Le blogue santé

Archive, octobre 2012

Mardi 30 octobre 2012 | Mise en ligne à 12h07 | Commenter Commentaires (10)

Souffrez-vous de dépression ?

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Photo Martin Chamberland, archives La Presse

Le ministère de la Santé et des Services sociaux vient de lancer sa nouvelle campagne de sensibilisation à la dépression, une VRAIE maladie. Voir ici. Sauriez-vous reconnaître les signes ?

Plus d’un Canadien sur cinq (22%) déclare souffrir de dépression.

Plus de 50 % des absences au travail sont liées à la maladie mentale.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la dépression sera d’ici 2020 la deuxième cause d’invalidité dans le monde, après les troubles cardiovasculaires.

C’est le fléau de l’heure, peut-on lire dans l’article de ma collègue Isabelle Massé. Comment expliquer cette forte prévalence ?

Souffrez-vous de dépression ? Si oui, avez-vous déjà été victime de préjugés ?

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Vendredi 26 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (14)

Mourir sur l’Everest

Photo AP

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L’ère est au tourisme d’aventure et aux défis d’endurance. Ce qui nous apparaissait extrême hier semble désormais à la portée de tous. On pousse son corps à la limite pour se dépasser, étancher une soif d’aventure. Bref, pour se sentir vivant. Parfois, au péril de sa vie.

C’est ce qui est arrivé le 19 mai dernier à la Torontoise Shriya Shah et cinq autres alpinistes. Elle a perdu la vie dans la «zone de la mort» du mont Everest après avoir atteint le toit du monde de peine et de misère. Elle n’avait jamais gravi de montagne, mais la quête de l’Everest était son rêve. L’émission Enquête a raconté sa fin tragique, jeudi soir, sur les ondes de la Société Radio-Canada.

Comme Shriya Shah, des centaines d’alpinistes – dont plusieurs novices – tentent de gravir chaque année le mythique sommet. La popularité de la montagne – aujourd’hui accessible moyennant 50 000 $ -  est telle qu’elle met les grimpeurs en danger. Le 19 mai dernier, quelque 300 alpinistes faisaient la queue entre le camp 4 et le sommet, à 8 848 mètres, retardant de beaucoup le temps d’ascension. Cela laissait présager le pire.

Malgré les nombreuses mises en garde des sherpas, la Canadienne, mal en point et épuisée, a atteint le sommet après environ 20 heures d’ascension. Elle était l’une des plus lentes de la journée. Il aurait été plus sage de faire demi-tour, mais elle a été gagnée par la «fièvre du sommet». Être si près du sommet et ne pas l’atteindre ? C’était hors de question. Son état était inquiétant et, pour ajouter au malheur, sa réserve d’oxygène suffisante. Elle a perdu la vie sur la montagne, à bout de force.

On peut se questionner sur les façons de faire des entreprises locales d’expédition – qui pullulent -, sur la réglementation népalaise déficiente, sur le manque de préparation de touristes. Mais aussi sur cette quête de bonheur par l’effort extrême, par l’aventure. Pourquoi se donner tant de mal ?

«Parce que, pour plusieurs, c’est un antidote à la sédentarisation de nos vies, à la sécheresse émotionnelle liée à un quotidien trop ordonné et prévisible, nous expliquait l’an dernier le sociologue Alex Dumas, professeur à l’École des sciences de l’activité physique de l’Université d’Ottawa. Cela procure des sensations fortes et un sentiment de plénitude existentielle. C’est une occasion de vivre plus intensément.»

«On assiste à une montée en popularité de ces activités, à leur médiatisation, à leur commercialisation et à leur utilisation comme tribune pour promouvoir diverses causes sociales», dit M. Dumas. Pour sortir du lot, il faut penser de plus en plus gros. «Avec la démocratisation des défis, il ne suffit plus de nager 10 000 mètres pour se distinguer, on doit nager de Québec à Matane, nous disait le professeur. Sur son lit de mort, on veut pouvoir dire qu’on a réussi un exploit.» Au péril de sa santé, de sa vie.

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Jeudi 25 octobre 2012 | Mise en ligne à 13h52 | Commenter Commentaires (15)

Grippe : se faire vacciner ou pas ?

Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

Photo: Martin Chamberland, archives La Presse

Avec l’hiver qui approche à grands pas, la grippe saisonnière menace de s’introduire chez nous sous peu, sans y avoir été invitée. La campagne de vaccination québécoise débute officiellement le 1er novembre. Vous ferez-vous vacciner ?

Les Québécois de tous âges peuvent être vaccinés, mais certaines clientèles sont ciblées et peuvent recevoir le vaccin gratuitement dont : les enfants de 6 à 23 mois, les 60 ans et plus, les enfants et adultes atteints d’une maladie chronique, les femmes enceintes (2e trimestre et plus), les personnes en centre d’accueil. Si vous n’êtes pas dans les groupes cibles, vous devez ouvrir votre portefeuille.

Mais même gratuit, le vaccin est peu populaire. L’an dernier, à peine 25 % des adultes de 18 à 49 ans atteintes d’une maladie chronique ont été vaccinés. Chez les 60 ans et plus et les travailleurs de la santé, le taux de vaccination a été de 40 %. Loin du taux de vaccination de 80 % que souhaitent les autorités de santé publique. Par manque de temps ou insouciance ? Parce qu’ils n’y croient pas ou qu’ils s’en méfient ? Un peu de tout ça probablement.

Selon un sondage cité par la Clinique Santé-voyage de la Fondation du Centre hospitalier du CHUM, le Québec le taux de vaccination le plus faible au Canada, et la Colombie-Britannique le plus élevé. Pas étonnant d’apprendre que les Québécois sont les plus touchés par la maladie. La clinique a lancé son offensive de  vaccination la semaine dernière.

«Au pic de l’activité grippale de la saison dernière, les urgence du Québec ont recensé environ 4200 consultations hebdomadaires pour un syndrome d’allure grippale, par rapport à environ 1200 en période où les virus de l’influenza ne circulent pas. Près de 900 patients ayant reçu un diagnostic d’influenza ou de pneumonie ont été hospitalisés, chaque semaine, durant la période d’activité grippale, ce qui correspond au triple des diagnostics recensés en dehors de cette période», note le Dr Horacio Arruda, dans son éditorial du bulletin Flash grippe (octobre 2012), destiné particulièrement aux médecins et aux pharmaciens. Docteur Arruda est le directeur national de santé publique du Québec. Au Canada, entre 2000 et 8000 personnes meurent chaque année de la grippe et de ses complications.

Le vaccin est-il efficace ? Certains experts en doutent et demandent de nouveaux vaccins plus efficaces. On en parle ici.

Est-ce que la grippe saisonnière vous inquiète ? Est-il utile, selon vous, de se faire vacciner ?

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