Jean-François Plante

Vendredi 22 avril 2016 | Mise en ligne à 12h11 | Commenter Commentaires (3)

En vidant leurs casiers

Alexandre Carrier a passé quatre saisons avec les Olympiques. Avoir le synchronisme parfait, il aurait 18 ans au lieu de 19!

Alexandre Carrier a passé quatre saisons avec les Olympiques. Avoir le synchronisme parfait, il aurait 18 ans au lieu de 19!

Scène triste au centre Robert-Guertin cette semaine. Les employés de la Ville s’affairaient à défaire la patinoire. Pendant ce temps-là, les joueurs défilaient dans le bureau des entraîneurs pour une dernière rencontre avant la saison prochaine. Certains y sont passés pour la dernière fois de leurs carrières dans la LHJMQ.

Pendant que les joueurs attendaient leurs tours, certains ont pris le temps de répondre à quelques questions rapides. C’est ici que le blogue devient vraiment utile, car nous avons manqué de place pour publier leurs états d’âme dans le journal. Vous avez eu les commentaires de Mathieu Bellemare et Mark Grametbauer sur une cohabitation qu’ils ne souhaitent pas l’an prochain et vous avez eu ceux de Nicolas Meloche qui souhaite remplacer Alexandre Carrier dans le journal de vendredi.

Pour le reste, en vrac, je vide mon calepin ici.

Mais, d’abord, j’ai l’inscription C.U.B. dans mes notes. Ces trois lettres majuscules avaient été imprimées sur tous les t-shirts des joueurs avant le début des séries. Un code secret. Les joueurs ne voulaient pas en dévoiler la nature. Après enquête, il s’agissait d’un slogan d’équipe: Courage, Urgency, Believe. Du thème, c’est celui de l’urgence qui a fait défaut. Si le sentiment d’urgence s’était fait sentir dans le premier et surtout le cinquième match de la série, il y aurait encore de la glace à Guertin cette semaine.

Vitalii Abramov

«J’ai beaucoup aimé mon expérience cette saison. J’ai appris et ça va me servir l’an prochain. Le jeu est bien plus serré dans les séries, c’est plus rapide et il y a moins de place pour la dentelle.»

Abramov se rendra au repêchage à Buffalo en juin prochain. Il va aussi faire partie du combiné de la LNH à Buffalo.

Les 20 ans: Gabryel Boudreau, Yan-Pavel Laplante et Samuel Tremblay

Boudreau et Laplante veulent jouer chez les pros l’an prochain. Tremblay s’en va à McGill pour jouer au hockey universitaire. Benoît Groulx a réussi à obtenir un essai professionnel à Boudreau avec le club-école des Sharks de San Jose. Il est parti rejoindre le Barracuda de San Jose jeudi. Laplante n’a aucune idée de ce qui l’attend la saison prochaine. Il attend des offres. «En ce moment, c’est mort.»

Marc-Olivier Crevier-Morin

«Je veux revenir à 20 ans. C’est ma première option. Mon dos ne m’a pas incommodé de la saison. Au début de l’année, le médecin m’avait dit que j’avais 50 % des chances de me blesser à nouveau, mais je n’ai rien senti de la saison. À la fin de l’année, quand j’ai été blessé, c’était l’épaule. [...] Nous avons manqué de sentiment d’urgence contre Moncton. L’an prochain, ça n’arrivera pas. Il faut grandir de cette expérience.»

Guillaume McSween

De retour à 20 ans? «Si on m’offre la chance, c’est sûr que je vais revenir ici à 20 ans. Je suis originaire de Valleyfield. J’ai joué six matches là-bas quand j’ai quitté l’Océanic. C’est clair que je préfère jouer ici. L’an prochain, nous aurons encore un gros club.»

Sur Benoît Groulx. «C’est le meilleur coach que j’ai jamais eu. Ce n’est même pas comparable.»

Sur Alexandre Carrier. «C’est le meilleur défenseur avec qui j’ai joué et j’ai joué avec des bons. Il fait des choses sur la glace et tu demandes comment il fait!»

