Jean-François Plante

Vendredi 18 avril 2014 | Mise en ligne à 10h49 | Commenter Commentaires (4)

Vers une répétition de la finale de 2013

Zachary Fucale devrait être en mesure de frustrer la grosse attaque des Foreurs de Val-d'Or en demi-finale.

Zachary Fucale devrait être en mesure de frustrer la grosse attaque des Foreurs de Val-d'Or en demi-finale.

Le carré d’as de la LHJMQ est établi et la compétition promet d’être féroce.

Le Drakkar de Baie-Comeau, gagnant du trophée Jean-Rougeau en saison régulière est toujours en bien place après deux balayages.

L’équipe de deuxième place, les Mooseheads d’Halifax, n’a subi qu’un revers en deux rondes.

L’équipe de troisième place, les Foreurs de Val-d’Or, ont eu besoin d’un match de plus que les Mooseheads pour accéder à la demi-finale.

Enfin, l’Armada de Blainville-Boisbriand a occupé le premier rang du classement général pendant la majorité de la saison avant de «chuter» jusqu’au cinquième rang dans les dernières semaines du calendrier.

La différence est mince entre les quatre clubs finalistes. Baie-Comeau et Blainville-Boisbriand sont séparés par seulement sept points. Ils s’affronteront en demi-finale pour la deuxième fois en deux ans. Et de la façon dont ça s’est terminé l’an dernier (bagarre générale), cette série promet d’être intense et émotive!

L’Armada a confondu les sceptiques avec sa détermination et sa ténacité dans sa dernière série contre Rimouski. En arrière 2-0, puis 3-2 avec deux matches à jouer devant les partisans de l’Océanic, l’équipe de Jean-François Houle a gagné le sixième match avant de se creuser un trou dans le septième match. L’Océanic menait 4-0 après une période, mais dans un scénario complètement inattendu, l’Armada est revenue de l’arrière pour gagner 8-7 en prolongation. À la fin du match, les deux gardiens substituts étaient devant le filet. Pour l’Armada, c’était un jeune garçon de 16 ans qui a signé la victoire!

Bien sûr, l’Armada a profité des absences de Jimmy Oligny (suspendu) et Samuel Morin (blessé en première période) sans compter que Jan Kostalek jouait en dépit d’un poignet fracturé dans le septième match. Cependant, l’Armada avait amorcé cette série sans Ryan Tesink (suspendu) et les trois joueurs blessés importants (Danick Martel, Christopher Clapperton et Emil Aronsson).

Malgré tout le mérite qui leur revient, je crois que l’Armada sera à court de miracles dans la demi-finale. Ils ont joué six matches en première ronde et sept en deuxième ronde pendant que le Drakkar se repose depuis une semaine. L’Armada a prouvé qu’elle n’avait pas peur des équipes physiques comme Moncton ou Rimouski aux deux premiers tours, mais le Drakkar est prêt à mettre fin au parcours de l’équipe montréalaise.

Le Drakkar en 5.

Dans l’autre série qui met aux prises les deux meilleures attaques de la ligue, le duel entre Anthony Mantha et Jonathan Drouin promet d’être spectaculaire. Halifax a l’avantage devant le filet parce que Zachary Fucale est déjà passé par là. Il a des nerfs d’acier. Antoine Bibeau est un bon gardien, mais il n’a pas toujours été à la hauteur quand les matches étaient sur la ligne. Les Foreurs ont deux gros canons offensifs à la ligue bleue avec Guillaume Gélinas et l’ex-Moosehead Randy Gazzola. Halifax mise surtout sur MacKenzie Weegar. Val-d’Or a une défensive pesante et a peut-être une petite coche sur Halifax à ce niveau. En attaque, le duo Mantha/Samuel Henley sera difficile à maîtriser. Reste à voir si le duo Drouin/Nikolaj Ehlers pourra être aussi dangereux que dans la série contre les Olympiques. Je pense que Val-d’Or a plus de profondeur sur ses quatre trios, mais l’expérience des Mooseheads en séries est non négligeable et je leur donne l’avantage derrière le banc.

