Il y a trente ans aujourd’hui, l’Argentine envahissait les îles Malouines, à 480 km de ses côtes. Comme je l’explique dans mon article de ce matin, les tensions sont à couper au couteau entre les deux nations. Et le regain d’intérêt des Argentins pour la poignée d’îles n’est pas que patriotisme. Il ne fait plus de doute que la région est riche en pétrole. Jusqu’à 60 milliards de barils. L’exploitation commencera d’ici cinq ans, à la barbe des Argentins.
Le problème avec la position de l’Argentine, c’est que le droit à la décolonisation tant brandi par Cristina Kirchner, est intenable sans l’assentiment des “Falklanders”, les habitants des îles. Et ils sont aussi britanniques que les résidents de Sheffield ou Birmingham. Les boîtes téléphoniques sont rouges, leurs supermarchés sont les mêmes que ceux dans la mère patrie et le climat est aussi pourri. Même s’ils se lèvent et se couchent sur les vestiges du colonialisme britannique, ce n’est pas eux qui vont demander à être “libérés”.
Un seul insulaire, James Peck, a demandé la citoyenneté argentine. Elle lui fut remise en personne par Kirchner, qui ne pouvait laisser passer une telle occasion.
Le droit d’un peuple à l’autodétermination semble le point final de la dispute entre les deux nations, malgré toutes les remarques baveuses de David Cameron. Aussi injuste que cela puisse paraître, il semble que l’Argentine a attendu 150 ans de trop avant de se réintéresser aux Malvinas.
Lire les commentaires (5) | Commenter cet article





