Il y a deux semaines, lors du lancement du nouveau cahier Santé, nous avons publié Célébrer l’effort, un photo-reportage mettant en vedette 10 coureurs en préparation pour le Marathon de Montréal. Ils ont alors posé pour nous avant et après un entraînement de course à pied. «Comment s’est déroulée leur course ?», demandez-vous en grand nombre. Alors, voici leur réponse ! Et vous, vous y étiez ?
Patrick Forget, 21,1 km «De mon réveil à mon départ, ma glycémie était incroyablement haute. Je n’arrive pas à m’expliquer pourquoi. J’ai essayé de la régulariser en me donnant 2 doses supplémentaires d’insuline, en vain, et j’ai dû prendre le départ ainsi. Je sentais mes jambes très lourdes à cause de la mauvaise circulation sanguine. J’avais un excellent rythme. Puis au 8e km, le pire cauchemar est arrivé. L’alarme de ma pompe a sonné ! C’est donc dire que l’insuline qui sort de ma pompe ne se rendait plus dans mon corps. Quelle était la cause du problème? Cathéter bloqué, site d’injection saturé? Au 12e km, j’ai commencé à avoir des crampes aux jambes. Ça survient lorsque la glycémie reste trop haute, trop longtemps. Qu’à cela ne tienne, le diabète ne gâcherait pas des mois d’entraînement. J’ai arrêté pour étirer mes mollets. Je souhaitais le finir coûte que coûte, en marchant s’il le fallait. Dès le 15e km, les jambes étaient très sensibles. J’ai croisé le fil d’arrivée en boitant, très fier, malgré tout. En 2h08:55.»
Jade Laveaux-Charbonneau, 21,1 km « Je suis très fière de moi car j’ai complété le 21,1 Km en 2h 19:19 (mon objectif secret était 2h15). Je considère que c’est un bon temps pour une première fois, et je vais récidiver l’an prochain ! Ce fut une expérience mémorable ! La musique, les encouragements, l’ambiance sur le parcours, les bénévoles. Courir en regardant au loin, en s’évadant dans sa tête, seule au monde dans une foule immense, frissons d’endorphines et larmes de bonheur-souffrance, voilà le résumé de ma course !»
Michel et Catherine Belval, 1km «Catherine a adoré la médaille de cette année, en forme de guitare. Elle a couru en 7: 15 minutes, son record personnel. Ce fut encore une très belle expérience, nous avons fait un pique-nique par la suite avec mes parents. »
Simon St-Germain, 21,1 km «C’est une super expérience. La course a vraiment très bien été. Quand on est fatigué, l’encouragement des gens dans les derniers kilomètres donne vraiment un second souffle. Je visais 1h50 et j’ai fait 1h48. Ça tellement bien été que j’aimerais peut-être faire le 42km l’an prochain… à voir.»
Patricia Bélanger, 10 km « Je suis surexcitée. J’ai battu mon record. Les gens étaient nombreux à encourager. Je suis aux anges.»
Geneviève Bujold, 21,1 km « Ma course a commencé en grand! J’étais bien reposée, nourrie et très fébrile! Mes 10 premiers km étaient très rapides. Puis, j’ai eu une douleur atroce, inconnue avant, à la cheville droite. J’ai dû m’arrêter sur le pont de la Concorde car j’avais même du mal à marcher sans boiter. J’ai sérieusement craint devoir abandonner… Après quelques minutes de massages et d’étirements, je me suis ressaisie. La circulation et l’adrénaline aidant, j’ai réussi à passer par dessus cette entorse. Plus j’approchais de la fin, plus j’étais émue. Je suis plus que satisfaite et, même avec le pied dans la glace, j’ai déjà hâte à l’an prochain.»
Bertrand Gauthier, 21,1 km «J’ai couru le demi-marathon sans m’arrêter en 2:07. Le temps était frais, le vent pouvait nous ralentir, mais les conditions étaient favorables. Je suis fier d’avoir retranché 23 minutes à mon record précédent. Cette semaine, ce sera repos, pas de yoga, et un bon massage. Je cours pour le plaisir d’être en forme et le rester. Le plaisir n’exclut pas une certaine souffrance à court terme, c’est quelquefois le prix à payer pour savourer la fierté d’avoir réussi. Mais les endorphines, heureusement, jouent leur rôle.»
Marielle Amiaud, 10 km «La température était idéale pour courir. J’ai relevé le défi avec un temps de 50min 48sec, mon record personnel pour un 10km ! Mes ados ont même couru quelques mètres à mes côtés lors du dernier kilomètre. Je n’ai pas ressenti de douleurs au dos, les inconforts causés par ma vieille blessure diminuent avec l’entraînement. Je poursuis donc la course et prévois m’inscrire au demi-marathon l’an prochain avec ma fille de 17 ans et mon conjoint. Mes 3 autres enfants et les 2 filles de mon conjoint vont aussi s’inscrire au marathon 2013, chacun dans la distance qui leur convient !
Lee Neveu, 21,1 km « Wow quel beau moment de vie intense! J’ai fait 1:43.20, à 20 secondes d’atteindre mon objectif secret ! J’ai retranché 14 minutes sur mon demi-marathon d’Ottawa en mai. Ouf ! C’est toujours le coeur qui gère la machine, donc durant cette course il a assuré grâce aux nombreux mots d’encouragement. Voir mes enfants avec leur médaille au cou à la ligne d’arrivée, avec la famille sur place, c’est ma récompense ultime! »