Du haut de la passerelle

Jeudi 3 avril 2014 | Mise en ligne à 8h51 | Commenter Un commentaire

Coupe Memorial 2015: Le jour J est arrivé

Les Remparts seront fixés sur la présentation de la Coupe Memorial de 2015, jeudi midi.

Les Remparts seront fixés sur la présentation de la Coupe Memorial de 2015, jeudi midi.

Kathleen Lavoie

Gagne ou ne gagne pas, c’est avec le sentiment du devoir accompli que les Remparts accueilleront le verdict du comité de sélection de la ville hôtesse du tournoi de la Coupe Memorial 2015, en milieu de journée, jeudi.

Rassemblé à Montréal à l’occasion du Gala des Rondelles d’or mercredi, l’état-major des Remparts ne cachait pas sa fébrilité à quelques heures du dévoilement.

«C’est sûr qu’on est anxieux d’avoir la réponse. Ça, c’est normal. Mais on ne peut pas être déçus. On a fait du mieux qu’on pouvait. On a préparé un cahier de candidature qui est impeccable», a soutenu le président Claude Rousseau, ajoutant qu’il «dormirait bien», parce que la «décisions n’est plus entre ses mains».

Le retrait de la course des Wildcats de Moncton a rendu les rapprochements inévitables entre les candidatures de Québec et de Chicoutimi. Mais Rousseau se refuse de comparer le boulot effectué par les deux organisations, martelant que les Remparts avaient basé leur présentation sur ce que la ville de Québec avait à offrir, et non pas sur ce que les Saguenéens avaient à proposer. Il est d’ailleurs convaincu que le comité indépendant saura faire preuve d’objectivité.

«Les gens d’affaires qui étaient là, ce sont des gens d’affaires chevronnés. Ils ne perdront pas leurs noms pour un comité bénévole. Ces gens-là amènent une notion de neutralité. Ce que j’aime, c’est que peu importe la décision de jeudi, on ne va jamais m’entendre dire que c’est la faute du comité de Paul Wilson», a indiqué Rousseau.

Selon ce dernier, il est faux de dire que les grandes villes sont favorisées par rapport aux petites. L’exemple d’Halifax, qui a posé sa candidature en 2009 et 2012 sans être choisie, refait régulièrement surface. Sans compter que les garanties pour présenter l’événement ont été fixées à 1 million $, ce qui nivelle le terrain de jeu.

«Je pense que le comité indépendant enlève cette notion-là. En même temps, je lance une question aujourd’hui : “Pourquoi est-ce qu’on n’aurait pas le droit de poser notre candidature ?” C’est comme si on nous disait que parce qu’on est une grande ville, on n’avait pas le droit.»

Mais l’impression demeure forte que les grands marchés sont privilégiés, et ce, même si les derniers tournois en territoire de la LHJMQ ont été présentés à Shawinigan (2012) et Rimouski (2009).

«Plusieurs se sont prononcés en disant que Québec avait un net avantage sur Saguenay. Nous, on fait confiance aux gens du comité de sélection, qui vont rendre la décision. […] Je me dis que c’est peut-être la dernière occasion qu’on a de l’avoir chez nous. Parce que c’est de plus en plus exigeant, on demande de plus en plus d’argent, les infrastructures sont de plus en plus importantes. Moi, je pense que c’est demain ou jamais pour le Saguenay», a pour sa part soutenu le gouverneur des Saguenéens, Phil Desgagné.

Dans le camp des Remparts, on se préparait à toutes éventualités, mercredi.

«Mon message jeudi, si ce sont les gens de Chicoutimi qui l’ont, c’est qu’ils vont avoir fait un meilleur travail que nous. Et peut-être qu’on devra apprendre des choses de ça… » a laissé entendre Rousseau.

klavoie@lesoleil.com

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Mardi 25 mars 2014 | Mise en ligne à 14h58 | Commenter Aucun commentaire

Un huis clos qui a fait jaser

Gilles Bouchard, l'entraîneur-chef des Huskies.

Gilles Bouchard, l'entraîneur-chef des Huskies.

Carl Tardif

La routine avait repris ses droits, mardi matin, à l’aréna Iamgold de Rouyn-Noranda. Après leur exclusion de la veille, les médias pouvaient à nouveau assister à l’entraînement des Huskies. Retour sur la situation de la veille qui a fait jaser partout dans la LHJMQ.

Préoccupés par les ajustements à apporter à leur jeu à la suite de la défaite de 7-3 à Québec, samedi, les Huskies n’avaient pas imaginé que la décision de s’entraîner à l’abri des regards de l’adversaire et des journalistes affectés à la couverture quotidienne des Remparts retiendrait autant l’attention.

«Il y a eu un malentendu, demain [mardi], vous pourrez être là», disait l’entraîneur-chef Gilles Bouchard lors d’une rencontre dans son bureau avec les journalistes de Québec après la séance d’entraînement à huis clos de son équipe.

À l’occasion d’un brin de causette avec son homologue de Québec, dimanche soir, Bouchard expliquait s’être entendu avec Philippe Boucher pour que personne n’assiste à la pratique de l’un ou de l’autre, lundi.

«Je ne veux pas être associé à cela, je n’ai rien à voir là-dedans. Moi, je parlais de mon organisation, en faites-vous partie? Non», précisait pour sa part Boucher, qui ne tient jamais les médias à l’écart de ses entraînements.

