
Moazzam Begg, né à Birmingham, a été détenu trois ans à Guantanamo Bay. Relâché en 2005 par George Bush, il a voyagé partout dans le monde en tant que porte-parole de l’organisation Cageprisoners, dont la mission est de dénoncer le sort “des prisonniers de Guantanamo Bay et d’autres suspects détenus dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.”
Le controversé militant, qui refuse à ce jour de condamner les talibans, n’a jamais eu d’ennuis avec les autorités des pays qu’il a visités…sauf le Canada.
Moazzam Begg a été intercepté par les douaniers montréalais lundi. Il avait le choix entre faire appel de la décision et attendre de connaître son sort dans un centre de détention, ou reprendre le premier avion pour la Grande-Bretagne. Il est reparti. Il a écrit une chronique dans The Guardian où il accuse le Canada d’agir comme un gardien de Guanatanmo Bay. C’est la seconde fois que l’ancien prisonnier tente d’entrer au Canada sans succès. Il voulait être à Montréal pour rencontrer Maher Arar, Abdoullah Almalki, et la famille d’Omar Khadr, dont il a été témoin des mauvais traitements à Guantanamo Bay.
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