
Est-ce le contrecoups de la récession? Toujours est-il que moins de Britanniques ont quitté le pays l’année dernière, ce qui explique pourquoi la migration nette a augmenté de 21% pour s’établir à 239 000 immigrants. Ainsi 575 000 personnes se sont établies au pays en 2010, dont 228 000 étudiants, contre 336 000 émigrants. Elles provenaient surtout de l’ancien bloc communiste (Pologne, Lituanie) et des pays du Sud-Est de l’Asie (Inde, Pakistan, Bengladesh).
Ces données sont légèrement embarrassantes pour David Cameron, qui avait promis de réduire la migration nette dans les “dizaines de milliers” d’ici la fin de son mandat en 2015. Une promesse bien maladroite puisque le flux de la population locale est une variable inconnue mais déterminante. Difficile aussi de prévoir la stabilité socio-économique des autres pays européens, un facteur important dans la migration des continentaux qui, rappelons-le, n’ont pas besoin de visas pour travailler en Grande-Bretagne.
À la décharge de David Cameron, précisons que sa politique d’immigration ne se fera sentir que cette année. Elle prévoit notamment de réduire de 230 000 le nombre de visas pour les étudiants non-européens d’ici 2015 et il sera plus difficile pour eux de s’établir au pays après les études.
Mais dans le contexte actuel, de rareté d’emplois et de désordre social, le premier ministre pourrait être tenté de jouer les démagogues avec de nouvelles mesures.
Pour mémoire, voici un discours de Cameron sur ce sujet épineux en avril dernier (”I want good immigration, not mass immigration”):
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