On parle très rarement du Canada dans la presse britannique alors quand je vois son nom dans un titre, je prête attention. C’est arrivé cette semaine. Le grand manitou des environnementalistes britanniques, George Monbiot, écrit une longue diatribe sur le pire cancre des pays invités à Copenhague pour planifier l’après-Kyoto. Le Canada, écrit Monbiot, est pire que les États-Unis. Le pays est le véritable obstacle à un nouvel accord à cause de l’extraction du pétrole des sables bitumineux en Alberta.
“Une zone grande comme l’Angleterre, constituée de forêts et de marais, sera creusée, à moins que les Canadiens arrêtent cette folie. Déjà, le lieu a des airs de fin du monde: les ouvriers d’excavation ont créé un enfer à une échelle inimaginable”, écrit-il. Il continue en expliquant la quantité phénoménale d’énergie qu’il faut pour produire un baril de pétrole en l’extrayant des sables et les effets nocifs non seulement sur l’environnement mais sur la santé des tribus amérindiennes qui vivent dans la région.
Un groupe d’entre eux a d’ailleurs protesté ici-même, à Londres, auprès de la banque RBS et son principal actionnaire, le gouvernement britannique. RBS a prêté 14 milliards de dollars (!) à des compagnies impliquées dans cette industrie depuis 2007. D’autres grands joueurs, comme Shell et British Petroleum ont aussi mis leurs billes dans les sables bitumineux.
Est-ce que cette entreprise va vraiment ternir l’image du Canada à l’étranger, comme le prédit (le souhaite?) Monbiot? Je crois que Stephen Harper peut dormir tranquille…
Voici un reportage qui résume bien le tout:
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