
“Je lis le Coran à chaque jour.” Cette phrase fut prononcée par un des hommes les plus détestés dans le monde musulman: Tony Blair. L’ancien premier ministre ne rate pas une occasion pour marteler son nouveau leitmotiv: la mondialisation -un beau terme galvaudé- ne peut fonctionner sans les religions.
Sa Fondation pour la foi, qu’il a créée en 2008, a pour mission d’encourager le dialogue inter-religieux et d’incorporer (si je comprends bien le site internet tortueux) la religion dans les affaires économiques et politiques. Tony Blair écrit: “La foi peut beaucoup donner et apprendre à un monde dans lequel la mondialisation économique et le changement politique offrent beaucoup d’opportunités mais aussi beaucoup de dangers.”
Ce que ça veut dire en pratique n’est pas très clair, comme l’a constaté ma collègue Anabelle Nicoud.
Le vieux singe adore les aphorismes creux qui laissent son entourage perplexe, du genre: “Si la mondialisation est une force rassemblant les gens, est-ce que la religion devient une force divisant les gens?”
Il a profité d’une campagne de promotion pour son autobiograpĥie (maintenant en livre de poche) pour avertir l’Occident que le Printemps arabe était une occasion à saisir et que les dictateurs devront changer ou être remplacés. Des propos hypocrites, écrit l’ancien éditeur et speechwriter de David Cameron, Ian Birrell, de la part d’un homme qui a réhabilité Mouammar Kadhafi et qui agit maintenant comme consultant pour des dirigeants autoritaires comme le Rwandais Paul Kagame.
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