Coup de génie ou pure folie? Julian Assange a joué son va-tout mardi dernier en se réfugiant à l’ambassade équatorienne de Londres, où il a demandé l’asile politique. Il a pris tout le monde par surprise. Même ses amis proches n’étaient pas au courant. Une semaine plus tôt, la cour suprême avait refusé de réexaminer son dossier. La cour européenne des droits de l’homme était la dernière chance d’Assange pour bloquer son extradition en Suède, où il est recherché pour une affaire d’agressions sexuelles.
De toute évidence, il croyait n’avoir aucune chance.
Pourquoi a-t-il choisi l’ambassade de l’Équateur? Parce qu’il a interviewé son président Rafael Correa à son émission sur une chaîne russe. Apparemment, cela a bien cliqué entre les deux américanophobes. Correa a terminé l’entrevue en lui disant: “Bienvenue dans le club des persécutés.”
Julian Assange fait sans doute une surdose de dulce de leche pendant que sa demande d’asile est à l’étude. Sa seule chance est un accord entre l’Équateur, la Grande-Bretagne et la Suède sur sa situation, a expliqué un expert à la BBC. Le fondateur de WikiLeaks est certain que son extradition vers la Suède ne serait qu’une escale avant d’atterrir dans une geôle aux États-Unis. Le FBI aurait un touffu dossier de 48 000 pages sur sa personne.
En se terrant dans l’ambassade, l’Australien de 40 ans a brisé les conditions de sa liberté et sera arrêté dès qu’il mettra le pied dehors -à moins d’un arrangement entre l’Équateur et la Grande-Bretagne.
Il peut toujours mettre à exécution un des cinq stratagèmes imaginés par le chroniqueur Tim Dowling pour s’échapper incognito. Du genre, commander une pizza et repartir déguisé en…livreur de pizzas.
On sait jamais.
Lire les commentaires (5) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 






