Québec cité

Mardi 30 septembre 2014 | Mise en ligne à 11h29 | Commenter Commentaires (11)

Trop cher, le hockey? (bis)

Au moment du retour des Jets de Winnipeg, en 2011, la frénésie s'était emparée des partisans. Les billets de saison avaient tous trouvé preneur pour cinq ans et les loges corporatives, pour 10 ans. (Photo La Presse Canadienne)

Au moment du retour des Jets de Winnipeg, en 2011, la frénésie s'était emparée des partisans. Les billets de saison avaient tous trouvé preneur pour cinq ans et les loges corporatives, pour 10 ans. (Photo La Presse Canadienne)

Stéphanie Martin

Chers lecteurs assidus, le dernier billet sur Québec Cité a touché une corde sensible. Vous avez été très nombreux à réagir à la question que je posais : Trop cher, le hockey? Voici de quoi ajouter de l’eau au moulin.

Plusieurs lecteurs ont fort justement souligné qu’en matière de prix pour des billets de la Ligue nationale de hockey, il ne fallait pas comparer Québec à des marchés comme Montréal et Toronto. Ce dont j’avais moi-même convenu dans le billet.

Puisque l’on s’accorde généralement pour dire que Québec doit se mesurer à des villes plus modestes, comme Winnipeg et Ottawa, faisons donc l’exercice de vérifier combien les partisans des Jets et des Sénateurs déboursent pour assister aux matchs de leurs favoris.

Une petite incursion sur le site Web de ces deux équipes nous donne une bonne idée des prix. Au MTS Center de Winnipeg, qui compte très exactement 15 004 sièges — soit un peu moins que dans les arénas moyens de la LNH — les billets de saison les moins chers coûtent 1878,75 $ pour 45 matchs à domicile. Les plus dispendieux se vendent 6239,25 $, plus des frais de 500 $ pour la catégorie Premium.

À Ottawa, dans le Canadian Tire Center qui compte 19 153 places, une toute petite zone affiche des billets de saison «à partir de 851 $». Après, on monte à 1145 $. Près de la glace, on paie 7805 $ et plus.

À noter que les sièges les moins dispendieux sont peu nombreux et se retrouvent dans les deux cas situés aux extrémités de la patinoire, tout en haut des balcons. Et à moins d’aimer aller seul au hockey, il faudra penser doubler la mise pour y assister avec conjoint(e) ou ami (e).

Côté billet individuel, le prix moyen était de 81,49 $ en 2013 à Winnipeg, contre 43,51 $ à Ottawa, selon le site Team Marketing Report (merci @J_ai_des_opinions pour le tuyau)

À Québec, il y a fort à parier que les billets les plus abordables s’envoleront rapidement, les détenteurs de sièges de J’ai ma place ayant la priorité d’achat.

À Winnipeg, rappelons-nous qu’à l’annonce du retour des Jets, en 2011, les 13 000 billets de saison et les loges corporatives s’étaient envolées en à peine quatre jours.

Vivrait-on la même frénésie à Québec?

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Vendredi 26 septembre 2014 | Mise en ligne à 12h06 | Commenter Commentaires (29)

Trop cher, le hockey?

Le Canadien est en ville ce soir, au Colisée Pepsi, où il affrontera l'Avalanche du Colorado. (Photo La Presse Canadienne)

Le Canadien est en ville ce soir, au Colisée Pepsi, où il affrontera l'Avalanche du Colorado. (Photo La Presse Canadienne)

Stéphanie Martin

Jeudi soir. La famille est réunie devant le petit écran pour regarder le match préparatoire du Canadien contre l’Avalanche. Fiston exulte : c’est le meilleur moment de l’année pour lui, le hockey est recommencé. Et si on allait voir les joueurs en vrai? Ça tombe bien, ils sont en ville demain soir. Une recherche rapide sur Internet m’apprend qu’il ne reste que des billets avec vue obstruée. Pas grave, me dis-je. Le clic suivant me laisse pantoise : 410 $ pour quatre billets… dans le vieux Colisée… avec vue obstruée.

