Jean-François Plante

Mercredi 7 juin 2017 | Mise en ligne à 13h54 | Commenter Aucun commentaire

La cuvée 2017 des Olympiques expliquée

Sylvain Brunelle a dirigé sa première séance de recrutement pour le compte des Olympiques samedi.

Sylvain Brunelle a dirigé sa première séance de recrutement pour le compte des Olympiques samedi.

Comme à chaque année, le recruteur-chef des Olympiques vous présente sa brochette de joueurs recrutés aux assises de la LHJMQ.

Sylvain Brunelle (SB) et Marcel Patenaude (MP) y vont de leurs commentaires sur les joueurs sélectionnés. Nouveau concept cette année, j’ai ajouté des commentaires de deux dépisteurs que je tiens en haute estime. Le premier (D1) occupe un poste haut placé pour le compte d’une équipe et le deuxième est recruteur-chef (D2) d’une autre équipe. Ça vous donnera l’occasion de comparer leurs notes pour l’exercice du dernier repêchage qui est loin d’être une science exacte. Chaque année, des joueurs repêchés dans les premières rondes déçoivent et d’autres, repêchés bien plus loin surprennent. Souvenez-vous de Pageau en 7e ronde!

Note: le D1 et le D2 n’étaient pas ensemble quand ils m’ont parlé, mais leurs commentaires se ressemblent. Des fois, j’ai rapporté les commentaires du D1 au D2, qui a ensuite ajouté ses commentaires comme dans le cas du choix de 5e ronde des Olympiques! Espoirs des Olympiques, ne vous laissez pas abattre par les commentaires plus ou moins positifs des D1 et D2, car ce ne sont pas eux qui vous ont repêché. Je dis ça pour éviter les sensibilités.

2. (28) Carson Gallant, D, 15 ans, 6’2, 188 livres, Valley midget AAA
7 b, 12 a, 19 pts, 38 pj

SB: «Bon défenseur dans les deux sens du jeu. Gros bonhomme. A besoin d’améliorer sa mobilité, mais il y a fait une grosse amélioration au niveau des pieds pendant la dernière saison. Il a un excellent lancer. Il a enregistré le tir le plus puissant au Défi Gatorade. Nous l’avions en première ronde sur notre liste.»

D1: «Tout un défenseur. Pourrait devenir le #1 dans bien des clubs. Dans les trois derniers repêchages, il aurait été un choix de première ronde, mais la profondeur du repêchage de cette année l’a fait reculer en deuxième ronde. Les Olympiques sont chanceux d’avoir pu le repêcher en deuxième ronde.»

D2: «Il va jouer dans la ligue. Aucun doute. Gros bonhomme. Il patine bien pour un gars de sa taille. Il a été capable d’être offensif dans le midget AAA, mais je ne le vois pas comme un défenseur dominant sur ce point dans LHJMQ. Il sera plus un type pour neutraliser l’adversaire. C’est bon choix selon moi, mais il n’a pas fait l’unanimité parmi nos recruteurs.»

5. (75) Rémi Poirier, G, 15 ans, 6’0, 199 livres, Magog midget AAA
19 pj, moyenne de 3,17 et ,901 %

SB: «Il a fait un bon job cette année. Il a un bon gabarit et il se positionne bien. Nous voulions repêcher un gardien d’avenir. Je pense qu’il pourra assurer la relève. Il a été un des quatre gardiens d’Équipe Québec U16. Nous sommes chanceux d’avoir pu le sélectionner.»

D1: «Il a un véritable potentiel de devenir un #1 dans la ligue. Bon gabarit. Il a été mal exposé par son équipe parce que leur #1 a été blessé. S’il ne se blesse pas et que Poirier n’est pas si exposé, il serait sorti en 3e ronde parce qu’il a montré ses signes d’essoufflement à la fin de l’année.»

D2: «Un gros bonhomme. Assez athlétique pour sa grosseur. Potentiel de #1.»

5. (84) Yannick Abel, A, 15 ans, 5’11, 155 livres Lévis midget AAA
2 b, 3 a, 5 pts, 38 pj

SB: «C’est notre premier attaquant repêché. Il joue gros. Il est très rapide. Il a fait beaucoup de points dans son hockey mineur, mais pas beaucoup au midget AAA. C’est un gars qui s’implique physiquement.»

D1: «Mets-le sur le canal Rideau, il va être le plus vite de la gang. Donne-lui pas une rondelle, il va l’échapper 150 fois. Va jouer en PK. Pas de mains. Sens du hockey moyen.»

D2: «Je le trouve sévère, ton D1! Parce qu’Abel travaille fort. Il compétitionne. Il est tout le temps sur la job. Il provoque des choses avec son patin et avec sa détermination. Il n’a pas peur de la bande.»