Une série palpitante se dessine. Les attaques massives des deux équipes sont dévastatrices. La discipline sera de mise et je crois qu’Halifax saura mieux maîtriser ses émotions. Jonathan Drouin est en mission, c’est évident. On se dirige vers une répétition de la finale de 2013, même si chez les Olympiques (Groulx et son staff), on semble pencher en faveur des Foreurs dans cette série!

Les Mooseheads en 6.

Encore une fois, ces prédictions sont à prendre avec un grain de sel. Si j’avais un «pif» parfait, je serais millionnaire! Après deux rondes, je suis 8 en 12, l’équivalent d’un C+ sur un bulletin scolaire…

Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article

 

Mercredi 16 avril 2014 | Mise en ligne à 10h27 | Commenter Commentaires (5)

Palmarès des organisations gagnantes

Gérard Gallant a mené les Sea Dogs de Saint-Jean à deux coupes du Président, une coupe Memorial et une finale de la LHJMQ à ses trois saisons à la barre des Sea Dogs de Saint-Jean.

Gérard Gallant a mené les Sea Dogs de Saint-Jean à deux coupes du Président, une coupe Memorial et une finale de la LHJMQ à ses trois saisons à la barre des Sea Dogs de Saint-Jean.

J’ai eu une pensée pour les clubs qui ont mis le «paquet» pour atteindre le carré d’as des séries éliminatoires sans pouvoir s’y rendre avec l’élimination «surprise» de l’Océanic de Rimouski mardi soir.

Drummondville, Victoriaville, Rimouski et Rouyn-Noranda ont tous misé gros dans l’espoir de mettre la main sur la coupe du Président. À part Rimouski, ces clubs étaient pas mal tous rendus à maturité avec un noyau de joueurs clés de 19 et 20 ans.

Dans le carré d’as, je soulignerai que Halifax et Blainville-Boisbriand doivent avoir la conscience tranquille ce matin parce que ces deux clubs ont été les moins actifs de la dernière période des transactions. Ils ont atteint la demi-finale sans sacrifier de joueurs en vue de la prochaine saison.

En Outaouais, la déception demeure vive parmi les partisans des Olympiques après l’élimination en cinq parties face aux Mooseheads. Je ne sais pas si ça va pouvoir vous consoler, mais j’ai comptabilisé les rondes gagnées en séries éliminatoires par chaque équipe de la LHJMQ depuis que j’assure la couverture quotidienne des Olympiques en 2007-08.

La LHJMQ est rendue très compétitive parce que plusieurs équipes sont menées par de «vrais hommes de hockey». Plusieurs anciens joueurs sont maintenant impliqués dans les 18 organisations. La compétition devient de plus en plus féroce. Chaque saison, il y a 17 équipes déçues et une seule qui peut crier «victoire».

Qui l’a fait le plus souvent depuis 2007-08?

Voyez par vous-même avec le tableau ci-bas. Quand on se compare, on se console?

Rondes gagnées depuis 2008 incluant cette saison

1. Saint-Jean – 13 (2 championnats)
2. Gatineau – 11 (1 championnat)
3. Halifax – 9  (1 championnat)
4. Drummondville – 8 (1 championnat)
4. Rimouski – 8
4. Québec – 8
7. Rouyn-Noranda – 7
8. Baie-Comeau – 6
*8. Blainville-Boibriand – 6
10. Shawinigan – 5
10. Moncton – 5 (1 championnat)
12. Victoriaville – 4
13. Val-d’Or – 3
14. Chicoutimi – 2
**14. Sherbrooke – 2
14. Cap-Breton – 2
17. Bathurst – 1
18. Charlottetown – 0

*Blainville-Boisbriand a été le Junior de Montréal et les Fog Devils de St. John’s pendant la période de 2007 à 2014.
*Sherbrooke a été les MAINEiacs de Lewiston pendant la période de 2007 à 2014. Cette franchise a été inactive pendant une saison.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article

 

Mardi 15 avril 2014 | Mise en ligne à 9h15 | Commenter Commentaires (16)

La débandade

Zachary Fucale avait dit avant le début de la série que les gardiens allaient faire la différence dans cette série. Sa prestation dans les trois matches à Gatineau a consolidé deux victoires à son équipe.(Photo Patrick Woodbury).