J’ai revérifié ce matin, par curiosité. C’est rendu 450 $. Je vous rappelle qu’on n’est qu’en période pré-saison. Souvent, les équipes ne présentent pas des formations complètes. Parfois, les vedettes les plus attendues sont absentes.

Et on n’est pas au Centre Bell, ni dans l’amphithéâtre tout neuf qui pousse à quelques enjambées de là. Je sais, le Colisée se fera beau pour la venue de ses chouchous Patrick Roy et Joe Sakic, et pour le jeune et fringuant Nathan MacKinnon. Mais ça reste le vieux Colisée. Avec ses défauts comme celui, assez agaçant, de ne pas offrir à tous ses spectateurs une vue imprenable sur la patinoire.

Cette semaine, le maire de Québec, Régis Labeaume, s’est rendu à Chicago pour une rencontre de l’Alliance des maires des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Il en a profité pour assister à un match des Blackhawks contre les Red Wings de Detroit. Le maire a trouvé salé le prix des billets au United Center. «Ça coûte cher, 187 $!» a-t-il lancé.

Combien coûteront les billets dans le futur amphithéâtre? On est à Québec, pas à Montréal, ni à Toronto. Mais quand même. Les familles, les gens de la classe moyenne, ceux qui en mangent, du hockey, trouveront-ils leur place dans cet aréna à la fine pointe de la technologie qui se bâtit sous leurs yeux?

(Pour nous, ce sera finalement le confort du foyer pour regarder le match. «Et on verra mieux à la télé», a implacablement conclu fiston.)

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Mercredi 24 septembre 2014 | Mise en ligne à 16h18 | Commenter Commentaires (9)

Le bonheur est dans l’abribus

À Minneapolis, l'architecte du paysage Marjorie Pitz a créé un abribus fleuri et coloré. (Photo tirée du site nextcity.org)

À Minneapolis, l'architecte du paysage Marjorie Pitz a créé un abribus fleuri et coloré. (Photo tirée du site nextcity.org)

Stéphanie Martin

Un abribus est essentiellement un endroit un peu terne où l’on attend. Jusqu’à ce que quelqu’un décide d’en faire une œuvre d’art ou un jeu.

Certaines villes dans le monde ont choisi de joindre l’utile à l’agréable. Les designers s’en sont donné à cœur joie pour créer des espaces ludiques, là où d’autres se contentent d’ancrer des panneaux de verre, des bancs et une poubelle.

Alors, sur une rue de Londres, on peut attendre l’autobus en se balançant, en Colombie, on peut attraper un livre pour passer le temps, et au Japon, on se protège des intempéries en s’asseyant dans un fruit géant.

L’organisme sans but lucratif Next City publie ce mois-ci sur son site un aperçu de quelques initiatives rigolotes ou carrément artistiques disséminées sur le territoire étasunien.

Nos abribus, même les plus modernes et confortables, font soudainement pâle figure…

Juste pour le plaisir, Québec Cité vous présente ici une série de photos inspirantes.

À Londres, on se balance en attendant le bus. (Crédit Photo @uberfacts)

À Londres, on se balance en attendant le bus. (Crédit Photo @uberfacts)

En Colombie, on peut même passer le temps en lisant. (Photo tirée du site munidiaries.com)

En Colombie, on peut même passer le temps en lisant. (Photo tirée du site munidiaries.com)

À Scottsdale, en Arizona, des abribus artistiques offrent de l'ombre plus que bienvenue. Par Kevin Berry. (Photo tirée de nextcity.org)

À Scottsdale, en Arizona, des abribus artistiques offrent de l’ombre plus que bienvenue. Par Kevin Berry. (Photo tirée de nextcity.org)
À Athens, créé par l'artiste Christopher Fennell, un abri fait de bus! (Photo tirée du site nextcity.org)

À Athens, créé par l'artiste Christopher Fennell, un abri fait de bus! (Photo tirée du site nextcity.org)

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