7. (118) Jakob Fortier, A, 15 ans, 5’10, 160 livres, Québec espoir
7 b, 8 a, 15 pts, 26 pj

SB: «Un marchand de vitesse avec des habiletés. Il jouait midget espoir, mais il a été rappelé et il a joué quelques matches avec le Blizzard du SSF, même en séries.»

D1: «Je l’ai vu, mais pas assez pour me prononcer.»

D2: «Un espoir qui a joué des matches dans le midget AAA. Il a de bonnes habiletés avec la rondelle. Il voit bien la game offensivement. Bonne mécanique de patin. Doit prendre de la force.»

8. (136) Benjamin Raymond, A, 15 ans, 5’10, 165 livres BB&N Knights prep, USA

MP: «Nous avons eu de bons rapports sur lui et il veut venir au camp. Nous verrons donc cet été. Nous l’avons repêché tôt, car les Tigres l’avaient ajouté à la liste des joueurs admissibles. Ils voulaient l’avoir. Alain Sear avait des contacts avec son agent qui voulait le placer chez nous.»

D1: «Ne connais pas.»

D2: «Moi non plus.»

8. (140) Alexis Poulin, D, 15 ans, 5’11, 163 livres, Esther-Blondin midget AAA
0 b, 8 a, 8 pts en 40 pj

SB: «Défénseur défensif très impliqué physiquement.»

D1: «Joueur honnête. Pas gros de sens du hockey. Pas gros physiquement. J’aime mieux Duguay.»

D2: «Pieds moyens. Donne souvent la rondelle quand on lui met de la pression. Pas un fan. Les Olympiques sont chanceux d’avoir pu repêcher Duguay après lui.»

9. (152) Bradley Campbell, A, 15 ans, 6’1, 167 livres, Kensington midget AAA
1 b, 4 a, 5 pts en 35 pj

SB: «Gros bonhomme qui pratique un style très physique. Nous l’avons beaucoup aimé au Défi Gatorade. Son patin est adéquat, mais son explosion est à améliorer.»

D1: «Connais pas assez.»

D2: «Un gros bonhomme qui doit travailler son patin. Responsable défensivement. Joueur à fibre lente.»

9. (154) Jérémy Duguay, D, 15 ans, 5’10, 173 livres, Esther-Blondin midget AAA
0 b, 5 a, 5 pts en 38 pj

SB: «Défenseur défensif. Très physique.»

D1: «Stay at home, bonne première passe. Un dur. Très fort physiquement. Il va jouer dans la ligue comme Gallant et votre gardien.»

D2: «Défenseur défensif. Joue très bien dans sa zone. Physique. Beaucoup de potentiel à développer. Je l’aime.»

10. (172) Alexandre Pellerin, A, 15 ans, 5’10, 172 livres, Ant-Girouard midget AAA
5 b, 6 a, 11 pts en 37 pj

SB: «Beaucoup de vitesse. Bon degré de compétitivité sans avoir un gros gabarit.»

D1: «Pas assez vu.»

D2: «Une fusée. En 10e ronde, c’est un bon choix. Pas certain qu’il sera un top-6, mais je le verrais jouer dans la LHJMQ sur un bottom-6.»

12. (208) Vincent Guy, A, 16 ans, 5’7, 152 livres, Sém. St-François midget AAA
10 b, 18 a, 28 pts en 39 pj
6 b, 10 a, 16 pts en 17 pj des séries – champions

SB: «Un 16 ans avec un excellent sens du jeu.»

D1: «Un travaillant. Il est sur la tâche. Il sait comment gagner. Un gars de bas d’alignement.»

D2: «Petite boule d’énergie. Laisse tout sur la glace. Pas un gars des deux premiers trios. Une bonne game sur 200 pieds.»

13. (226) Riley Hughes, A, 16 ans, 6’1, 167 livres, St-Sebastian prep USA

MP: «Un chum aux States qui m’a recommandé de le prendre. Comme il faut choisir obligatoirement deux joueurs américains, nous avons tenté notre chance avec lui. On verra s’il voudra venir au camp.»

D1: «C’est le gars de l’agent Kent Hughes. Il est vraiment bon, mais il ne viendra jamais dans la LHJMQ. Il va signer dans NCAA bientôt.»

Note: Kent a joué avec les Lions Lact St-Louis en 1986-87 où il a récolté 54 points en 35 matches avant d’aller jouer 4 ans dans la NCAA. Il est partenaire dans la firme de Vincent Lecavalier.

