
Contrairement à ce qu’on aurait pu croire il y a quelques mois, la pression ne pèsera pas tant sur les épaules de Gordon Brown que sur celles de David Cameron au cours de cette campagne. L’avance des conservateurs a fondu comme peau de chagrin, et maintenant, les électeurs vont épier tous les faits et gestes de Cameron pour savoir si son parti a changé pour le mieux. Comme je l’écris aujourd’hui dans La Presse, il devra avoir à l’oeil ses troupes, puisque certains de ses soldats ont encore des opinions dépassées sur les gais.
Aujourd’hui, je relève deux textes d’opinion intéressants sur David Cameron. Par deux chroniqueurs hyper réputés, un du Times et un du Guardian.
Le problème de David Cameron, écrit Daniel Finkelstein dans le Times, est que les Britanniques le préfèrent à son parti. Ils croient toujours que les conservateurs défendent les intérêts des classes aisées et patronales. (Petite parenthèse: ils n’ont probablement pas tort, Cameron veut offrir des crédits d’impôt aux gens mariés pour “renforcer la société britannique”, abandonnant ainsi les mères monoparentales à leur sort.) Les Britanniques n’en peuvent plus de Brown mais au moins, ils savent à quoi s’en tenir avec les travaillistes. Finkelstein est tout de même optimiste face aux chances de Cameron de devenir le futur premier ministre.
Le brillant Jonathan Freedland affirme pour sa part que, contrairement à la croyance populaire “Un parti d’opposition ne remporte jamais des élections, c’est le gouvernement qui les perd”, David Cameron a beaucoup à perdre au cours de cette campagne.
Normalement, après cinq années comme chef de l’opposition, il devrait caracoler en tête des sondages. Ce n’est pas le cas. Encore une fois, c’est son équipe qui ne convainc pas, écrit Freedland. Osborne, son homme des finances, change son fusil d’épaule chaque semaine. Et dernièrement, nous avons appris qu’un des plus importants donateurs des Tories, Lord Ashcroft, ne paie même pas ses impôts en Angleterre.
Il conclut: “Cameron obtiendra probablement les clés du 10 Downing Street. Mais s’il les gagne de justesse, ce sera une victoire embarrassante.”
Voici le cri de ralliement de Cameron hier:
Lire les commentaires (3) | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 





