Le blogue santé

Archive, novembre 2012

Vendredi 30 novembre 2012 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Commentaires (13)

Je suis séropositif, et après ?

sida-vih

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte au sida, le 1er décembre, la Fondation Farha, qui vient en aide aux personnes vivant avec le VIH/sida, propose d’observer cinq minutes de silence en ligne de 12h00 à 12h05, pour souligner cette lutte au sida. Pas de twitter, pas de message texte, pas de facebook, pas de courriel. Vous embarquez ? Un bon flash.

La situation s’améliore certes dans la lutte au VIH/sida. Les progrès de la médecine font en sorte que les personnes séropositives mènent une vie normale. Du moins aujourd’hui au Québec. Les mères séropositives peuvent accoucher de bébés non infectés, les pères séropositifs peuvent aussi avoir des enfants sains grâce au «lavage» de sperme. La trithérapie, dont les effets secondaires sont de plus en plus réduits, rend le virus indétectable chez 90 % des personnes atteintes. L’espoir de trouver un vaccin n’a jamais été aussi tangible. Un homme aurait même guéri du VIH, après une transplantation de moelle osseuse. Son donneur est porteur d’une mutation génétique résistante au virus. Environ 1 % de la population blanche aurait ce type de mutation. Peut-on croire à la guérison par la greffe de moelle ? Cela promet.

En attendant, environ 18 000 personnes vivent avec le VIH au Québec, selon l’Institut de la santé publique du Québec. Seulement 41 % sont suivies régulièrement et traitées. Un séropositif sur quatre n’est pas au courant de son état, l’accès au dépistage fait défaut, déplore le docteur Réjean Thomas dans un article de ma collègue Daphné Cameron.

Moins il y aura de préjugés envers les séropositifs, plus ils auront tendance à se faire dépister et traiter, souligne COCQ-SIDA. L’organisme lançait jeudi une campagne de sensibilisation: «Je suis séropositif».  La maladie est encore extrêmement taboue et étonnamment méconnue et les séropositifs souvent stigmatisées. Quoi faire pour briser l’isolement des personnes séropositives ?

Si un ami ou un collègue ou l’enfant de votre voisine vous dévoilait qu’il est séropositif, comment réagiriez-vous ?

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Jeudi 29 novembre 2012 | Mise en ligne à 12h22 | Commenter Commentaires (10)

Jamais sans mon téléphone

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Photo Alain Roberge, archives La Presse

C’est plus fort qu’eux. Ils ont toujours leur téléphone intelligent à la main. Ils le dégainent à la moindre sonnerie, à la moindre vibration. On les voit alors faire valser leurs doigts sur les touches : lors d’une réunion d’affaires, d’un souper de famille, d’un film au cinéma, d’un tête-à-tête au restaurant. Comme s’il y avait urgence. Plusieurs sont dépendants de leur appareil, littéralement. Une dépendance sans drogue, mais sérieuse.

Selon un sondage mené auprès de Britanniques, 66 % des propriétaires de téléphone se sentent anxieux lorsque leur appareil n’est pas à leur portée. Le phénomène est déjà connu, documenté. On l’a même baptisé : la nomophobie. Des chercheurs de l’Université Baylor, au Texas, viennent d’établir que cette dépendance au téléphone intelligent et au message texte est associée au matérialisme et à l’impulsivité et peut être comparée aux pathologies de la consommation, telles l’achat compulsif et l’usage abusif de la carte de crédit. Leur étude vient d’être publiée dans le Journal of Behavioral Addictions.

En gros, les auteurs avancent que les téléphones intelligents, issus de notre culture de consommation, ne sont pas seulement un outil de communication, mais ils sont souvent utilisés comme un symbole de notre statut. Selon eux, ils nuisent aux relations interpersonnelles, lit-on sur Science Daily. Ils sont utilisés dans un rituel pour calmer une impulsivité chez le consommateur. En fait, il y aurait dépendance à l’action faite avec le téléphone plus qu’au téléphone lui-même. Comme ça l’est pour la suce et le bébé.

Les jeunes adultes envoient en moyenne 110 messages textes par jour, ou 3 200 chaque mois ! Une mauvaise manie ou un phénomène à prendre au sérieux ?

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Mardi 27 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h01 | Commenter Commentaires (4)

Éviter la turista

Photothèque La Presse

Photothèque La Presse

La saison québécoise des «forfaits tout-inclus» débute. Les publicités vantant le soleil et le sable chaud reviennent, comme à tous les ans.

Le Mexique et les Caraïbes sont la première destination étrangère  des voyageurs québécois (24%), tout juste avant les États-Unis (20%), selon des chiffres du Réseau de veille en tourisme. Cet hiver, 3,5 millions de touristes canadiens se rendront dans ces régions, selon le Gouvernement du Canada.

Jusqu’à 98 % des voyageurs canadiens dérogent aux règles élémentaires de sécurité alimentaire et ce, dans les trois premiers jours de leur séjour. Le résultat ? La diarrhée du voyageur ! On la reconnaît à l’apparition soudaine de fièvre, nausées, vomissements, douleur abdominale et diarrhée. Souvent bénigne, elle peut gâcher un voyage !

Connaissez-vous bien les sources de contamination ? En voici quelques-unes: se brosser les dents avec l’eau du robinet, consommer des boissons avec des glaçons ou de la glace concassée, manger des fruits non pelés, boire du lait non pasteurisé, consommer des fruits de mer crus, consommer fruits et légumes lavés à l’eau du robinet. Selon un sondage Léger Marketing, les Québécois sont les mieux informés sur la question. Il faut peler, cuire, bouillir ou… laisser tomber.

La diarrhée du voyageur touche un touriste sur deux lors de séjours de 2 semaines dans les régions telles que le Mexique, les Caraïbes, l’Amérique latine, l’Afrique, l’Asie du Sud-Est et l’Europe de l’Est. Elle est causée en grande partie par les bactéries E. coli entérotoxigènes. Il peut être indiqué de consulter un professionnel de la santé du voyageur et de se faire vacciner avant le départ (contre la diarrhée et le choléra), sans toutefois relâcher sa vigilance une fois sur place. Le vaccin ne protège pas à 100 %.

Faites-vous preuve de prudence alimentaire lors de vos vacances ensoleillées ?

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