Le Big blogue de Londres

Archive du 27 novembre 2012

Mardi 27 novembre 2012 | Mise en ligne à 11h00 | Commenter Commentaires (8)

Welcome Mr Carney!

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Je croyais que l’embauche d’un Canadien allait être accueilli avec réserve, sinon perplexité, par la presse britannique. Quoi? Un Britannique ne faisait pas l’affaire pour diriger la banque centrale? Ni même un résidant de Londres, capitale financière du monde?

Au contraire, les chroniqueurs économiques tressent les lauriers de Mark Carney, 47 ans, qui déposera ses valises en compagnie de sa femme anglaise en juillet prochain pour prendre la relève de Mervyn King. Ce dernier a dirigé la Banque d’Angleterre comme un mandarin ces dernières années, selon des sources citées par le Financial Times. Il fût blâmé pour ne pas avoir prédit la crise financière qui a éventuellement provoqué la nationalisation partielle ou totale de trois banques britanniques en 2008: Royal Bank of Scotland, Lloyds et Northern Rock.

Que Mark Craney attache sa ceinture, chacune de ses décisions sera scrutée à la loupe. Il n’y a pas de presse plus féroce au monde que celle des Anglais. Le Guardian lui reproche déjà de ne pas avoir convaincu le ministre des Finances britannique, George Osborne, d’élargir son mandat. Avec un salaire de 624 000 livres sterling (environ un million de dollars), il devra s’habituer à recevoir des flèches au quotidien.

Ailleurs, on lui déroule le tapis rouge. “La Grande-Bretagne a besoin de vous”, écrit l’éminent Martin Wolf dans le FT. Son embauche est un coup de maître, selon The Economist, qui compare sa venue en Grande-Bretagne au transfert de Lionel Messi, le meilleur joueur de foot au monde, à l’équipe londonienne d’Arsenal.

Par la bande, le recrutement de Carney redore le blason d’un pays qui est souvent tourné au ridicule chez les Britanniques. “Un vieille blague parmi les journalistes voulait qu’un article qui comprenait le mot “Canada” dans la première phrase ne serait jamais lu”, rappelle The Guardian. Eh bien maintenant, les Britanniques sont au courant que le Canada fut à peine écorché par la dernière crise alors qu’ils en bavent toujours. Parfois, ça paie d’être “plate”.

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