Philippe Cantin

Archive, janvier 2011

Dimanche 30 janvier 2011 | Mise en ligne à 19h51 | Commenter Commentaires (10)

Un beau party!

raleighs

D’accord, ce n’est pas du hockey pour les puristes. Mais le week-end du match des étoiles de la LNH a constitué un beau party.

Le Triangle, comme on surnomme la région de Raleigh-Durham où jouent les Hurricanes, a accueilli les vedettes de la ligue avec beaucoup de chaleur. La couverture des médias locaux a été impressionnante, tout comme les foules ayant assisté aux différentes célébrations.

“Avez-vous vu le buzz? ” a demandé Gary Bettman. Vous êtes-vous promenés dans les rues? Le match des étoiles est toujours une grosse affaire, peu importe où il a lieu. Ce n’est pas supposé être un match régulier ou des séries éliminatoires. C’est l’occasion pour la famille de la Ligue nationale, les joueurs étoiles et les fans, de se retrouver ensemble, de célébrer notre sport et d’avoir du plaisir.  Des milliers de personnes ont participé aux événements publics et l’aréna était rempli pour le concours d’habiletés et le match. Quand on écoute les nouvelles de Raleigh, on dit que c’est le plus gros événement survenu ici. La LNH aime ce lien de proximité avec les fans.”

Le commissaire a énoncé cette tirade d’un ton énergique, fatigué d’entendre les critiques contre le match.  Là-dessus, je lui donne raison. Pour les gens de la Caroline, ce fut un extraordinaire happening. En remportant la Coupe Stanley en 2006, les Hurricanes ont consolidé leur place dans l’univers sportif du Triangle. Ce week-end apportera une brique de plus à l’édifice.

“Les gens ont découvert ce qu’était le hockey dans le sud des Etats-Unis, a dit Cam Ward, le gardien des Hurricanes. Ils auront une bonne opinion de Raleigh après ce week-end.”

Puisque les Jeux olympiques n’ont pas lieu à chaque année, aussi bien conserver le match des étoiles sous sa forme actuelle, en y effectuant ponctuellement des ajouts, comme le repêchage de vendredi. “Cette idée a ajouté beaucoup d’intérêt au week-end, a dit Niklas Lindstrom, des Red Wings de Detroit. La direction du circuit et l’Association des joueurs sont contents de l’expérience. Six joueurs qui peuvent sélectionner leurs coéquipiers, ce n’est pas banal!”

Cela dit, la LNH commettrait une erreur si elle décidait de faire l’impasse sur les Jeux de Sotchi en 2014, et de présenter un week-end des étoiles en lieu et place. Même si la LNH refuse toujours de se mouiller dans ce dossier, il est clair qu’elle n’aura d’autre choix que de participer.  Un refus constituerait une claque au visage des joueurs russes du circuit, ainsi qu’aux autorités de ce pays.  Les séquelles seraient importantes. N’en reste pas moins que les négociations pour conclure un accord avec la Fédération internationale ne seront pas aisées. Beaucoup d’argent est en jeu, ainsi que des questions d’éloignement et de sécurité.

Le hockey s’internationalise très rapidement. Le nombre de journalistes représentant des médias européens à Raleigh en fournit une autre preuve. En Russie, on aimerait bien que la LNH ouvre sa prochaine saison avec quelques matchs dans ce pays. Mais Bettman  refuse pour l’instant de s’engager en ce sens. “Nos plans ne sont pas arrêtés”, a-t-il dit.

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Samedi 29 janvier 2011 | Mise en ligne à 21h19 | Commenter Commentaires (36)

LNH: deux équipes en difficulté

Gary Bettman

Gary Bettman

Raleigh - La santé financière de la LNH est excellente, soutient Gary Bettman, le commissaire de la LNH.

Lors d’un point de presse tenu en début de soirée samedi, M. Bettman a déclaré que malgré la récession économique des trois dernières années, son circuit affiche des résultats encourageants. “Nos revenus de commandite sont en hausse de 32 p. cent, a-t-il déclaré. Et pour une sixième année consécutive, nous atteindrons un niveau record de revenus.”

Les revenus de la LNH sont estimés à 2,7 milliards annuellement. Cela dit, même si M. Bettman a dressé un portrait positif de la situation, il est clair que deux concessions sont toujours en difficulté: les Coyotes de Phoenix et les Thrashers d’Atlanta.

Depuis décembre dernier, on croyait le cas des Coyotes réglé. L’acheteur intéressé, Matthew Hulsizer, doit devenir propriétaire de l’équipe grâce à une entente avec la ville de Glendale, où est situé l’aréna des Coyotes. Le conseil municipal a autorisé le versement d’une somme de  197 millions à l’intention de M. Hulsizer afin qu’il puisse acheter la formation. Ce montant sera en partie réuni grâce à une vente d’obligations d’une valeur de 100 millions,  qui devait être complétée le 31 décembre dernier. La Ville compte se rembourser en prélevant les frais de stationnement à l’aréna.

En retour de cette énorme subvention, M. Hulsizer assumera les risques financiers considérables liés à l’exploitation de cette équipe, qui semble perpétuellement dans le rouge.

Un possible recours judiciaire contre la Ville de Glendale par un groupe voué à la défense des intérêts des contribuables rendrait cependant les investisseurs nerveux. Cette nouvelle a aiguisé l’intérêt des amateurs de hockey de Winnipeg, qui souhaitent le retour des Jets dans la capitale du Manitoba. Bettman a voulu calmer leurs attentes, disant croire que la transaction serait finalisée au cours des deux prochaines semaines et que les Coyotes demeureraient à Phoenix.

