
Lance Armstrong a obtenu des informations sur les tests de dopage.
Lance Armstrong a obtenu des informations dès 2002 sur la nature des tests détectant l’utilisation de l’EPO, un procédé alors nouveau.
Voilà une des nombreuses déclarations fracassantes de Travis Tygart, le patron de l’Agence américaine antidopage, dans une entrevue au réseau américain Showtime mercredi.
Selon Tygart, c’est le responsable du laboratoire antidopage de Lausanne, Martial Saugy, qui a mis Armstrong au courant. Voici un extrait de l’article de L’Équipe:
«Il s’est assis à côté de moi et m’a dit : “Travis, il y a un échantillon de Lance Armstrong (du Tour de Suisse 2001) qui indiquait que Lance Armstrong utilisait de l’EPO”.
Il (M. Saugy) nous a aussi dit qu’il lui avait été ordonné par l’UCI (Fédération internationale de cyclisme) de rencontrer Lance Armstrong et (le manager de l’US Postal) Johan Bruyneel (en 2002) pour leur expliquer la méthode de détection de l’EPO, chose inédite pour lui.»
«Alors je lui demandé: “Avez-vous donné à Lance Armstrong et Johan Bruyneel les clés pour battre les tests de l’EPO ?”. Et il a hoché la tête pour dire oui.»
«(M. Saugy) leur a expliqué, juste à eux deux. Autant que je sache, c’est sans précédent. C’est totalement incorrect de rencontrer un sportif au résutat suspect et lui expliquer comment le test fonctionne», a expliqué Tygart.
Selon l’AFP, Martial Saugy réagira vendredi à cette accusation.
D’autre part, dans la même entrevue, Travis Tygart révèle qu’une analyse de six échantillons d’Armstrong prélevés durant le Tour de France de 1999, et analysés en 2005, étaient incontestablement positifs (EPO).
Sur le même sujet, on peut lire l’article du Monde.
Le scandale Lance Armstrong s’accentue. Et l’Union cycliste internationale se retrouve de nouveau dans la tourmente.
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