
Trois morceaux de robot au Libération pour avoir trouvé ce titre savoureux. Silvio Berlusconi a non seulement l’air d’un mort-vivant, il incarne en ce moment l’épouvantail de la politique italienne. Son retour fait peur à une majorité d’Italiens qui, en dépit de cette période austère, avaient trouvé un certain répit dans le style sobre du gouvernement Monti.
En discutant avec les gens de mon quartier hier, j’ai été surprise par les réactions incroyablement hostiles face à la classe politique. Il faut être profondément écoeuré de son gouvernement pour souhaiter sans gêne le retour des brigades rouges, qui ont fait plus de 400 victimes dans les années 70 et 80. L’impression générale est que l’Italie sombre dans le gouffre et aucune figure politique n’est capable de prévenir le naufrage.
Voilà le vrai l’héritage de Berlusconi: l’apathie civique des Italiens qui ne croient plus en leurs élus. Aux élections régionales de Sicile, le mois dernier, seulement 47% de la population a exercé son droit de vote. On risque de voir un résultat semblable aux législatives nationales. Berlusconi n’est pas le premier opportuniste à gouverner le “Bel Paese” dans ses intérêts personnels. Mais ses procès, ses bouffonneries et ses présumées affiliations avec la mafia ont fait décrocher l’électorat.
Je croyais Monti peu rusé de vouloir démissionner après le vote sur le budget de 2013, qui doit avoir lieu avant Noël. Maintenant, je suis convaincue du contraire. En précipitant les élections, il limite les dégâts et les mégalomanies de Berlusconi qui n’en manquera pas une pour critiquer la feuille de route de Monti.
Je vous le prédis tout de suite: l’économiste tranquille annoncera son intention de représenter une coalition centriste aux prochaines élections. Maintenant que je connais un peu mieux le sens du théâtre des Italiens, politiciens ou non, je sais qu’on ne s’ennuiera pas à cette campagne électorale.

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re3e
11 décembre 2012
10h37
lol , j’irais j’usqu’a dire que c’est le sentiment des populations occidentales en general , ici aussi on est totalement ecoeure de notre monarchie temprale a frequence de multiples de 4 ans , qui ne respecte aucunement les plateforme sur lesquelles ces gouvernements sont elus , c’en est rendu une farce tragique une mascarade a peine voilee , la politique n’est plus qu’une excuse pour faire un bon bye-bye a la fin de l’annee , et le pire c’est que ces clowns se prennent au serieux , ou tout le moins pensent serieusement comment vampiriser encore un peut mieux le peuple leurs electeurs , si ls avaient un minimum de conscience morale , ca demissionerais en bloc pour mensonge patent et systematique , mais la belle excuse d’accuser le precedent comme des gamins d’ecole est trop facile et les recours de la population pour les rappeller a l’ordre inexistant puisque le pouvoir protege le pouvoir , moi tant que ces clubs de parasites ne peuvent pas etre poursuivi pour manquement flagrant a leurs obligations morales qu’ils/elles ont prisent envers le peuple en venant chercher notre appuis et support je ne participe plus a cette debauche de fonds publiques que sont les elections .
ralbol
11 décembre 2012
11h46
Berluslini, Il Douche.
Symptôme qu’on s’approche, partout sur la planète, de la période des changement à répétition de gouvernants, à la recherche du Sauveur qui saura nous ramener à l’ère bénie de la consommation infinie.
Les Italiens, comme les autres vont déchanter.
Espérons qu’il ne se présentera pas un «Sauveur» à la Benito ou à la Adolph…
chip
11 décembre 2012
12h01
En lisant votre titre, jai cru un court instant que vous parliez de Thatcher mais j’ai compris que le mot momie était employé au sens figuré.
Pour Berlu, je parlerais plutôt de clown.
jeffypop
11 décembre 2012
12h55
@Chip
Madame Tatcher n’ayant pas été momifiée, il aurait s’agit du sens figuré aussi…..
respectable
11 décembre 2012
13h06
Berlu est un ami du monde libre. IL était en Irak pendant que nous on se questionnais à savoir si dieu était barbu ou particules. Berlu est leader fort.
sir_loin_of_beef
11 décembre 2012
13h22
Forcément, quand on a connu Brejnev, Andropov et Tchernenko, on sait de quoi on parle quand on parle de momies…
yul-plage
11 décembre 2012
16h30
Je dirais plastifié plutôt que momifié. La question qui m’intrigue, et je suppose que l’inquiétude des Italiens y apporte une réponse est: pourrait-il être réélu?
pietru
11 décembre 2012
17h45
Quand l’électorat décroche, il jette la démocratie à la poubelle et la liberté avec. La place est prête pour les pires abus, pires que ceux qui ont amené le décrochage de l’électorat ci haut mentionné, alors ça part en vrille.
chip
11 décembre 2012
19h04
@jeffypop: Ah bon?!? Ben dites donc, vous êtes perspicace!
lecteur_curieux
22 décembre 2012
13h01
Oui, décidément, en Italie comme presque partout sur la planète et depuis un bon moment déjà, le monde tourne mal…
http://www.dailymotion.com/video/x3tcas_axelle-red-le-monde-tourne-mal_music