Le Big blogue de Londres

Archive de la catégorie ‘International’

Lundi 2 avril 2012 | Mise en ligne à 10h25 | Commenter Commentaires (5)

Un village britannique dans le Sud-Atlantique

Il y a trente ans aujourd’hui, l’Argentine envahissait les îles Malouines, à 480 km de ses côtes. Comme je l’explique dans mon article de ce matin, les tensions sont à couper au couteau entre les deux nations. Et le regain d’intérêt des Argentins pour la poignée d’îles n’est pas que patriotisme. Il ne fait plus de doute que la région est riche en pétrole. Jusqu’à 60 milliards de barils. L’exploitation commencera d’ici cinq ans, à la barbe des Argentins.

Le problème avec la position de l’Argentine, c’est que le droit à la décolonisation tant brandi par Cristina Kirchner, est intenable sans l’assentiment des “Falklanders”, les habitants des îles. Et ils sont aussi britanniques que les résidents de Sheffield ou Birmingham. Les boîtes téléphoniques sont rouges, leurs supermarchés sont les mêmes que ceux dans la mère patrie et le climat est aussi pourri. Même s’ils se lèvent et se couchent sur les vestiges du colonialisme britannique, ce n’est pas eux qui vont demander à être “libérés”.

Un seul insulaire, James Peck, a demandé la citoyenneté argentine. Elle lui fut remise en personne par Kirchner, qui ne pouvait laisser passer une telle occasion.

Le droit d’un peuple à l’autodétermination semble le point final de la dispute entre les deux nations, malgré toutes les remarques baveuses de David Cameron. Aussi injuste que cela puisse paraître, il semble que l’Argentine a attendu 150 ans de trop avant de se réintéresser aux Malvinas.

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Vendredi 24 février 2012 | Mise en ligne à 13h58 | Commenter Commentaires (9)

La G-B reconnaît l’opposition syrienne

Nous sommes en 2012 mais on se croirait en 2011, en plein conflit libyen. Le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, a annoncé aujourd’hui en Tunisie lors d’une réunion internationale sur la question syrienne que la Grande-Bretagne reconnaîtrait le conseil national syrien, la coalition opposée au régime de Bachar Al-Assad, comme “représentant légitime” de la Syrie. L’histoire se répète mais les dirigeants occidentaux ont mis beaucoup plus de temps à réagir qu’avec la Libye. Après tout, la révolte dure depuis un an et les insurgés, incroyablement, tiennent le coup.

Est-ce la mort de nombreux journalistes à Homs, foyer de la révolution, qui les font bouger enfin? Les Syriens, eux, tombent sous les obus depuis bien plus longtemps. Environ 7000 au total.

Sans l’appui de la Chine et de la Russie, le conseil de sécurité de l’ONU a les mains liées. Mais l’Occident serait déjà en train d’armer en catimini les rebelles sur le terrain selon une des chefs du conseil national syrien, citée par le Daily Telegraph.

Une des priorités des délégués des 70 nations réunies à Tunis est cependant d’établir des corridors humanitaires pour permettre à la Croix Rouge de soigner les blessés à Homs, dont la journaliste Édith Bouvier qui figure dans la vidéo ci-dessus. D’autant plus que les infirmières et les médecins qui soignent les insurgés risquent la torture aux mains des tortionnaires d’Al-Assad.

En passant, je vous invite à regarder ce superbe photoreportage sur la prise de Tripoli de Rémi Ochlik, mort à Homs cette semaine.

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Mardi 29 novembre 2011 | Mise en ligne à 12h36 | Commenter Commentaires (38)

Pourquoi attaque-t-on l’ambassade britannique en Iran?

Sont-ils des “étudiants islamistes”? Des voyous embauchés par le régime iranien, comme le prétend samy h, sur Twitter? Toujours est-il que quelques centaines d’hommes pillent en ce moment les bureaux de l’ambassade britannique à Téhéran. Un portrait de la reine a été balancé par-dessus la barrière de sécurité. Des documents ont été saisis et sont examinés afin de déterminer le rôle qu’aurait joué la Grande-Bretagne dans l’assassinat du scientifique Majid Shahriari, qui était impliqué dans le développement du programme nucléaire de l’Iran.

Les scientifiques tombent comme des mouches à Téhéran depuis quelques années dans des assassinats ciblés qui porteraient la signature de l’agence israélienne Mossad.

Les manifestants qui ont brûlé l’Union Jack aujourd’hui accusent la Grande-Bretagne d’être complice d’Israël dans ces meurtres. Précisons que cette explosion de violence survient deux jours après que Téhéran ait annoncé une détérioration des relations diplomatiques entre les deux pays en réponse aux dernières sanctions contre le régime des ayatollahs. C’est pourquoi certains soupçonnent une mise en scène propagandiste.

Rappelez-vous aussi que les forces britanniques se disaient prêtes pour une attaque contre l’Iran il y a quelques semaines seulement.

Mais tout cela remonte à bien plus longtemps.

La Grande-Bretagne est vue comme une puissance diabolique par beaucoup d’Iraniens depuis sa participation au coup d’état contre Mohammad Mossadegh en 1953. L’ancien premier ministre avait nationalisé l’Anglo-Iranian Oil Company, au grand dam du royaume habitué à siphonner les ressources pétrolières du pays.

C’est Mossadegh qui doit se retourner dans sa tombe aujourd’hui.

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