Dans le cahier des Arts de samedi, je livrais mes cinq meilleurs films d’épouvante. Dans l’ordre: The Exorcist (L’exorciste) de William Friedkin; Poltergeist de Tobe Hooper; Insidious (Insidieux) de James Wan; Carrie de Brian De Palma; et Shining (L’enfant lumière) de Stanley Kubrick. Et un sixième «pour la route», The Mist (Brume) de Frank Darabont.
J’espère que vous vous êtes empressés de les voir, si ce n’était chose faite, histoire de vous mettre dans l’ambiance de l’Halloween.
On prolonge un peu le plaisir avec quelques autres titres marquants de ma cinémathèque d’horreur, en cette période de l’année où tout le monde s’amuse à se faire peur, comme si Frankenstorm et la Commision Charbonneau n’étaient pas suffisants. Dans le lot, vous allez voir, plusieurs «vieilleries» qui m’ont déjà donné la chienne, mais qui aujourd’hui me font rigoler.
Laisse-moi entrer / Let Me In (Matt Reeves, 2010). Le remake du film suédois Let the Right One In, de Tomas Alfredson. Un gamin solitaire voit débarquer comme voisins un père (Richard Jenkins) et sa fille (Chloë Grace Moretz) qui ne sont rien d’autre que des vampires. Assez troublant, surtout vers la fin. La preuve qu’on peut donner une nouvelle vie à un genre usé à l’os.
Le cercle / The Ring (Gore Verbinski, 2002). Filmé à une époque où le dvd n’existait pas, l’histoire d’une cassette VHS qui porte malheur une fois qu’on a fini de la regarder. Assez weird merci, surtout avec cette fillette sortant d’un puits, le visage recouvert d’une longue tignasse, et marchant de façon saccadée.
Passons aux vieilleries:
La chose d’un autre monde / The Thing from Another World (Christian Nyby, 1951). Une créature extraterrestre sème l’effroi dans une base d’Arctique. Scène mémorable: le monstre avançant dans un corridor et les scientifiques lui envoyant des décharges électriques. Puisque c’était, non pas une bête mais un légume, il fallait la faire griller. Élémentaire mon cher Watson… John Carpenter en a tiré un remake pas trop mal en 1982.
La malédiction / The Omen (Richard Donner, 1976). Un ambassadeur (Gregory Peck) et sa femme deviennent les parents (vite dépassés par les événements) d’un enfant habité par le Mal. Un souvenir persistant: une vitre s’envolant d’un camion parti en marche arrière et venant décapiter un pauvre type au mauvais endroit au mauvais moment. La tête est encore dans les airs…
La maison d’Amityville / The Amityville Horror (Stuart Rosenberg, 1979). Un film précurseur d’une longue série sur le thème de la petite famille qui emménage dans une maison hantée. Me rappelle surtout que le père (James Brolin) se réveillait toutes les nuits à la même heure, mais laquelle, vous en souvenez-vous?
Le loup-garou de Londres / An American Werewolf in London (John Landis, 1981). Je conserve un souvenir mémorable de la transformation du jeune héros en loup-garou. Pour l’époque, c’était fichtrement impressionnant.
Le monstre des marais / Creature from the Black Lagoon (Jack Arnold, 1954). Coincé dans une lagune d’Amazonie, un groupe d’explorateurs doivent affronter une créature mi-homme mi-poisson. Aujourd’hui c’est psychotroniquement pissant, mais à l’époque, le gamin que j’étais en pissait de trouille dans ses culottes.
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