En bout de ligne, Boucher n’aurait même pas eu objection à ce qu’un entraîneur des Huskies jette un coup d’œil à sa pratique. Mais de l’autre côté, il n’en était pas question, au point où la meute aurait été s’entraîner dans un autre aréna si les Remparts n’avaient pas accepté  leur part du marché.

«As-tu vu la volée qu’on a mangé, samedi ? Est-ce que je peux te dire qu’on a de l’ouvrage. Dimanche, j’ai dit à Phil, toi, tu n’as pas d’ajustements à faire, mais nous, en a un tas. J’ai demandé à savoir si on pouvait s’entendre pour qu’il n’y ait personne dans l’aréna, c’est comme ça qu’on a réglé la patente», racontait Bouchard.

En l’espace de quelques minutes, la situation dénoncée sur le réseau social Tweeter par les médias de Québec présents à Rouyn-Noranda a fait boule de neige. À sa sortie de la patinoire, Bouchard a passé plus de temps à parler de cela qu’à discuter du match de mardi, le troisième de la série entre les Remparts et les Huskies.

«Ça fait jaser», constatait l’entraîneur-chef recrue, qui disait ne pas savoir si un règlement à ce sujet existait à la Ligue. Il rappelait que l’an dernier, une entente du genre avait aussi été conclue entre Patrick Roy et André Tourigny. Les journalistes de Québec n’avaient cependant pas été invités à quitter les gradins. En fin de journée, lundi, le directeur des communications de la LHJMQ nous avisait qu’il apporterait une précision dans la politique média pour éviter qu’une telle situation se produise à nouveau.

Pour ce qui est de la série, Bouchard était d’avis que les siens devraient afficher plus de discipline et contenir le jeu de puissance des Remparts.

«Ils sont sept en quoi [10] sur l’avantage numérique ? On a des ajustements à faire. Nous avons la chance de jouer chez nous, essayons d’en profiter. La glace est plus petite, on est habitué. On est positif parce que c’est 1-1, on voulait aller chercher un match là-bas et on l’a fait», ajoutait le successeur de Tourigny.

Bien sûr, Boucher s’attendait à quelques ajustements. «Penses-tu… Ça l’air qu’ils en ont pratiqué, tantôt… Il va y en avoir beaucoup, mais nous aussi, on va arriver avec des choses nouvelles», indiquait le Diable rouge en chef.

Il n’y a que ceux qui ont assisté à l’entraînement des Remparts qui le savent!

Mardi matin, tout s’est déroulé sous les yeux de l’adversaire, autant d’un bord que de l’autre, comme cela se fait habituellement.

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Mercredi 5 mars 2014 | Mise en ligne à 9h57 | Commenter Commentaires (2)

Grigorenko à l’abri de la tourmente à Québec

Mikhail Grigorenko

Mikhail Grigorenko

Kathleen Lavoie

Étant donné tous les bouleversements que connaissent présentement l’état-major et l’alignement des Sabres, le premier choix de l’organisation en 2012, Mikhail Grigorenko, est peut-être mieux d’évoluer à Québec qu’à Buffalo, où il se retrouverait au coeur de la tourmente.

C’est en tout cas ce que son expérience personnelle laisse croire à l’entraîneur-chef des Remparts, Philippe Boucher. «Ce n’est pas évident pour des jeunes joueurs…», a-t-il laissé entendre, mardi.

À sa première saison à Los Angeles en 1994-1995, Boucher avait vécu une situation similaire, alors que l’entraîneur-chef Barry Melrose était congédié avec sept matchs à faire dans la saison écourtée de 48 matchs.

Le président de l’équipe Rogatien Vachon, appuyé de l’ancien joueur Dave Taylor et du directeur général adjoint Sam McMaster, avait pris la relève derrière le banc des Kings pour le reste de la saison.

«Ce n’était pas des entraîneurs de carrière. Ils venaient pour finir la saison. C’est dur de progresser dans un environnement comme celui-là. De notre côté, je pense que “Grigo” fait une bonne job. Il a été très bon contre Val-d’Or, dimanche», estime le pilote.

Selon ce dernier, l’attaquant russe est présentement dévoué à la cause des Remparts et doit continuer de l’être s’il veut éventuellement retourner dans la LNH, que ce soit à Buffalo ou ailleurs. Il n’a toutefois pas voulu se prononcer sur ses chances d’être échangé.

«Je pense que l’important, pour un joueur de hockey, c’est de se concentrer sur l’équipe avec laquelle il joue – et là, il est avec les Remparts – et de s’améliorer chaque jour. Après ça, que ce soit les Sabres de Buffalo ou une autre organisation qui s’en rende compte, [ça ne dépend que d'eux]…», laisse entendre Boucher, rappelant que le Colisée grouille de dépisteurs à chaque match de sa formation.

Si Grigorenko affirme ne pas avoir de contact avec les Sabres depuis son arrivée à Québec, l’entraîneur-chef, lui, soutient avoir été en discussion constante avec la formation depuis janvier.

«J’en ai eu beaucoup. C’est sûr qu’ils s’informent. Je parle aux dépisteurs, j’ai parlé à Pat LaFontaine la semaine passée. Là, il n’est plus là. Mais les gars se tiennent informés», assure Boucher, qui dit toutefois n’avoir «aucune idée de ce qui se passe à l’interne».

klavoie@lesoleil.com

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