Jean-François Plante

Mercredi 1 avril 2015 | Mise en ligne à 12h18 | Commenter Aucun commentaire

Rester à 5 contre 5

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Rarement vu une ambiance aussi survoltée pour un match de première ronde au centre Robert-Guertin comme celui de mardi face à l’Armada de Blainville-Boisbriand.

Les partisans étaient «allumés» dès l’interprétation de l’hymne national et Yakov Trenine a permis aux gens de festoyer rapidement en comptant sur le premier tir du match. C’est ce que toutes les équipes adverses veulent éviter pendant les séries éliminatoires au «Vieux Bob». Au fil des ans, plusieurs ont répété qu’ils voulaient traverser la tempête pendant les 10 premières minutes où les spectateurs sont plus agités.

En comptant trois buts sans réplique en troisième période mardi, les Gatinois ont pris l’avance 2-1 dans la série.

Après trois matches, des tendances se dégagent.

1) À cinq contre cinq, les Gatinois ont eu l’avantage. En excluant les buts dans les filets déserts qui ont été comptés de chaque côté, les Olympiques ont l’avantage 8-1 dans cette phase importante du jeu. Les Olympiques ont l’avantage 9-7 au chapitre des buts marqués dans la série. L’Armada a compté 4 buts en supériorité numérique — dont 3 où Gatineau se défendait à 3 joueurs –, un à cinq contre cinq, un en désavantage numérique et un dans un filet désert. Si les Olympiques veulent gagner la série, ils devront éviter le banc des punitions, mais c’est plus facile à dire qu’à faire. De par son style de jeu rapide, les hommes de Joël Bouchard forcent les Gatinois à prendre des punitions.

2) Répartition inégale des punitions. Depuis le début de la série, l’Armada a bénéficié de 24 avantages numériques contre 9 pour les Olympiques. Benoît Groulx a avoué que son club méritait chacune des punitions imposées par les arbitres. Mardi, il s’expliquait mal pourquoi ces mêmes punitions n’étaient pas appelées du côté de l’Armada. Il a noté certaines situations flagrantes hier. Encore là, il faudrait que les Olympiques commencent à profiter de leur attaque massive quand ils en ont. Jusqu’à présent, ils n’ont pas été difficiles à contenir.

3) Devant le filet, François Brassard sauve les meubles. Les Olympiques sont en avance 2-1 après trois matches, mais sans le brio du gardien de 20 ans des Olympiques, cette série pourrait facilement être l’inverse: 2-1 Armada ou même 3-0 si on veut prendre le côté de Joël Bouchard qui pense que le but de Louick Marcotte a été compté à la suite d’une passe avec la main. Brassard a changé la donne du premier match. Hier, il a été très solide encore. À 3-2 en fin de match, il a effectué un arrêt de plus grande importance en freinant Miguel Picard qui s’est pointé seul devant lui. Son sang-froid naturel lui sert bien dans cette série. Selon les statistiques officielles, il a un pourcentage d’arrêt de ,926 dans la série. Samuel Montembeault est à ,849. C’est une grande différence. Selon les statistiques tenues par les Olympiques, Montembeault a toutefois un pourcentage d’arrêt de ,873 et celui de Brassard est à ,930.

Quelques petites notes aussi.

- Mickaël Beauregard domine tous les joueurs de la série avec un différentiel de +7.

- Le trio de Zykov, Trenine et Richard (il a été remplacé par Bourcier en 3e période hier) est à +5.

- Le duo de Martel et Sanche est à -4. Jevpalovs est toutefois à +0.

- Daniel Walcott est à -3, mais dans son cas, on peut dire qu’il n’a pas volé sa nomination au titre de défenseur de l’année. Un défenseur dominant.

-Selon le collègue François-David Rouleau du Journal de Montréal, Anthony Patriarco a été suspendu trois matches pour sa pénalité d’agresseur sur Yan-Pavel Laplante.

Il y a beaucoup à l’enjeu du quatrième match ce soir. Une victoire gatinoise viendrait mettre énormément de pression sur l’Armada, mais une victoire de la flotte laurentienne lui permettrait de reprendre l’avantage de la glace avec une série 2-de-3. Et pour mieux connaître l’Armada maintenant, je peux vous assurer que même à 3-1 pour Gatineau, ils ne lâcheront JAMAIS.

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Lundi 30 mars 2015 | Mise en ligne à 14h15 | Commenter Commentaires (3)

On étouffe!

Samuel

Les deux premiers matches de la série Gatineau/Blainville-Boisbriand ont été à la hauteur des attentes. Comme l’a souligné Benoît Groulx, «ça patine, ça frappe, c’est serré et il n’y a pas d’espace sur la glace.»

Les deux clubs ont fait du gros travail pour limiter les chances de marquer de l’autre. Ça donne une série excitante, mais on dirait qu’elle arrive un peu trop tôt! Ce genre de compétition féroce, on la voit habituellement en demi-finale ou en finale. Rarement au premier tour.

Aidée par sa grande vitesse, l’Armada ne donne aucune marge de manoeuvre aux attaquants gatinois. Dès qu’ils ont la rondelle, un joueur se retrouve sur eux.