Sur l’échange d’Alexandre Alain. «Je suis très surpris. Il était bien aimé dans le vestiaire et il aurait été très utile l’an prochain.»

Tristen Élie

Possibilité de jouer à 20 ans? «Je voudrais revenir. On m’a dit de m’entraîner fort et de revenir au camp. Je n’ai pas été le même joueur après ma blessure à l’épaule. Pour moi, ça sera les Olympiques ou le hockey universitaire. Je ne suis pas intéressé de retourner dans le junior A à 20 ans.»

Jeffrey Durocher

L’attaquant de 16 ans était content d’entendre Benoît Groulx dire qu’il le voyait compter 15-25 buts dans la LHJMQ. Groulx a aussi dit qu’il le voyait retourner au centre, à sa position naturelle, dans un troisième trio. Yakov Trenin serait le premier centre et Austin Eastman, le deuxième centre puisque c’est aussi sa position naturelle. «Je suis capable de compter des buts. Le départ d’Alexandre Alain m’ouvre une porte. À moi d’en profiter.»

Alex Dostie

Blessé à l’épaule en début de saison, il pense être capable d’éviter la table d’opération. «Je devrai renforcer mes épaules durant l’été et mettre de la viande autour de l’os! Je vais travailler très fort là-dessus. La blessure m’a inquiété un peu à mon retour, mais avec les traitements de notre physiothérapeute, j’ai pu jouer avec la conscience tranquille le reste de l’année.»

Sur l’élimination précoce des Olympiques. «C’est décevant. On s’est tiré dans le pied. En même temps, Moncton est sorti très fort.»

Une première saison de 100 points l’an prochain? «J’espère! Si je reste en santé, ça serait un chiffre plaisant à atteindre. Cette année, j’ai eu 73 points en 54 matches. Sur 68 matches, ça m’aurait donné autour de 90 points.»

Dostie se dit plus à l’aise au centre et ne détesterait pas un retour à sa position naturelle lui non plus.

Les autres

Cette semaine, dans le journal et sur les applications du Droit, vous avez eu des nouvelles d’Alexandre Alain et Alexandre Carrier.

Je n’ai pas rencontré les autres joueurs. Ils avaient trois jours pour vider leurs casiers. Mais en quelques mots, je m’attends à une grande saison d’Alex Breton l’an prochain. Groulx veut donner un essai à Austin Eastman dans un deuxième trio. Gabriel Bilodeau devrait enfin solidifier sa place à moins qu’il ne serve de monnaie d’échange?

Chiwetin Blacksmith pourra s’aider énormément en prenant de la force, surtout dans ses jambes. Alexandre Landreville voudra sûrement prendre du galon après deux saisons à pivoter le 4e trio. Benoît Groulx s’attend à une saison de 60 points de Vincent Milot-Ouellet qui a passé plus de la moitié de son année recrue dans un des deux premiers trios. Je ne m’attends pas au retour de Jonathon Masters et Dylan Callaghan à 20 ans.

Quant à Simon Messier, on lui avait donné l’option de retourner dans le midget AAA en deuxième moitié de saison. Il a choisi de rester. À mon avis, ce n’était pas la meilleure décision. Il a joué seulement 2 matches à la défense après les Fêtes et très peu de minutes à sa position naturelle. Il a surtout dépanné à l’attaque en jouant peu sur un quatrième trio. Pendant ce temps, dans le midget AAA, Loïc Parent, Jacob Dumouchel, Joakim Paradis et Marc-Olivier Duquette ont tous joué des rôles importants avec leurs équipes respectives. Les Olympiques travaillent aussi fort pour attirer un défenseur américain l’an prochain. Quand on sait que 7 des 8 défenseurs des Olympiques peuvent revenir, à moins de transactions pour libérer des postes, ça laisse très peu de place pour Messier. Rappelons qu’il a fait le saut directement du midget espoir.

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Vendredi 22 avril 2016 | Mise en ligne à 10h47 | Commenter Aucun commentaire

Vers une finale québécoise

coupepres2016

Mon opinion sur les séries de la LHJMQ ne vaut pas grand-chose cette année avec 8 bonnes prédictions sur 12 après les deux premières rondes éliminatoires, mais aussi bien finir ce que j’ai commencé, ne serait-ce que pour alimenter le débat!