14. (241) Michael Steggman, A, 15 ans, 6’0, 152 livres, Outaouais espoir
4 b, 8 a, 12 pts en 31 pj

SB: «Nous l’avons aimé dans le midget espoir. Il patine bien. Il comprend bien le jeu. C’est un gros bonhomme que nous voyons dans notre soupe pour l’avenir.»

D1: «Pas assez vu.»

D2: «Bonnes habiletés et bon sens du jeu. Il devrait avoir bonne saison midget AAA l’an prochain. Pour la LHJMQ, tout va déprendre de son développement. Très intelligent. Pas un mauvais choix pour la 14e ronde.»

Sur ce, bon été!

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Mardi 6 juin 2017 | Mise en ligne à 13h37 | Commenter Aucun commentaire

Un choix «surprenant»

Gallant

Saint-Jean, Nouveau-Brunswick. Vendredi midi. Je suis dans le hall de l’hôtel Hilton, là où sont rassemblés tous les hommes de hockey de la LHJMQ.

J’attends la fin d’une réunion des gouverneurs pour parler à Alain Sear du sempiternel dossier «Guertin».

La réunion traîne en longueur. J’attends. Je fais le tour des couloirs. Je parle de tout et de rien avec des entraîneurs, des recruteurs, des directeurs généraux qui passent devant moi.

Finalement, je passe devant l’agent Norm Conway, bras droit d’Allan Walsh au Québec et dans les Maritimes. Il m’aborde avec la deuxième question la plus populaire qui m’a été posée aux assises de la LHJMQ. «Qu’est-ce qui se passe avec votre nouvel aréna?»

L’autre question vous dites?

«C’est qui ça, Martin Lahaie? De quoi a-t-il l’air?»

Martin Lahaie?!!! C’est le super fan des Olympiques de Gatineau qui commente haut et fort tous les dossiers chauds de la LHJMQ, mais surtout ce qui touche des Olympiques. Il fait du bruit, le Martin, mais il est lu (et suivi) sur les réseaux sociaux par plusieurs hommes de hockey influents de la LHJMQ!

Je m’égare.

Norm Conway est assis avec un client. Une pièce d’homme. Dans ma tête, je me dis qu’il doit avoir 18 ou 19 ans et que c’est un agent libre qui s’en vient rencontrer une équipe pour être mis sous contrat.

- JF, je te présente Carson Gallant. C’est un client des Maritimes. Un colosse. Plusieurs équipes sont à ses trousses.

- Il est dans le repêchage lui? Il n’a pas 18 ans? 19 ans?

- Non, il vient de jouer son année de 15 ans!

Alors je jase un peu avec le défenseur. J’apprends à le connaître un peu. Ça s’arrête là.

Dans ma grande curiosité, puisque je ne le connais pas, je demande à un ami dépisteur de me parler de Carson Gallant.

«C’est un des meilleurs défenseurs du draft. Il va partir tôt.»

Ah bon.

Plus tard, dans un pub de Saint-Jean, je rencontre la gang des Olympiques. Encore une fois, par pur plaisir et par pur curiosité, je leur parle de ma rencontre avec le colosse de 6’2’’ et 190 livres. Je leur demande où il se trouve sur leur liste.

La face d’Alain Sear tombe. «Il n’est pas très bon. Nous l’avons vu au Combiné. Il a été franchement décevant.»

Ah bon…

Je rappelle mon ami dépisteur pour lui rapporter ce que les Olympiques viennent de me dire.

«Ils sont en boisson quand ils regardent du hockey eux autres?» me demande-t-il.

Ouin…

Le lendemain, quand les Olympiques prennent la parole pour la première fois au 28e rang du repêchage, vous comprendrez donc ma surprise quand ils ont prononcé les mots suivants.

«CARSON GALLANT»!

Et boy! Quand je croise le jeune Gallant avec sa casquette et son chandail des Olympiques à la table du club, on échange un regard complice. Je lance au kid: «Quel hasard hein?» Il sourit.

À la table des Olympiques, Alain Sear sourit aussi.

«Hier soir, quand t’as sorti son nom, je me suis dit comment ça se faisait que tu savais que nous voulions le repêcher? Je me demandais qui t’avais encore parlé?»

Pour être honnête, je ne connaissais rien des intentions des Olympiques, mais il était clair qu’ils ne voulaient pas partager leur secret.

Alain Sear: «On s’est déjà fait prendre Mathieu Perreault parce que la rumeur circulait que nous le voulions. On avait dû se contenter de Colin Escott… On ne voulait pas que ça arrive encore. Carson était loin sur la liste de la centrale, mais il était au sommet de notre liste parmi les joueurs ciblés.»

