
Âgé de 78 ans, Bud Selig est le doyen des commissaires.
Les commissaires à la tête des quatre grands circuits professionnels d’Amérique sont les nouveaux monarques du sport. J’évoque ce thème dans ma chronique de mercredi.
À mon texte, j’ajouterai ceci: à plusieurs niveaux, ils ont accompli un excellent travail. Mais ils ont aussi commis des erreurs. En voici un survol:
Bud Selig a contribué à relancer le baseball après la grève de 1994: matchs inter-ligues, partage des revenus, augmentation des droits de télé…
Mais c’est sous son règne que le baseball a été frappé par le scandale du dopage.
David Stern a transformé une ligue aux prises avec de multiples ennuis (bas revenus, mauvaises cotes d’écoute) en un circuit solide et dynamique. La NBA d’aujourd’hui est en bien meilleure santé que celle du milieu des années 1980, lorsqu’il est entré en poste.
Mais il a été incapable d’éviter un conflit de travail lors de la dernière négociation en 2011. Résultat, la saison régulière a été réduite à 66 matchs.
Roger Goodell a conclu en 2011 une convention collective de dix ans avec les joueurs sans annuler un seul match. Et les revenus de télé du circuit atteindront bientôt 6 milliards par saison, une somme inouïe.
Mais le lock-out des arbitres en début de saison a fait mal à la crédibilité de la NFL. Et la manière dont il gère les contestations des joueurs dans le dossier des primes contre blessures (Saints de la Nouvelle-Orléeans) est douteuse.
Gary Bettman a introduit un plafond salarial en 2005. Les revenus de la LNH sont passés de 2,1 à 3,3 milliards au cours des sept dernières années.
Mais sa stratégie d’expansion dans des marchés du sud des États-Unis connaît des ratés. Et en septembre dernier, il a décrété un troisième lock-out en 18 ans.
Et vous, quel regard jetez-vous sur le travail des quatre commissaires?
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