En ce sens, les deux premiers matches de la série m’ont rappelé les deux premiers de la série quarts-de-finale entre les Olympiques et les Voltigeurs de Drummondville en 2011. Les Gatinois avaient disputé les deux premiers duels de la série sur la route. Les Voltigeurs avaient gagné les deux matches 3-1 et 3-0. Pageau, McGinn, Devos et compagnie n’arrivaient pas à se démarquer de leur couverture. Je me souviens d’avoir dit à Benoît Groulx que les Voltigeurs (de Sean Couturier et Ondrej Palat) jouaient du hockey parfait.

On se souvient de la suite, à son retour à Guertin, Benoît Groulx avait fait quelques ajustements et les Olympiques avaient remporté les deux matches, puis le cinquième à Drummondville et le sixième à Gatineau. Domenic Graham, une recrue de 16 ans à l’époque, avait été dépêché devant le filet des Voltigeurs pour freiner la glissade des siens.

Est-ce que les Olympiques peuvent refaire le coup en 2015? L’avantage qu’ils ont par rapport à 2012, c’est qu’ils ont arraché un match à Blainville-Boisbriand. Par contre, l’Armada a un club qui mise sur un jeu collectif hors pair. Ils n’abandonnent jamais et Joël Bouchard trouve que son club joue présentement son meilleur hockey. Avec la série égale 1-1, celle-ci devient un 3 de 5 avec trois des cinq matches qui pourraient être disputés à Gatineau. Plus que jamais, le 7e joueur pourrait faire la différence!

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Lundi 30 mars 2015 | Mise en ligne à 0h09 | Commenter Commentaires (3)

Pauvre Samuel!

Hockey-Scoreboard

Je comprends mieux pourquoi Samuel Montembeault est un des bons gardiens de la LHJMQ même s’il conserve un pourcentage d’efficacité inférieur à ,900.

Cette saison, il a maintenu une moyenne de 2,59 buts par match avec un pourcentage d’arrêt de ,891 derrière une équipe qui joue extrêmement bien sur le plan défensif. Après deux matches des séries, son pourcentage d’arrêt est à ,879 contre ,932 pour François Brassard.

Je ne sais pas qui comptabilise les tirs au tableau du Centre d’excellence Sports Rousseau, mais il en oublie quelques-uns par match. Je veux bien croire que l’Armada ne concède pas beaucoup d’espace à ses adversaires sur la patinoire, mais 14 tirs au but par les Olympiques samedi? C’est difficile à croire.

Tenez, sur le premier but de la série compté par Valentine Zykov vendredi, il y a un exemple frappant. Selon la version officielle, il a été marqué sur le premier tir du match. Or, ce n’est pas lui qui a pris le tir initial sur Montembeault. C’était Joey Richard qui arrivait à sa droite. Montembeault a bloqué le tir, mais il n’a pas maîtrisé le retour. Devant le filet, Zykov a donné un coup près de la jambière pour mettre la rondelle libre dans le filet. Résultat: 2 tirs. Au tableau, il n’y en avait qu’un.

Il faut avoir été gardien pour comprendre ce genre de problèmes. Je fais partie de cette confrérie. Ce qui est frustrant quand on oublie des tirs, c’est que nos statistiques en souffrent. Les attaquants et même les défenseurs sont évalués sous toutes les coutures, pas uniquement selon leurs statistiques. Chez les gardiens, le pourcentage d’arrêt est cependant un critère très important aux yeux des dépisteurs, qui avouons-le, ne sont pas tous des spécialistes pour évaluer ce travail ingrat.

Au niveau junior, quand un gardien arrête plus de 90 % des tirs, il gagne des points. Mais pour arriver à 90 %, il faut que les arrêts, particulièrement sur les deuxième et troisième retours, soient comptabilisés.

Dans la OHL, on compte même les arrêts sur des tirs qui auraient raté le filet. Petr Mrazek, des 67’s d’Ottawa, faisait régulièrement face à des barrages de 40 lancers même si son équipe était une des meilleures de la ligue! Où est-il aujourd’hui? Dans la LNH. Son pourcentage d’arrêt était de ,905 à son année de repêchage parce qu’on lui donnait des arrêts qu’il n’avait même pas faits! Malgré son style échevelé à la Dominik Hasek et un gabarit ordinaire pour un gardien des années 2000, il a quand même été repêché. Ses stats l’ont grandement aidé parce que pour la technique, on repassera.

J’ai déjà fait la même sortie pour les tirs à Robert-Guertin par le passé. On m’a poliment dit de faire ma job et qu’ils (les statisticiens) allaient faire la leur. N’empêche que de nombreux gardiens des Olympiques étaient d’accord avec moi parce qu’ils m’ont écrit pour me le dire! Je dois cependant admettre que c’est beaucoup mieux cette saison à Gatineau.

Avec ce que j’ai vu dans les deux premiers matches à Boisbriand, je suis convaincu que Montembeault aurait eu un pourcentage d’arrêt de ,900 cette saison si on lui avait attribué quelques arrêts de plus. François Brassard a aussi effectué quelques arrêts de plus que dans les statistiques officielles ce week-end.

Un jour, à la retraite, je serai bénévole aux matches de hockey junior et j’aurai le doigt collé au piton! C’est peut-être le % d’efficacité des joueurs par rapport aux buts/tirs qui va en souffrir :-)

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