Voilà, le hasard fait parfois bien les choses. Comme quoi les journalistes peuvent aussi avoir le pif d’un dépisteur. J’espère que cette histoire derrière le choix « pas très surprenant» des Olympiques vous aura plu! En tout cas, je ne me tanne pas de la raconter.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

Jeudi 20 avril 2017 | Mise en ligne à 17h16 | Commenter Aucun commentaire

Vers une finale maritime!

logo-coupe-2017

Avec 10 bonnes prédictions sur 12 après deux rondes — je me suis trompé dans deux séries qui se sont terminées dans des prolongations d’un septième match (GAT/CAP et ROU/CHI) — je me lance dans le même petit jeu pour les demi-finales de la LHJMQ.

Saint-Jean (1) vs Chicoutimi (7)

Pour la première fois des séries, les Sea Dogs de Saint-Jean auront un défi. Cette puissance de la LHJMQ n’a eu aucune difficulté à disposer des équipes #16 et #14 au classement, mais contre Chicoutimi, ils vont enfin affronter une équipe qui s’est améliorée à la date limite des transactions. Ça va leur faire du bien d’affronter un peu d’adversité avant la finale. Julio Billia sera l’homme clé pour les Saguenéens. Il a, jusqu’à preuve du contraire, l’avantage sur Callum Booth dans cette série. À mon avis, c’est cependant le seul véritable atout des Sags. Les Sea Dogs sont plus rapides, plus agiles et plus robustes. Ils comptent aussi un pur-sang à la ligne bleue en Thomas Chabot qui a l’habitude d’élever son jeu d’un cran quand les choses se corsent. Saint-Jean est frais et dispos. Chicoutimi sort d’une série de sept matches. La fatigue va s’installer. Plus la série avancera, plus la profondeur des Sea Dogs rentrera en ligne de comptes. La grande glace du centre Georges-Vézina va jouer en faveur des champions de la saison régulière. Les jumeaux Klima pourront patiner avec les Sea Dogs, mais physiquement, ils ne pourront pas suivre. SEA DOGS en 5

Charlottetown (4) vs Blainville-Boisbriand (5)

Dans l’autre demi-finale, nous avons encore droit à un duel entre une équipe reposée qui a balayé sa série et un club qui a dû trimer dur pour remonter la pente et gagner en sept matches. L’Armada n’aura pas eu grand repos avant d’entreprendre la demi-finale à Charlottetown vendredi. Elle a été en mesure de surmonter un déficit de 1-3 contre le Titan pour gagner sa place dans le carré d’as, mais cette fois, elle affrontera un club bien mieux outillé pour passer à la finale. Sur papier, les Islanders ont pris le quatrième rang du classement général. En réalité, ils auraient dû loger au deuxième rang en raison de leur récolte de points, mais comme ils ont terminé derrière les Sea Dogs, ils ont été repoussés derrière les trois champions de division. Ils ont trop de mordant offensif pour tomber devant l’Armada. Les Insulaires ont quatre défenseurs qui ont amassé plus de 40 points cette saison (Meloche, Brisebois, Neill, Joseph). Ils ont cinq attaquants qui ont marqué plus de 30 buts (Beauchemin, Chlapik, Kielly, Sprong et Dostie).  On dit que les défensives gagnent des championnats. L’Armada ne compte pas nécessairement de défenseurs flamboyants, mais ils sont d’une efficacité rare. BLB a sûrement l’avantage devant le filet avec un vétéran de 20 ans (Samuel Montembeault) qui affrontera un gardien qu’il a échangé à Gatineau (Mark Grametbauer) l’an dernier. L’Armada connaît bien ses faiblesses, mais Grametbauer a gagné 21 de ses 25 décisions depuis qu’il est sur l’île et il a été dominant jusqu’ici (1,86 de moyenne et ,936 de pourcentage d’arrêt). L’attaque des Islanders est dévastatrice. L’Armada n’a pas cette profondeur. Meilleur compteur des séries, Alex Barré-Boulet s’épuisera à force d’être constamment surveillé par le duo de Nicolas Meloche et Guillaume Brisebois. Ces deux bonshommes peuvent aussi s’occuper de neutraliser Pierre-Luc Dubois. C’est le genre de défi qui enflamme Meloche. Il a bien réussi avec Conor Garland l’an dernier. Le système de jeu préconisé par Joël Bouchard a cependant fait ses preuves et l’entraîneur est en plein contrôle de son équipe. Ça va leur donner une victoire. Montembeault va leur en donner une autre. Pour le reste, on se prépare à une finale toute maritime. ISLANDERS en 6

Aucun commentaire  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Twitter

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    août 2017
    D L Ma Me J V S
    « juin    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives