Jean-François Plante

Archive, octobre 2011

Lundi 31 octobre 2011 | Mise en ligne à 17h42 | Commenter Commentaires (9)

Quel idiot!

Je suis hors sujet ici, mais il fallait que je vous partage cette vidéo qui nous arrive de la KHL.

Je ne peux pas croire la célébration d’après-but de cet idiot qui vient de marquer un but «poubelle». J’espère que ce but signifiait qu’il venait de toucher une prime spécifique ou que le but mettait fin à une séquence de 15 défaites consécutives parce que ce n’est pas fort…

Pour me rapprocher de mon «beat» de hockey junior, je peux vous assurer que «Garipov» serait congédié sur-le-champ par Benoît Groulx s’il avait célébré son but de cette façon avec les Olympiques de Gatineau. Un gamin de trois ans aurait pu marquer sur la séquence. À sa place, j’aurais patiné directement au banc…

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Lundi 31 octobre 2011 | Mise en ligne à 10h50 | Commenter Commentaires (10)

Soumakis sur les traces de Gerbe?

Soumakis, Alex

Il faut être naïf pour penser qu’un seul joueur peut faire la différence dans une équipe de hockey.

N’empêche, les circonstances nous donnent une belle histoire ici avec le retour au jeu d’Alexandros Soumakis en fin de semaine.

Le «marteau grec» a repris sa place dans l’alignement et comme par magie, les Olympiques ont gagné deux fois. Le p’tit bonhomme de 5’5’’ avait raté quatre matches. Les Olympiques les ont tous perdus. Avant de se blesser, Gatineau traversait une série de quatre victoires consécutives.

Mine de rien, quand Soumakis a joué, les Olympiques ont gagné leurs six derniers matches!

Bon, OK, les adversaires du dernier week-end n’étaient pas les plus redoutables. Drummondville n’a pas la même force de frappe sans Couturier, Palat et Jean-Philippe Mathieu, leur défenseur numéro un de 20 ans. Les Huskies, l’équipe la plus jeune de la ligue, étaient tout aussi vulnérables face à la vitesse de Soumakis, Pageau et Hyka samedi.

N’empêche, Soumakis a terminé le week-end avec trois buts et une passe pour se retrouver avec 15 points en 13 matches. Pour un p’tit bonhomme de 17 ans, c’est assez impressionnant.

En fin de semaine, Soumakis a utilisé tous les outils de son coffre pour se signaler, particulièrement son marteau!

Il a beau mesuré 5’5’’, il est solide comme le roc. On dirait que ses adversaires sont insultés de se retrouver les quatre fers en l’air lorsqu’ils se font «défoncer» par cette petite bébitte! C’est plus fort qu’eux. Ils doivent répliquer. Samedi, ça a donné trois avantages numériques aux Olympiques et ils en ont profité pour marquer deux fois. Soumakis s’est même servi lui-même avec un tir sur réception dans la lucarne qui n’a laissé aucune chance au gardien Robin Gusse.

Soumakis a des outils intéressants: un coup de patin explosif, de l’énergie, un lancer puissant et lourd, une touche offensive certaine et il frappe comme un train.

Quand il utilise tous ces atouts, il devient un joueur dominant. Paraît que ça ne vient pas toujours naturellement et qu’il doit se faire rappeler à l’ordre de temps à autre. Là-dessus, Soumakis est tombé sur le bon coach. Benoît Groulx ne le lâchera pas d’une semelle!

Soumakis est fort à 17 ans. J’imagine de quoi ça pourrait avoir l’air à 20 ans!

5’5’’ et 194 livres. C’est son année de repêchage. D’après vous, est-ce trop petit pour être repêché dans la LNH?

Nathan Gerbe (5’5’’, 173 livres) arrive à s’illustrer chez les Sabres de Buffalo cette année. Il avait été sélectionné en 5e ronde en 2005. Il est devenu un régulier la saison dernière à 23 ans.

Soumakis peut-il s’inspirer de lui et suivre son cheminement?

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Vendredi 28 octobre 2011 | Mise en ligne à 9h50 | Commenter Commentaires (4)

La cabine téléphonique de Joly

Joly

Cette semaine, j’ai écrit un texte sur un joueur électrisant de l’Intrépide de Gatineau. Aux dires de ses entraîneurs, il pourrait déjouer un joueur dans une cabine téléphonique! Michaël Joly aurait les mains agiles à ce point dans les espaces restreints.

Joly, 16 ans, a toujours été un marqueur redoutable pendant son hockey mineur.

L’an dernier, à 15 ans, il a été un des derniers joueurs retranchés de l’Intrépide de Gatineau midget AAA. Il a cependant outrageusement dominé le circuit midget espoir en première moitié de saison avant de ralentir en deuxième moitié.

Doté d’une petite taille de 5’9’’ et 150 livres, Michaël Joly a été classé comme un espoir de début de cinquième ronde par le Centre de soutien au recrutement de la LHJMQ en juin dernier. Ses habiletés naturelles à manier un bâton sont déconcertantes. Alain Sanscartier, qui coordonne le programme sports-études hockey de la polyvalente Nicolas-Gatineau depuis 19 ans, m’a expliqué que seul Derick Brassard avait montré d’aussi bonnes mains que Joly pendant cette période!

Pourtant, aucune équipe de la LHJMQ n’a jugé bon de le repêcher à 15 ans.

Pourquoi? Évidemment, on m’a parlé de sa petite taille. On a évoqué un coup de patin moyen, un jeu erratique sans la rondelle ou une carence dans son implication physique.

Je comprends tout ça. Cependant, quand un joueur est doté d’un talent hors de l’ordinaire comme celui de Joly, ne vaut-il pas la peine de prendre une chance au lieu de repêcher un pousseux de puck qui va aboutir un troisième ou quatrième trio?

Surtout qu’à 15 ans, il y a beaucoup de place pour améliorer certains défauts d’un joueur aussi intuitif que Joly.

J’ai vu Michaël Joly trois fois cette saison avec l’Intrépide et je n’ai rien vu des défauts qu’on lui reproche.

Son entraîneur, André Cayer, rapporte même que Joly n’est plus le même joueur. Qu’il est transformé.

OK, il n’a pas le meilleur coup de patin, mais ce n’est pas une béquille pour lui au niveau midget et il travaille fort à améliorer ses jambes. La petite taille? J’ai déjà vu bien plus petit au même âge. Des noms? Soumakis, Halley, Pageau.

J’ai aussi vu un joueur qui fonçait dans le tas et qui s’impliquait physiquement.

Michaël m’a expliqué la semaine dernière qu’il avait appris sa leçon au repêchage. Il veut devenir un joueur de hockey. Il ne veut pas répéter les mêmes erreurs que la saison dernière. Il veut être constant.

On parle ici d’un joueur électrisant. J’ai toujours hâte de me rendre à l’aréna Baribeau pour le voir jouer. Avec 12 buts et 25 points en 15 matches, il pointe au troisième rang du classement des compteurs derrière deux attaquants des Lions du Lac St-Louis, Jonathan Drouin (36 points en 12 matches) et Maxim Côté (29 points en 13 matches). Drouin a été le deuxième choix au total du dernier repêchage de la LHJMQ et il devrait être à Halifax, mais on dit qu’il tenait à finir ses études secondaires au Québec. Côté a 17 ans et il appartient au Drakkar de Baie-Comeau. Joly devance Laurent Dauphin, un choix de première ronde de Chicoutimi, par un point.

Ma réflexion est la suivante. En sachant que les Olympiques ont déjà une «petite équipe», est-ce que le club local peut se permettre de laisser filer un hockeyeur au talent brut exceptionnel qui évolue dans sa cour?

N’oubliez pas que Pageau évoluera chez les professionnels l’an prochain. Aussi, les Olympiques commencent à se mordre les doigts après avoir passé par-dessus le gardien Gatinois François Brassard pendant cinq rondes. Il brille maintenant chez les Remparts, qui ont trouvé une aubaine au début de la 6e ronde.

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