que les enfants nés de mères qui avaient bu légèrement pendant la grossesse avaient de meilleures capacités cognitives à 5 ans. Pourquoi ? Probablement parce que les mères qui boivent peu durant la grossesse sont généralement en meilleure santé, plus riches et plus scolarisées que celles qui boivent beaucoup ou pas du tout.

Cette fois, l’étude a misé sur la génétique. Elle a porté sur plus de 4000 mères et leurs enfants. On a d’abord questionné les futures mères sur leur consommation d’alcool à deux reprises durant la grossesse, puis on a mesuré le QI de leur enfant à l’âge de 8 ans. On a aussi fait passer des tests aux mères et aux enfants afin de détecter la présence ou non d’une variation génétique liée à une métabolisation plus lente de l’alcool.

Les chercheurs ont découvert que lorsque la métabolisation de l’alcool est plus lente, les dommages au foetus sont plus marqués. Une baisse de QI de 3,5 points a été remarquée chez les enfants qui ont cette modification génétique et dont les mères ont bu jusqu’à trois petits verres de vin par semaine.

Comme on ne sait pas à l’avance si l’enfant sera porteur ou non de cette variation génétique, on ne peut prévoir si la consommation d’alcool, même modérée, sera nuisible ou non pour son enfant.

Partys des Fêtes ou non, mieux vaut donc apaiser sa soif avec un virgin cesar ou une bière sans alcool !

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