Ce week-end dans les salles du Québec, il y a un certain James Bond…et les autres.
Skyfall, le nouvel (et très réussi) épisode des aventures de l’agent 007, tel un trou noir, devrait faire le vide autour de lui. Les fans ne seront pas déçus par le travail du réalisateur Sam Mendes (Beauté américaine). Mission accomplie. Le débat est maintenant lancé : s’agit-il du meilleur James Bond de la série?
Un film québécois à petit budget, mais plutôt inspiré, Columbarium (Le Clap), saura peut-peut-être séduire les amateurs de suspense. Après le décès de leur père, un riche homme d’affaires profondément religieux, deux demi-frères (David Boutin et Maxime Dumontier) doivent construire un columbarium servant à recueillir les cendres du défunt, afin de toucher leur héritage. Fragile entre les deux oreilles, coincé dans une histoire de dette, l’aîné basculera graduellement dans la folie, au gré d’hallucinations. Le réalisateur Steve Kerr s’en tire plutôt bien avec cette production tournée avec deux fois rien, porteuse de plusieurs belles qualités d’interprétation et de mise en scène. Au Clap
Dans Les histoires qu’on raconte (Stories We Tell, en version originale anglaise sous-titrée, au Clap), la cinéaste torontoise Sarah Polley (Away from Her) propose un essai documentaire fort original, où elle marche dans les traces de son passé et de ses origines, à travers des témoignages, des films familiaux maison et une reconstitution vintage.
Dans la comédie dramatique Celeste and Jesse Forever (Le Clap, en version originale anglaise), un couple marié très jeune après le collège (Rashida Jones et Ari Graynor) se sépare dans l’harmonie, mais les choses changent lorsque la femme apprend que son ex a rencontré une autre femme…
Rayon documentaires, le choix est vaste. Le vieil âge et le rire (Le Clap), du vétéran Fernand Dansereau aborde un thème d’actualité : le vieillissement et les façons de vivre sereinement le dernier droit de la vie. Dans On me prend pour une Chinoise! (Le Clap) Nicole Giguère explore la quête d’identité de cinq jeunes Chinoises adoptées il y a une vingtaine d’années par des couples québécois. Finalement, Bill W. (Cartier, version originale anglaise avec sous-titres français) brosse le portrait du cofondateur du mouvement des Alcooliques anonymes, Bill Wilson.
Signalons finalement le début ce soir, au Cartier, d’une version allégée du Festival du nouveau cinéma de Montréal. À l’affiche jusqu’au 15 novembre, 17 films d’ici et d’ailleurs, dont le gagnant de la Louve d’or, Ici et là-bas, d’Antonio Mendez Esparza. Le film d’ouverture, ce soir à 20h, La mise à l’aveugle, de Simon Galiero, avec Micheline Bernard, est présenté gratuitement, en présence du réalisateur.