Le carré d’as a fait mal à ma moyenne au bâton alors que les Wildcats et les Sea Dogs ont déjoué mes prévisions. Je n’aurais jamais pu prévoir la victoire de Moncton contre Gatineau. Ç’a dégénéré tellement vite cette série-là et l’absence de Yakov Trenin a fragilisé l’équipe plus que je ne l’avais anticipé. Quant aux Screaming Eagles, sérieux, ils avaient tout pour gagner leur série contre les Sea Dogs. C’est un résultat encore plus décevant que celui des Olympiques puisqu’ils ne pourront pas se reprendre l’an prochain.

(1) Huskies vs (6) Wildcats

J’espérais une finale entre Rouyn-Noranda et Gatineau, mais je voyais difficilement comment les Olympiques auraient pu en sortir gagnant. Ce qui doit consoler les partisans gatinois après leur élimination auprès de Moncton, c’est que les Olympiques auraient finalement affronté les Huskies en demi-finale sans Trenin. Leur route ce serait probablement arrêtée avant la finale. En séries, les Wildcats ont montré un visage fort différent qu’en deuxième moitié de saison. Avec quatre trios équilibrés et des défenseurs capables de cogner fort, les Wildcats vont enfin offrir une bonne opposition aux Huskies. Ça va leur faire du bien de faire face à un peu d’adversité. Chase Marchand a eu la vie trop facile depuis le début des séries. Pas sûr qu’il a eu à affûter ses patins ce printemps. Moncton mise sur une attaque beaucoup plus diversifiée que celle de l’Armada et ses joueurs ont aussi l’expérience du carré d’as de l’année dernière. Les Huskies ont toutefois plus de ressources que les Olympiques pour éviter de tombée dans le piège de se laisser surprendre. Leur attaque dynamique va parvenir à percer Keven Bouchard, qui joue définitivement mieux en séries qu’en saison régulière. Dans mon livre, Rouyn-Noranda est dans une ligue à part cette saison. Construit par le repêchage, cette équipe est unie et en mission. HUSKIES en 5

(2) Cataractes vs (3) Sea Dogs

Une équipe met toujours du temps à se mettre en marche quand on lui ajoute une dizaine de nouveaux éléments, mais tout semble tomber en place au bon moment pour les Cataractes qui ont finalement atteint leur vitesse de croisière sous Claude Bouchard. Ils vont affronter une jeune équipe qui devra lutter sans trois de ses meilleurs joueurs (blessés). Les Sea Dogs viennent aussi de mettre fin à une série de sept matches où ils ont dû revenir de l’arrière pour remporter leurs deux derniers duels. Ils seront déjà épuisés au début de cette série. Je pense aussi que que l’ajout de Philippe Cadorette va commencer à rapporter aux Cataractes à partir d’ici même si Marc-Antoine Turcotte est peut-être un tout petit peu mieux protéger par sa brigade défensive. CATARACTES en 6

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Lundi 18 avril 2016 | Mise en ligne à 11h37 | Commenter Commentaires (11)

Quel visage montreront les Olympiques?

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Les Olympiques se sont égarés à Moncton la semaine dernière.

Après une victoire de 7-1, les Gatinois semblaient avoir repris le contrôle de leur série contre les Wildcats. En avance de 2-1 avec sept beaux buts marqués la veille, les hommes de Benoît Groulx ont fait dans la dentelle dans le match suivant. Ce match qu’ils ont dominé, ils l’ont perdu 2-1 en prolongation.

Puis, il y a eu cette avance de trois buts qui a fondu comme neige au soleil dans le match suivant. En saison régulière, les Olympiques avaient maintenu une fiche de 35 victoires et 2 défaites lorsqu’ils détenaient l’avance après 2 périodes. Jamais, ils n’avaient perdu un match avec trois buts d’avance en troisième période. Pas avec la meilleure défensive de la LHJMQ.

Ils ont toutefois baissé leur garde vendredi soir à Moncton et quand la chaîne est débarquée, ils n’ont jamais été en mesure de la replacer. La foule partisane des Wildcats, tranquille toute la semaine, s’est mise de la partie pour encourager bruyamment la remontée de ses préférés.

