Le blogue du sport olympique

Le blogue du sport olympique - Auteur
  • François-Olivier Roberge

    Ce blogue est votre entrée dans le monde du sport olympique. Suivez François-Olivier Roberge, jeune retraité de patinage de vitesse longue piste, compétiteur aux Jeux de Turin et Vancouver, aujourd’hui journaliste surnuméraire au Soleil.
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    Mardi 15 juillet 2014 | Mise en ligne à 17h49 | Commenter Commentaires (3)

    Moscou, trop cher pour Antoine Meunier

    Antoine Meunier — Photo tirée de Facebook

    Antoine Meunier — Photo tirée de Facebook

    Aussi exaltante qu’elle soit, l’aventure américaine d’Antoine Meunier lui coûte trop cher. L’athlète de Cap-Rouge a annoncé au Soleil en exclusivité qu’il renonce à sa participation aux Championnats du monde de canoë-kayak de Moscou et qu’il refuse de faire appel à la charité pour se subventionner.

    «J’ai pris la décision comme athlète et comme entrepreneur, 6000$ pour une semaine, c’est trop pour ce que ça pourrait me rapporter», a expliqué celui qui tente sa chance cette saison avec l’équipe des États-Unis.

    Rappelons que le canoéiste de vitesse de 24 ans, né d’une mère américaine, en avait assez d’être parmi les rameurs les plus rapides au monde, mais de ne pas pouvoir se mesurer à l’élite, puisque seuls deux athlètes canadiens de sa discipline participent annuellement aux Coupes du monde et un seul aux Championnats du monde.

    Après des résultats plus qu’intéressants en Coupes du monde au printemps, les finances auront finalement eu le dessus sur sa fin de saison. Il restera à Québec à s’entraîner pour l’an prochain et à faire progresser son entreprise.

    Il insiste d’ailleurs sur le lien entre sa compagnie, medali.st, qui créé des sites Internet pour aider les athlètes à faire croitre leur visibilité, et son refus de participer à une campagne de «crowdfunding» (financement participatif), de plus en plus populaire chez les siens.

    «Le crowdfunding c’était hors de question, a-t-il lancé. Je crois que le marché devient saturé et de toute façon, les athlètes sont là pour inspirer, ça vient détruire ce qu’ils essaient de construire.» Le financement participatif s’avère inacceptable pour celui qui gagne sa vie à créer des sites web pour que les athlètes puissent justement trouver des subventions en donnant une certaine visibilité à leurs commanditaires.

    La skieuse Marie-Pier Préfontaine est l’un des plus récents exemples d’athlètes demandant des dons du public. Elle a déjà atteint plus de 4000$ et vise 20 000$, grâce à sa campagne sur Makeachamp.com.

    Personnellement, je ne sais toujours pas quoi penser de ces campagnes. D’un côté, je me dis qu’elles ne nuisent à personne, mais de l’autre je comprends parfaitement la position d’Antoine Meunier qui espère voir des compagnies s’associer aux athlètes, en plus de souhaiter un meilleur financement des fédérations, avant que les athlètes n’aient à demander la charité. Et vous, qu’en pensez-vous?


    • Pour ma part je crois que le financement participatif n’est guère différent d’une campagne de dons. Donner à un athlète pour qu’il parte à l’étranger réaliser ses rêve avec mon argent durement gagné? Non merci! Je préfère donner à ceux qui sont vraiment dans le besoin!

    • Bien d’accord avec toi François-Olivier. Par contre je trouve ça un peu décousu comme histoire. Sans vouloir être plate, il a eu ce qu’il mérite.

    • Effectivement, les campagnes d’autofinancement ne font de mal à personne pas plus qu’il n’oblige qui que ce soit à donner. Là où je me questionne, c’est sur le coût prohibitif pour qu’un athlète participe à une coupe du monde ou autres championnats de même calibre. Je ne voudrais pas lancer d’accusation en l’air mais on est en droit de se demander si quelqu’un, parmi les organisateurs de ces compétitions, ne s’en met pas un peu dans les poches. Un 100$ par ci, un autre par là, ça finit par bien arrondir les fins de mois. Je ne dis pas que c’est ce qui se produit et de toutes façon, je n’ai pas toutes les données en main pour bien analyser la situation. Mais force est de reconnaître que les coûts liés à ce genre d’événements augmentent de façon exponentielle. Pour ma part, il m’arrive d’encourager certains athlètes mais s’il arrive une fin de mois où il ne me reste que 20$ à donner en don, je préfère le donner au Pignon bleu ou à un autre organisme du genre.

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