Le blogue de Normand Provencher

Archive, octobre 2012

Mardi 30 octobre 2012 | Mise en ligne à 15h04 | Commenter Aucun commentaire

Films chair de poule: la suite

Dans le cahier des Arts de samedi, je livrais mes cinq meilleurs films d’épouvante. Dans l’ordre: The Exorcist (L’exorciste) de William Friedkin; Poltergeist de Tobe Hooper; Insidious (Insidieux) de James Wan; Carrie de Brian De Palma; et Shining (L’enfant lumière) de Stanley Kubrick. Et un sixième «pour la route», The Mist (Brume) de Frank Darabont.

J’espère que vous vous êtes empressés de les voir, si ce n’était chose faite, histoire de vous mettre dans l’ambiance de l’Halloween.

On prolonge un peu le plaisir avec quelques autres titres marquants de ma cinémathèque d’horreur, en cette période de l’année où tout le monde s’amuse à se faire peur, comme si Frankenstorm et la Commision Charbonneau n’étaient pas suffisants. Dans le lot, vous allez voir, plusieurs «vieilleries» qui m’ont déjà donné la chienne, mais qui aujourd’hui me font rigoler.

Laisse-moi entrer / Let Me In (Matt Reeves, 2010). Le remake du film suédois Let the Right One In, de Tomas Alfredson. Un gamin solitaire voit débarquer comme voisins un père (Richard Jenkins) et sa fille (Chloë Grace Moretz) qui ne sont rien d’autre que des vampires. Assez troublant, surtout vers la fin. La preuve qu’on peut donner une nouvelle vie à un genre usé à l’os.

Le cercle / The Ring (Gore Verbinski, 2002). Filmé à une époque où le dvd n’existait pas, l’histoire d’une cassette VHS qui porte malheur  une fois qu’on a fini de la regarder. Assez weird merci, surtout avec cette fillette sortant d’un puits, le visage recouvert d’une longue tignasse, et marchant de façon saccadée.

Passons aux vieilleries:

La chose d’un autre monde / The Thing from Another World (Christian Nyby, 1951). Une créature extraterrestre sème l’effroi dans une base d’Arctique. Scène mémorable: le monstre avançant dans un corridor et les scientifiques lui envoyant des décharges électriques. Puisque c’était, non pas une bête mais un légume, il fallait la faire griller. Élémentaire mon cher Watson… John Carpenter en a tiré un remake pas trop mal en 1982.

La malédiction / The Omen (Richard Donner, 1976). Un ambassadeur (Gregory Peck) et sa femme deviennent les parents (vite dépassés par les événements) d’un enfant habité par le Mal. Un souvenir persistant: une vitre s’envolant d’un camion parti en marche arrière et venant décapiter un pauvre type au mauvais endroit au mauvais moment. La tête est encore dans les airs…

La maison d’Amityville / The Amityville Horror (Stuart Rosenberg, 1979). Un film précurseur d’une longue série sur le thème de la petite famille qui emménage dans une maison hantée. Me rappelle surtout que le père (James Brolin) se réveillait toutes les nuits à la même heure, mais laquelle, vous en souvenez-vous?

Le loup-garou de Londres / An American Werewolf in London (John Landis, 1981). Je conserve un souvenir mémorable de la transformation du jeune héros en loup-garou. Pour l’époque, c’était fichtrement impressionnant.

Le monstre des marais / Creature from the Black Lagoon (Jack Arnold, 1954). Coincé dans une lagune d’Amazonie, un groupe d’explorateurs doivent affronter une créature mi-homme mi-poisson. Aujourd’hui c’est psychotroniquement pissant, mais à l’époque, le gamin que j’étais en pissait de trouille dans ses culottes.

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Samedi 27 octobre 2012 | Mise en ligne à 14h08 | Commenter Aucun commentaire

Brando, ce monstre sacré

Excellente initiative que celle du cinéma Cartier de proposer des thématiques à son public. Cet été, le spécial Marilyn Monroe (à l’occasion du 50e anniversaire de son décès) et sur les grandes comédies musicales ont connu un beau succès.

Depuis hier, c’est un monstre sacré et l’ultime bête de scène qui est à l’honneur, Marlon Brando. Cette mini-rétrospective donne à voir ses premiers films: Un tramway nommé désir (A Streetcar Named Desire), d’Elia Kazan, ce soir; L’équipée sauvauge (The Wild One) et L’homme à la peau de serpent (The Fugitive Kind), demain.

Mais ce sont sûrement les années 70 qui lui ont permis de connaître ses moments de grâce. Lancé dans une entreprise d’auto-destruction, cherchant à échapper au mythe qu’il avait créé, Brando crée la controverse dans Le dernier tango à Paris (Last Tango in Paris, 1972) où une certaine scène est devenue prétexte à une multitude de gags grivois sur l’utilisation inusitée du beurre…

Une rétrospective Marlon Brando ne saurait être complète sans Le parrain (The Godfather, 1972) de Francis Ford Coppola, où, dans le personnage du vénérable Vito Corleone, il y va du fameux «Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra refuser…», réplique classée dans le Top 10 de l’histoire du cinéma.

Finalement, toujours de Francis Ford Coppola, le mémorable Apocalypse Now (1979) où il incarne le colonel Kurtz, un déserteur de l’armée américaine reclus au fond de la jungle, pendant la guerre du Viet-nam, et que Martin Sheen a pour mission de retrouver. Son dernier grand rôle, mais quel rôle!

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Mardi 23 octobre 2012 | Mise en ligne à 16h49 | Commenter Aucun commentaire

Jutra: où sont les hommes?

La prochaine cérémonie des Jutra est encore loin (en mars), n’empêche, il reste seulement deux mois pour trouver les finalistes aux Oscars du cinéma québécois.

L’année 2012 n’a pas été un grand cru, tant du point de vue des recettes aux guichets — jusqu’à maintenant, un seul film, Omertà, a dépassé le cap du million$ — que de la qualité des films. À part Rebelle et, dans une moindre mesure, Laurence Anyways, je n’ai pas eu de grand coup de coeur.

Ce qui m’amène à penser que les bons rôles masculins n’ont pas été légion. Du côté des femmes, c’est tout le contraire. Quatre des cinq finalistes pour le Jutra d’interprétation féminine sont claires dans mon esprit: Évelyne Brochu (Inch’Allah), Marilyn Castonguay (L’affaire Dumont), Suzanne Clément (Laurence Anyways) et la jeune Rachel Mwanza (Rebelle).

Pour le Jutra du meilleur acteur, Marc-André Grondin (L’affaire Dumont) est assuré de compter parmi les finalistes. Julien Poulin (Camion) sans doute. On verrait bien le jeune Ali Ammar pour Roméo Onze, mais les votants se souviendront-ils d’un film sorti en début d’année? Pour le reste, on cherche.

Melvil Poupaud dans Laurence Anyways? Peut-être. Patrick Drolet pour Tout ce que tu possèdes? Pas sûr. Patrick Huard pour Omertà? Vraiment pas sûr. Ensuite? (bruit de criquet)…

Outre Tout ce que tu possèdes, trois films québécois sont à venir en 2012. Sébastien Ricard tire bien son épingle du jeu dans Avant que mon coeur bascule, de Sébastien Rose, mais on le voit davantage comme acteur de soutien. Reste le jeune Nicola-Frank Vachon, personnage principal du conte de Fred Pellerin, réalisé par Luc Picard, Ésimésac. Oublions Pee-Wee 3D: pas le genre de production à recueillir des prix d’interprétation.

Et vous, quels sont les rôles masculins qui vous ont marqués au cinéma québécois en 2012?

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