
Le commissaire Roger Goodell et DeMaurice Smith, le directeur de l'Association des joueurs de la NFL.
C’est le jour J dans la NFL.
Le délai pour conclure un nouvel accord de travail prend fin aujourd’hui. Or, même si le processus de médiation se poursuit, les chances qu’une entente soit trouvée sont minuscules.
Au plan juridique, la journée s’annonce passionnante. Les propriétaires ont le droit de décréter un lock-out à minuit. Pour les en empêcher, les joueurs pourraient saborder leur syndicat au cours de la journée. Ils contesteraient ensuite le monopole de la NFL devant les tribunaux. Ce scénario inquiète les dirigeants du circuit car il conduirait les deux parties vers des zones inconnues.
Le moral des joueurs s’est amélioré cette semaine lorsqu’une cour du Minnesota leur a donné une grande victoire. Le juge David Doty a en effet statué que la NFL ne s’était pas comportée en bon père de famille en négociant ses contrats avec les réseaux de télédiffusion.
Au lieu de maximiser la recherche de revenus comme l’obligeait la convention collective, la NFL s’est plutôt assurée d’obtenir 4 milliards des différents réseaux en 2011, peu importe que des matchs soient disputés ou pas.
Le juge Doty a donné raison aux joueurs qui contestaient cette entente. Les chances que la NFL obtienne cette somme en cas d’arrêt de travail semblent désormais bien minces.
Sans ces 4 milliards servant à rembourser les dettes de plusieurs équipes, la position des propriétaires est fragilisée. Le rapport de force n’est plus autant à leur avantage.
Cela dit, la clé de la dispute entre les proprios et les joueurs demeure le partage des revenus annuels de 9 milliards générés par la NFL.
Lire les commentaires (7) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




