
Publiez sur Twitter des commentaires racistes sur un footballeur qui souffre d’un arrêt cardiaque, et vous écoperez de 56 jours de prison. Traitez une députée conservatrice de “bitch” et de “putain”, comparez-la à de la diarrhée, fantasmez de l’étrangler…et vous pourrez continuez votre violence verbale autant que vous voudrez.
Samantha Brick dirait sans doute que c’est parce que Louise Mensch est une belle femme. En plus de cette énorme tare, elle a siégé sur le comité parlementaire qui a produit un rapport cette semaine sur les Murdoch. Comme TROIS autres collègues conservateurs, elle a voulu se distancier du verdict accablant du comité, majoritairement composé de travaillistes.
Une bonne raison de la traiter de salope, vous ne trouvez pas?
Heureusement, Louise Mensch ne s’est pas fermée comme une huître. Elle a qualifié ces gazouillis d’”immoraux et misogynes” en entrevue à la radio de BBC.
Et ils seraient illégaux, selon le commissaire de police responsable des délits sur internet.
Je ne tente pas de faire le procès de la liberté d’expression sur Twitter. Mais je trouve particulièrement exaspérant ce laxisme face aux insultes proférées contre les femmes alors qu’elles ne sont pas tolérées pour d’autres.
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