
Tôt ce matin, des cambrioleurs ont pénétré le musée du Kunsthal dans les Pays-Bas. Ils se sont servis comme à un buffet. Eh hop, un Picasso, un Lucian Freud, deux Monet…Une rafle de sept tableaux valant des dizaines de millions d’euros.
Les enquêteurs n’ont aucune piste pour l’instant. Lorsque des agents ont accouru sur les lieux au son de l’alarme, les voleurs avaient déjà pris le maquis.
Les musées sont-ils des passoires ou quoi? On dirait que le vol d’un chef-d’oeuvre est maintenant plus facile qu’ouvrir un compte de banque en Italie.
Dans le milieu muséal, on remarque une montée en flèche des tentatives de vol et de vandalisme depuis une décennie. La Norvège remporte sans doute la palme dans ce triste palmarès. Même l’excellente Tate Modern n’est pas à l’abri. La semaine dernière, un soi-disant artiste polonais a défiguré un Rothko valant 50 millions de livres sterling.
La crise économique pourrait en être la cause. Les conservateurs de musées, serrés dans leur budget, cèderaient au laxisme.
Dans le cas du Kunsthal, les grandes baies vitrées de l’unique salle d’exposition, située au rez-de-chaussée, étaient presque une invitation au cambriolage. Les chef-d’oeuvre en question sont bien sûr invendables sur le marché et ornent peut-être déjà les murs d’un collectionneur richissime, qui aurait commandité le vol. Mais la réalité est probablement beaucoup moins glamour qu’Ocean’s Eleven de Soderbergh. Les voyous réaliseront peut-être bientôt que les toiles leur sont inutiles puisque personne ne veut s’en approcher.
Le cas échéant, on espère qu’elles réapparaîtront sur le seuil du Kunsthal.
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