Zachary Fucale avait dit que les gardiens allaient faire la différence dans cette série. Sa prestation dans les trois matches à Gatineau a consolidé deux victoires de son équipe.(Photo Patrick Woodbury).

«Hey toé. T’avais dit que les Olympiques gagneraient en six…»

Quelques-uns parmi vous m’ont remis ma prédiction sur le nez après l’élimination des Olympiques en cinq petites parties contre les Mooseheads d’Halifax. Certains avaient même l’air choqué!

Je suis désolé d’avoir créé de faux espoirs. Cette victoire des Olympiques contre les Mooseheads, j’y croyais. Benoît Groulx y croyait et quelques leaders de l’équipe y croyaient, mais ces leaders n’étaient pas nécessairement les joueurs les plus importants de l’équipe en 2013-14. Même vous, les partisans, y avez cru. Sinon, nous n’auriez sans doute pas été 3900 âmes dans le «Vieux Bob» vendredi soir dernier malgré un déficit de 3-1.

OK, c’était le seul hockey des séries à l’affiche dans la région. C’était aussi vendredi. Mais on sentait un engouement certain à Robert-Guertin.

Dans cette série, j’ai sous-estimé la force de frappe des Mooseheads. Jonathan Drouin était définitivement dans une classe à part. Zachary Fucale a effectué les arrêts clés aux moments où les Olympiques menaçaient de renverser la série dans le quatrième match. Le défenseur Mackenzie Weegar a été une bête. Il quittait rarement la patinoire dans les moments cruciaux de la rencontre. Puis à cinq contre quatre, Nikolaj Ehlers a été du poison.

Les Mooseheads ont été capables de rivaliser avec les Olympiques sur le plan de la robustesse. Ils étaient plus costauds et encore plus rapides que j’avais prévu. Leur expérience acquise lors des dernières coupes du Président et Memorial a été un avantage indéniable. Quand ils ont perdu le troisième match, il n’y a pas eu de vent de panique. Le momentum n’avait pas basculé.

J’avais été aveuglé par leur rendement en saison régulière. Parce qu’ils ont évolué dans une division extrêmement faible, j’ai cru que leur classement avait été gonflé. Je me souvenais du match à Gatineau en début de saison où Martin Reway avait déclassé Jonathan Drouin. Or, il faut se souvenir que Drouin revenait du camp du Lightning de Tampa Bay et qu’il venait de vivre une amère déception après avoir été retranché. Il a mis du temps à retrouver sa motivation. Cette motivation était bien vivante dans la série contre les Olympiques.

J’ai aussi été berné par la facilité avec laquelle les Olympiques ont disputé de la deuxième meilleure équipe des Maritimes en première. Si les Screaming Eagles avaient vaincu les Mooseheads trois fois en saison régulière — sans compter les six victoires des Wildcats contre Halifax — je me disais que les Olympiques pourraient le faire quatre fois dans une série où ils affronteraient enfin de l’adversité.

Pour l’emporter, les Gatinois devaient gagner au moins un match à Halifax. Ce n’est pas arrivé.

Émile Poirier et Martin Reway devaient poursuivre sur leur lancée de la première ronde. Reway a récolté quatre points. Poirier en a récolté deux. Drouin? 14 points…

Les Olympiques devaient aussi se tenir loin du banc des punitions. Ce n’est pas arrivé.

Frustrés de ne pas pouvoir contenir les joueurs élites des Mooseheads, les meilleurs joueurs des Olympiques ont passé leur série au banc des punitions pendant que Drouin et compagnie remplissait le filet.

À deux, Émile Poirier (9) et Vincent Dunn (7) ont offert 16 avantages numériques aux Mooseheads. À cinq contre cinq, les deux équipes ont marqué sept buts chacun dans cette série. Halifax en a compté 13 en avantage numérique contre quatre pour Gatineau.

Résultat? Une débandade en cinq parties.

Nous aurons l’occasion d’y revenir au cours des prochains jours. Les joueurs vont vider leurs casiers mardi. Je vous reviens bientôt.

Lire les commentaires (16)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    avril 2014
    D L Ma Me J V S
    « mar    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité