
Hubert Labrie, un général de la défensive et «contributeur de l'attaque d'un soir».
Hubert Labrie n’est pas le capitaine des Olympiques de Gatineau pour rien.
Avec Maxime Clermont, il a mené les Olympiques à une victoire improbable en première ronde des séries éliminatoires. Bien sûr, au début de la série, bien des observateurs croyaient aux chances de victoire des Gatinois, mais en arrière 1-3, il n’y a pas grand monde, à part les joueurs et les entraîneurs, qui donnaient cher de leur peau.
Clermont, le premier choix de 2007, a été spectaculaire dans tous les matches présentés à Montréal.
Labrie, le deuxième choix de 2007, a été d’une valeur inestimable dans les sept matches de la série.
Sur les 82 minutes de jeu mardi, il doit en avoir passé presque 50 sur la patinoire. Son coup de patin est redoutable. Ça a l’air tellement facile. Il a bloqué des tirs, mis plusieurs joueurs en échec, il a avorté des chances de marquer du Junior, il a tué des punitions, il a bien orchestré le jeu à partir de sa zone et en plus, il a compté les deux buts de l’équipe.
Son leadership ne fait pas de doute dans le vestiaire. Les joueurs le regardent aller et ils n’ont pas le choix de suivre.
Est-ce qu’on peut demander plus?
Est-ce qu’il y a encore des gens ici qui doutent des qualités de «coaching» de John Chabot?
Je dois vous quitter là-dessus pour retourner à Gatineau. Les gars quitteront l’aréna mercredi matin en direction de Saint-Jean. Cette fois, il est hautement improbable qu’ils parviennent à surprendre une équipe aussi bien rodée que les Sea Dogs, mais les Olympiques ont gagné leur «coupe du Président» mardi. Cette victoire dans un septième match leur servira sûrement dans un avenir rapproché car la majorité des joueurs de talent de cette équipe n’ont que 17 et 18 ans.
Reste à voir quelle sorte d’accueil ils auront à leur retour à Robert-Guertin, la semaine prochaine, surtout s’ils tirent de l’arrière 0-2.
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