“Il n’existe pas de date butoir, a-t-il précisé. Mais ne vous-y trompez pas: le temps presse. Cette situation ne peur avoir une durée indéfinie.”

À Atlanta, les propriétaires des Thrashers ont déposé un recours de 200 millions contre la firme d’avocats les ayant conseillés en 2005. Ils estiment que le libellé d’un contrat rédigé à cette époque les a empêchés de vendre l’équipe au cours des six dernières années.  Durant cette période, les pertes cumulées des Thrashers ont été de 130 millions et la valeur de la concession a chuté de 50 millions, selon la poursuite. La firme d’avocats visée par la plainte estime avoir accompli son travail correctement et entend se défendre vigoureusement en cour.

D’autre part, les Thrashers sont à la recherche de nouveaux investisseurs. Les propriétaires affirment ne pas vouloir déménager l’équipe.

Les querelles mettant en cause les proprios des Thrashers alimentent la chronique depuis plusieurs années. Pendant ce temps, l’équipe peine à attirer des foules considérables.  Cette concession se retrouve dans de bien mauvais draps et l’ampleur des pertes révélée par la poursuite le démontre éloquemment.

Comme l’explique mon collègue Richard Labbé,  Bettman a conseillé la prudence aux gens de Québec et de Winnipeg, répétant qu’il ne pouvait leur promettre une équipe de la Ligue nationale.

À court terme, le dossier des Coyotes de Phoenix est redevenu le plus chaud. Le mois de février s’annonce crucial pour l’avenir de cette concession.  Cette interminable saga devra un jour connaître son aboutissement.

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Samedi 29 janvier 2011 | Mise en ligne à 13h54 | Commenter Commentaires (20)

La formidable évolution du hockey aux États-Unis

USAs

Raleigh - Dans le cadre du match des étoiles, le patron de USA Hockey, la fédération américaine, a rencontré les journalistes ce matin. Dave Ogrean est un type énergique, qui se bat avec vigueur pour le développement de son sport aux Etats-Unis.

Ogrean reconnaît que la LNH et Gary Bettman ont souvent été blâmés pour avoir accordé une concession à plusieurs villes du sud des Etats-Unis où le hockey éprouve de ennuis à s’enraciner.

“Mais pour le développement de notre sport, ce fut fantastique, a-t-il affirmé. Cette saison, 20 p. cent des joueurs de la LNH sont Américains. Ils sont originaires de 25 États différents. Il n’y a pas si longtemps, nous joueurs venaient presque tous du Minnesota, du Michigan et du Massachusetts. Quelques uns avaient aussi grandi dans l’État de New York. L’évolution a été fantastique.”

Les initiatives pour mousser la popularité du hockey mineur aux États-Unis sont nombreuses. De nouveaux programmes sont mis sur pied et on sent beaucoup de dynamisme chez les dirigeants de la Fédération américaine. En avril 2012, le Championnat du monde de hockey féminin sera présenté à Burlington, au Vermont. L’aréna ne compte que 4 000 sièges mais les promoteurs prévoient un gros succès. La tenue de l’événement, disent-ils, constituera un atout supplémentaire dans la progression de ce sport.

“On voue envie, les Canadiens, a ajouté Ogrean. On aimerait bien qu’aux Etats-Unis, tous les enfants reçoivent aussi un cadeau de Noël lié au hockey avant l’âge de 8 ans!”

Ogrean espère que la LNH participera aux Jeux olympiques de Sotchi, en 2014.  ”Gary Bettman et Donald Fehr connaissent bien la position de notre Fédération à ce sujet. Le hockey est un sport international et les meilleurs joueurs doivent être aux Olympiques.”

N’en doutez pas: l’influence américaine au sein de la LNH, déjà prédominante, continuera de gagner en intensité. Il sera intéressant de surveiller comment cette réalité influencera les tentatives de Québec et de Winnipeg d’obtenir de nouveau une concession de la LNH.

Une clé de l’équation demeure la vigueur de notre devise. Aussi longtemps que le dollar canadien se maintiendra à parité avec le billet vert de l’Oncle Sam, des chances de succès existent. Mais une dépréciation marquée entraînerait assurément des conséquences négatives.  Si la plupart des analystes financiers croient improbable pareil scénario dans les prochains mois, il reste très hasardeux d’effectuer des prédictions à plus long terme.

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Le Bureau des gouverneurs de la LNH donnera bientôt son accord à la vente des Sabres de Buffalo à Terry Pegula, un milliardaire américain qui a fait fortune dans l’industrie du pétrole et du gaz naturel. Il a récemment vendu sa compagnie 4,7 milliards à Royal Dutch Shell.

Ce dossier a progressé ce matin lors d’une réunion tenue à Raleigh. Il s’agit d’une excellente nouvelle pour les partisans des Sabres, qui verront ainsi l’avenir de leur équipe assuré.

Pegula est un formidable apôtre du développement du hockey aux Etats-Unis. En septembre dernier, il a effectué un don de 88 millions à l’Université Penn State, afin qu’elle bâtisse un nouvel aréna et mette sur pied un programme de hockey masculin digne de la Division I, la plus élevée du sport universitaire américain. Oui, 88 millions !  Il s’agit du plus important don jamais consenti à Penn State.

Cet engagement de M. Pegula, qui vit en Floride, fournit une autre illustration de la vigueur du hockey chez nos voisins du sud.

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