
Les Bruins ont remporté le match en prolongation (Photo: Bernard Brault, La Presse)
Message à la communauté de ce blogue: j’ai écrit le texte qui suit après le match d’hier. Je le laisse en ligne car vos propos sont très intéressants. J’invite tout le monde à lire ces réactions car elles offrent une fascinante variété de points vue.
D’autre part, ma chronique de ce matin dans La Presse est maintenant en ligne. Vous pouvez la lire ici. Je dis espérer que la direction du Canadien n’enfile pas ses lunettes roses en dressant le bilan de la saison. Oui, l’équipe aligne de bons jeunes joueurs. Mais beaucoup de travail attend Pierre Gauthier. Une élimination en première ronde constitue un échec évident.
Voici donc mon texte écrit après le match:
La soirée s’achève à Boston. Je suis dans la salle de presse et, autour de moi, les collègues complètent la rédaction de leurs textes pour les journaux de jeudi.
Les préposés aux relations publiques des Bruins nous inondent de documentation pendant que nous pianotons sur nos ordinateurs: statistiques, nouvelles brèves, transcriptions des déclarations des joueurs et des entraîneurs.
Mais voici qu’une dernière feuille vient d’être déposée devant moi. Celle qui confirme par-dessus tout l’élimination du Canadien.
Sur du papier jaune et noir, les couleurs de la maison, cette feuille fournit toutes les statistiques sur les matchs disputés cette saison entre les Flyers et les Bruins, qui s’affronteront en deuxième ronde à compter de samedi après-midi. On y apprend que les joueurs de Claude Julien ont remporté trois des quatre affrontements, et 11 des 20 séries entre les deux clubs.
Intéressant, évidemment. Mais avouez qu’on s’en fout un peu. Je regarderai la plupart des matchs, comme bien des amateurs de hockey. Mais il sera plus intéressant de mettre cette élimination rapide du Canadien en perspective, de mesurer les forces et les faiblesses réelles de l’équipe.
Dans mon esprit, le Canadien a montré ses limites contre les Bruins. Les joueurs se sont battus avec énergie, pas de doute là-dessus. Mais il est clair que sous sa forme actuelle, le Canadien est loin de faire partie de l’élite de la Ligue nationale.
Terminer la saison en perdant quatre de ses cinq derniers matchs, même si trois d’entre eux furent en prolongation, n’est pas un élément positif.
J’ai hâte d’entendre Pierre Gauthier faire le bilan de la saison. Et encore plus de surveiller ses prochaines décisions. Les dossiers s’empileront vite sur son bureau.
Cela dit, je suis heureux pour Claude Julien. C’est bizarre de penser à quel point un but, un seul but sur les centaines qui sont marqués au cours d’une saison, peut faire une différence fondamentale dans la vie d’une organisation.
Si le Canadien avait marqué en prolongation hier, l’entraîneur des Bruins aurait peut-être perdu son travail. Pas pour rien qu’il était si soulagé. “C’est le fun de récompenser nos fans parce qu’ils ont été si souvent déçus dans le passé…” a-t-il dit.
Alors bonne chance à Julien et aux Bruins.
Je termine en vous lançant la question: et vous, quel est votre bilan de la saison du Canadien?