Les fans du regretté Stanley Kubrick ont un objet de curiosité à se mettre sous la rétine jusqu’au 25 octobre, au cinéma Cartier: Fear and Desire, son premier long-métrage, pour lequel le grand cinéaste n’a jamais eu la satisfaction du travail accompli. À preuve, considérant cette production comme une erreur de parcours, Kubrick a longtemps cherché à faire disparaître toutes les copies en circulation.
Sans vouloir être méchant, disons qu’on aimerait bien que des cinéastes contemporains aient la même idée avec certains de leurs films…
Drame de guerre tourné en 1953, pour la modique somme de 33 000$, Fear and Desire (Le désir de la peur) raconte le parcours de quatre militaires tombés derrière les lignes ennemies, après le crash de leur appareil. Leur plan de passer la frontière, en descendant une rivière dans un canot de fortune, sera mis en péril par la présence d’une fugitive. Il ne s’agit pas d’un film fleuve: seulement 1h12.
Deux copies du film ont survécu aux visées destructrices de son auteur, l’une à la George Eastman House à Rochester, dans l’État de New York, l’autre à la Cinémathèque américaine de Los Angeles. La restauration de l’une d’elles, entreprise en 2011, permet aujourd’hui aux admirateurs de Kubrick de découvrir ce film rare qui a bien failli disparaître dans les limbes de l’histoire.

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rodlemeg
16 octobre 2012
21h05
C’est dans la pauvreté des débuts qu’on découvre le talent naturel à l’état brut…