
Il faut être naïf pour penser qu’un seul joueur peut faire la différence dans une équipe de hockey.
N’empêche, les circonstances nous donnent une belle histoire ici avec le retour au jeu d’Alexandros Soumakis en fin de semaine.
Le «marteau grec» a repris sa place dans l’alignement et comme par magie, les Olympiques ont gagné deux fois. Le p’tit bonhomme de 5’5’’ avait raté quatre matches. Les Olympiques les ont tous perdus. Avant de se blesser, Gatineau traversait une série de quatre victoires consécutives.
Mine de rien, quand Soumakis a joué, les Olympiques ont gagné leurs six derniers matches!
Bon, OK, les adversaires du dernier week-end n’étaient pas les plus redoutables. Drummondville n’a pas la même force de frappe sans Couturier, Palat et Jean-Philippe Mathieu, leur défenseur numéro un de 20 ans. Les Huskies, l’équipe la plus jeune de la ligue, étaient tout aussi vulnérables face à la vitesse de Soumakis, Pageau et Hyka samedi.
N’empêche, Soumakis a terminé le week-end avec trois buts et une passe pour se retrouver avec 15 points en 13 matches. Pour un p’tit bonhomme de 17 ans, c’est assez impressionnant.
En fin de semaine, Soumakis a utilisé tous les outils de son coffre pour se signaler, particulièrement son marteau!
Il a beau mesuré 5’5’’, il est solide comme le roc. On dirait que ses adversaires sont insultés de se retrouver les quatre fers en l’air lorsqu’ils se font «défoncer» par cette petite bébitte! C’est plus fort qu’eux. Ils doivent répliquer. Samedi, ça a donné trois avantages numériques aux Olympiques et ils en ont profité pour marquer deux fois. Soumakis s’est même servi lui-même avec un tir sur réception dans la lucarne qui n’a laissé aucune chance au gardien Robin Gusse.
Soumakis a des outils intéressants: un coup de patin explosif, de l’énergie, un lancer puissant et lourd, une touche offensive certaine et il frappe comme un train.
Quand il utilise tous ces atouts, il devient un joueur dominant. Paraît que ça ne vient pas toujours naturellement et qu’il doit se faire rappeler à l’ordre de temps à autre. Là-dessus, Soumakis est tombé sur le bon coach. Benoît Groulx ne le lâchera pas d’une semelle!
Soumakis est fort à 17 ans. J’imagine de quoi ça pourrait avoir l’air à 20 ans!
5’5’’ et 194 livres. C’est son année de repêchage. D’après vous, est-ce trop petit pour être repêché dans la LNH?
Nathan Gerbe (5’5’’, 173 livres) arrive à s’illustrer chez les Sabres de Buffalo cette année. Il avait été sélectionné en 5e ronde en 2005. Il est devenu un régulier la saison dernière à 23 ans.
Soumakis peut-il s’inspirer de lui et suivre son cheminement?