Les Olympiques se sont brûlés à deux reprises à Moncton. Cette série pourrait être terminée, en cinq parties. Mais en manquant d’instinct du tueur, les Olympiques devront gagner deux autres parties pour se sortir d’impasse. Ils ont deux matches pour montrer qu’ils ont appris de leurs erreurs. Et ils n’ont pas de marge de manoeuvre.

Les Wildcats ne sont pas faciles à abattre. Ils ont prouvé qu’ils n’abandonneraient jamais. Ils ont beaucoup de vitesse. Ils ont de la robustesse. Ils ont du talent sur tous leurs trios. Ils ont une solide défensive. Ils ont aussi démontré qu’ils n’étaient pas l’équipe d’un seul joueur. Conor Garland a été limité à une passe en cinq matches et c’est plutôt Manuel Wiederer qui fait mal aux Gatinois dans cette série.

Moncton a su se relever d’une cinglante défaite de 7-1 pour gagner les deux matches suivants. Les Olympiques devront maintenant se remettre de deux défaites crève-coeur en sortant avec le couteau entre les dents dans le sixième match.

Benoît Groulx a dit hier que c’est dans l’adversité que l’on reconnaissait les champions. En 2011, il misait sur un groupe résiliant qui a comblé des déficits de 0-2 contre Drummondville et 1-3 contre Québec pour passer en finale de ligue sans Tye McGinn.

L’absence de Yakov Trenin pèse dans cette série, mais sa perte est équivalente de celle de McGinn. La présence physique du grand russe au centre avait tendance à faire grandir ses petits ailiers. En son absence, Pavel Laplante a été muté au centre et ça enlève un joueur capable de brasser sur les ailes. Abramov, Dostie, Blacksmith, Milot-Ouellet et Eastman ne font pas nécessairement trembler les Wildcats le long des rampes.

Le groupe de cette année devra montrer qu’il est aussi spécial que celui de 2011. Après tout, il vient de connaître une saison de 95 points où il a cumulé la troisième meilleure fiche de la LHJMQ. Mais en 2011, le groupe de leaders était mené par Hubert Labrie, Tommy Tremblay, Jean-Gabriel Pageau et Philip-Michaël Devos. En plus de mener par l’exemple, le capitaine Labrie était un leader «vocal» qui avait appris de Claude Giroux et Jean-Philip Chabot. Tremblay ne donnait pas sa place non plus. Devos était le capitaine à Victoriaville avant son acquisition par les Olympiques. Le leadership était solide.

Cette saison, vous aurez remarqué qu’il n’y a qu’un capitaine chez les Gatinois. Alexandre Carrier est le seul avec une lettre à l’avant de son chandail depuis l’échange d’Élie Bérubé et la blessure de Yakov Trenin. Carrier mène par l’exemple sur la glace, mais c’est un leader silencieux.

Qui se lèvera dans cette chambre pour rassembler tous les autres? Qui voudra mourir au combat pour les vétérans de 20 ans et pour les joueurs de 19 ans qui achèvent leurs carrières dans la LHJMQ? Gabryel Boudreau et Samuel Tremblay n’ont pas d’historique avec l’équipe. Ils sont arrivés en janvier. Pavel Laplante a un an de plus d’ancienneté que les deux autres joueurs de 20 ans. Ces trois joueurs n’ont pas grandi avec le logo des Olympiques tatoué sur le coeur et c’est ce qui m’inquiète un peu.

Une équipe construite à partir du repêchage et qui grandit ensemble a plus de chances d’être unie. C’est le cas des Huskies de Rouyn-Noranda cette année.

On saura bien assez tôt dans le sixième match si les Olympiques forment une équipe unie et si des leaders peuvent émerger de ce groupe. On pourra aussi mesurer leur force de caractère ce soir. Quel visage montreront les Olympiques? Il me semble qu’il est encore beaucoup trop tôt pour que cette belle saison prenne fin. Surtout qu’il n’y a plus d’autre hockey dans la région. Les Olympiques ont toute l’attention!

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