Philippe Cantin

Archive du 21 mars 2011

Lundi 21 mars 2011 | Mise en ligne à 14h07 | Commenter Commentaires (17)

Bartoli, superstar ???

Un magnifique tournoi pour Marion Bartoli.

Un magnifique tournoi pour Marion Bartoli.

Comment ne pas apprécier une joueuse de tennis qui refuse la langue de bois ?

En janvier 2010, aux Internationaux d’Australie, Marion Bartoli avait causé un tabac en dénonçant le fait qu’aucun commanditaire ne s’intéressait à elle. Contrairement à la plupart de ses rivales internationales, elle devait elle-même payer pour ses vêtements et ses souliers de tennis.

« Je ne suis probablement pas assez blonde, pas assez grande, pas assez mince », avait-elle lancé, dans la foulée du contrat de huit ans, d’une valeur de 75 millions de dollars, accordé par Nike à Maria Sharapova.

Sa salve avait fait les manchettes et lui avait valu beaucoup de critiques. Cela renforçait son image de joueuse difficile, peu amicale avec ses collègues, et vivant dans une bulle où seul son père, Walter, était admis. Médecin de profession, Walter Bartoli a abandonné sa profession pour devenir entraîneur de sa fille.

Parce qu’elle refuse les conseils des autres entraîneurs, Bartoli ne représente que très rarement la France dans les tournois internationaux. Son style déroutant, notamment son coup droit à deux mains, suscite la curiosité mais pas le respect.

Cela changera peut-être à compter de maintenant. Marion Bartoli a disputé un superbe match dimanche, en finale du tournoi d’Indian Wells, s’inclinant en trois manches devant Caroline Wozniacki, la numéro un mondiale.

Après le premier set, on croyait que la Danoise l’emporterait facilement. Mais Bartoli est revenue en force et a provoqué la présentation d’un set décisif.

L’immense talent et l’exceptionnelle ténacité de Wozniacki ont cependant eu raison de ses efforts. Elle a forcé Bartoli à courir des dizaines de balles – gauche, droite, gauche, droite… – au point où on se demandait comment la Française pouvait les atteindre.

Bartoli a reçu 300 000 $ pour ses efforts (700 000 $ pour Wozniacki), une somme suffisante pour acheter quelques paires de souliers de tennis si les commanditaires persistent à la bouder.

En recevant son prix, elle a prononcé un discours chaleureux, qui a impressionné tout le monde. Avec émotion, elle a salué les responsables du tournoi, provoquant presque les larmes de Stacey Allaster, l’ancienne gestionnaire de Tennis Canada qui préside la WTA depuis juillet 2009.

Mais c’est surtout avec deux interventions que Bartoli a impressionné.

La première, à propos de sa rivale du jour, Caroline Wozniacki.

« Je suis désolée, je suis au bord des larmes. Mais ce sont des larmes de fatigue. Caroline, tu m’a vraiment fatiguée aujourd’hui. Tu peux être fière de toi. Je te souhaite tout ce qu’il y a de mieux dans l’avenir. Je sais que ton objectif est de remporter un tournoi du Grand chelem et je suis sûre que tu l’atteindras bientôt. »

La deuxième, à propos de son père, certes pas le personnage le plus apprécié du tennis français ! « Je veux remercier mon père. Il était là lorsque j’ai frappé ma première balle à l’âge de 5 ans et demi et j’espère qu’il sera toujours là lorsque je frapperai ma dernière. »

L’impact de l’allocution de Bartoli fut tel que Wozniacki, pourtant très habile devant les micros, a commencé la sienne en prévenant que ses propos ne seraient pas à la hauteur de ceux de son adversaire!

Wozniacki a néanmoins fait rire Bartoli et la foule en déclarant : « Je suis désolée de t’avoir battue, Marion. Malheureusement, contrairement au football (soccer), il n’y a pas de match nul au tennis ! »

Chose sûre, en observant son jeu énergique et en écoutant ses propos sympathiques, on voit mal pourquoi Bartoli ne deviendrait pas rapidement une des meilleures cartes d’attraction de la WTA.

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Lundi 21 mars 2011 | Mise en ligne à 11h04 | Commenter Commentaires (16)

Darcy à la place de la reine?

Darcy Olsen met en échec la LNH.

Darcy Olsen met en échec la LNH.

Darcy Olsen ne fait pas seulement les manchettes en Arizona. À Winnipeg, elle est en voie de devenir une véritable héroïne.

Dans ma chronique d’aujourd’hui, je vous parle de cette femme qui met en échec la LNH en menant le combat contre l’entente qui permettrait à un richissisme homme d’affaires de Chicago, Matthew Hulsizer, d’acheter les Coyotes avec l’argent des contribuables. Elle est l’adversaire numéro un de Gary Bettman.

Dans la section des commentaires du Winnipeg Free Press, le grand quotidien de la capitale du Manitoba, Darcy Olsen récolte évidemment les éloges. Les amateurs savent bien qui si l’entente est bloquée, les Coyotes déménageront à Winnipeg. Et que l’acharnement de Darcy Olsen à dénoncer un accord loufoque aura constitué la clé de ce transfert.

Un lecteur du Free Press m’a bien fait rire en rappelant que dans le vieil aréna de Winnipeg, une gigantesque photo de la reine Elisabeth II était accrochée à une extrémité. “Dans le nouvel aréna, on devrait la remplacer par une photo de Darcy Olsen”, a-t-il suggéré.

À la tête de l’Institut Goldwater, un groupe de pression voué à la défense des intérêts des contribuables, Darcy Olsen symbolise le combat contre les subventions à l’industrie du sport-spectacle. Elle possède un dossier en or. Le plan visant à conserver les Coyotes à Phoenix dépasse en effet l’entendement.

Pour ceux qui veulent en savoir davantage, j’ai aussi écrit cet article récemment.

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