Le blogue santé

Mardi 21 mai 2013 | Mise en ligne à 12h21 | Commenter Commentaires (24)

Le SPM extrême, une maladie mentale?

Image tirée de LaPresse+

Image tirée de LaPresse+

VALÉRIE SIMARD

Poussé à l’extrême, le syndrome prémenstruel peut devenir un enfer. Anxiété, déprime, colères inexpliquées et mêmes pensées suicidaires : certaines femmes ont l’impression, une semaine par mois, de devenir quelqu’un d’autre. Les psychiatres ont nommé ce « mal » le trouble dysphorique prémenstruel (TDPM). Cette forme extrême du SPM fait son entrée dans le DSM-5, la bible des psychiatres, qui sera publiée demain aux États-Unis. Une maladie mentale, le SPM ? Vraiment ? Inutile de vous dire que le sujet est controversé.

Lisez le dossier publié dans LaPresse+:

Psychiatriser les menstruations

Traiter le TDPM

Autres troubles catégorisés dans le DSM-5

Dans le DSM-IV, le TDPM était inclus en annexe avec les autres troubles nécessitant plus de recherche. Dans le DSM-5, il sera vraisemblablement une catégorie à part entière, au même titre que la dépression majeure et le trouble bipolaire. La décision de l’Association américaine de psychiatrie n’est pas tellement étonnante quand on prend connaissance de l’inflation de troubles mentaux que crée le DSM depuis quelques décennies. Font aussi leur entrée dans cette cinquième mouture, le syndrome d’hyperphagie boulimique qui touche les gros mangeurs et le trouble de dérégulation dit d’humeur explosive qui se traduit par des accès de colère fréquents chez les enfants. Mais, ça c’est un autre sujet.

À Hull, la Clinique du syndrome prémenstruel est située à l’intérieur du Centre hospitalier Pierre-Janet, un hôpital psychiatrique. Son fondateur, le Dr Richard Bergeron refuse toutefois de voir dans le trouble dysphorique prémenstruel une maladie mentale.  « C’est un problème chimique et neurobiologique qui existe et qu’on doit reconnaître et traiter avant que ça devienne une maladie mentale grave qui s’appelle la dépression majeure. Mais, est-ce que je considère le trouble dysphorique prémenstruel comme une maladie mentale ? Non. »

Mais, toutes les femmes ne recevront pas un diagnostic de maladie mentale demain matin. Pour qu’un tel diagnostic soit établi, il faut que les symptômes prémenstruels empêchent la femme de fonctionner une semaine par mois. Au point qu’elle ne puisse pas se rendre au travail ou s’occuper de sa famille.

L’inscription du TDPM au DSM-5 soulève toutefois plusieurs questions. Le diagnostic nuira-t-il aux femmes qui veulent souscrire à une assurance-vie ? Le trouble dysphorique prémenstruel pourra-t-il être évoqué devant les tribunaux dans une défense d’aliénation mentale ? Cette nouvelle maladie mentale stigmatisera-t-elle les femmes qui en sont atteintes ou, paradoxalement, leur apportera-t-elle un réconfort en leur confirmant que finalement, ce n’est pas juste dans leur tête ?

Lire les commentaires (24)  |  Commenter cet article

 

Vendredi 17 mai 2013 | Mise en ligne à 15h18 | Commenter Commentaires (24)

Les croustilles les moins pires

Photo: Archives Bloomberg News

Photo: Archives Bloomberg News

VALÉRIE SIMARD

La fin de semaine approche… et les tentations qui viennent avec! Plonger la main dans un bol de croustilles déposé sur la table de la terrasse est si vite arrivé. Nachos, bâtonnets de fromage ou croustilles ondulées? Après tout, on a tous le droit de succomber.

Question de nous permettre d’évacuer un peu de culpabilité et de faire un choix disons plus santé, le magazine Protégez-vous a testé dans son numéro de juin, à paraître, 154 croustilles et grignotines. Conclusion : il n’existe pas de croustilles nutritives – 96% des croustilles sont trop grasses et trop salées affirme le magazine- , mais il y en a de moins pires que d’autres. Dans la vingtaine de produits cités comme étant de bons choix, figurent notamment les Lay’s, Old Dutch et Tostitos, toutes cuites au four.

Au-delà des marques, une vidéo concoctée par l’équipe explique comment faire de bons choix. À regarder avant d’aller faire les emplettes pour votre prochain party !

Lire les commentaires (24)  |  Commenter cet article

 

Mardi 14 mai 2013 | Mise en ligne à 10h31 | Commenter Commentaires (33)

La double mastectomie d’Angelina Jolie

Angelina Jolie et Brad Pitt. (Photo: Archives Reuters)

Angelina Jolie et Brad Pitt. (Photo: Archives Reuters)

VALÉRIE SIMARD

La nouvelle fait énormément jaser ce matin. Qu’une femme, de surcroît une actrice célèbre dont la carrière est en partie basée sur l’image, décide de subir une double mastectomie de façon préventive n’est pas banal.

Craignant de devoir, comme sa mère, combattre un cancer, Angelina Jolie a opté récemment pour l’ablation de ses deux seins avec reconstruction mammaire. Elle explique sa décision dans une lettre mise en ligne la nuit dernière sur le site du New York Times.

«J’écris ceci, car j’espère que d’autres femmes puissent bénéficier de mon expérience», déclare la femme de Brad Pitt  dans un texte à la fois troublant et inspirant intitulé «My Medical Choice» («Mon choix médical»).

L’actrice y explique que sa mère a combattu le cancer pendant une décennie avant de mourir à l’âge de 56 ans. Angelina Jolie est porteuse du gène BRCA1. Selon son médecin, ses risques de souffrir d’un cancer du sein sont de 87% et d’un cancer des ovaires de 50%. Elle court toujours un risque important de développer un cancer des ovaires, mais elle compte subir d’autres traitements préventifs pour déjouer la maladie.

La mère de six enfants est consciente que les coûts des tests de dépistage sont un obstacle pour plusieurs femmes. Un test de dépistage des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 est de plus de 3 000$ aux États-Unis. Environ une personne sur 1000 possède des mutations de ces gènes.

La mastectomie bilatérale prophylactique, c’est le nom officiel de cette intervention préventive, n’est pas efficace à 100%. Elle diminue d’environ 95% les risques de développer un cancer du sein.

Il semble que cette chirurgie soit assez courante aux États-Unis. Au Québec, l’intervention est plus rare. Dans une entrevue accordée à la chaîne télévisée Mlle, la Dr Christine Desbiens, chirurgienne oncologue au Centre des maladies du sein Deschênes-Fabia affilié au Centre hospitalier universitaire de Québec, indique que l’établissement procède à entre 12 et 20 mastectomies bilatérales prophylactiques par année. Et le Centre des maladies Deschênes-Fabia est l’un des seuls établissements à l’offrir dans la province. L’intervention est remboursée par le Régime d’assurance-maladie du Québec, à condition de répondre aux critères stricts établis par l’équipe médicale.

Angelina Jolie a sans aucun doute posé un geste courageux. Mais, l’ablation d’un organe à titre préventif n’est-il pas une mesure un peu extrême ? Un suivi médical rigoureux, lorsqu’on connaît nos prédispositions génétiques à tel ou tel cancer, n’est-il pas une solution valable ? On pose la question.

Lire les commentaires (33)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mai 2013
    D L Ma Me J V S
    « avr    
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives