Le Big blogue de Londres

Le Big blogue de Londres - Auteur
  • Mali Ilse Paquin, collaboration spéciale

    Journaliste pigiste pour La Presse depuis 2003, Mali Ilse Paquin a fait le saut transatlantique le 18 mai 2005. Objectif : planète Londres....
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    Samedi 17 novembre 2012 | Mise en ligne à 6h42 | Commenter Commentaires (39)

    Quand refuser d’avorter est tuer

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    Le 29 octobre dernier, Savita Halappanavar est morte parce qu’on a refusé à répétition de l’avorter. Où croyez-vous que cela s’est produit? Je vous le donne en mille: en Irlande. La constitution du pays catholique stipule que l’embryon humain est un citoyen à part entière dès sa conception. L’avortement est légal seulement si la vie de la mère est en danger.

    Or, Savita, enceinte de 17 semaines, était en proie à de violentes douleurs suite à son hospitalisation à Galway. Elle était en train de perdre l’enfant de toute façon. Selon son mari, le médecin lui avait dit que la fausse couche ne durerait que quelques heures. Son martyre a duré trois jours pendant lesquels le personnel refusait systématiquement de mettre un terme à sa grossesse tant que le coeur du foetus battrait. Au décès de l’enfant, l’état de santé de Savita était critique. Elle fut placée aux soins intensifs. Elle est morte deux jours plus tard d’une septicémie.

    Cette triste histoire a relancé le débat sur l’avortement chez les Irlandais, qui ont sans doute un déjà-vu. En 1992, une adolescente de 14 ans victime de viol avait dû se battre en cour pour mettre un terme à sa grossesse en Angleterre. L’organisation de soutien Abortion Support Network aide une bonne centaine d’Irlandaises à faire de même chaque année. Certaines de leurs patientes sont poussées au suicide.

    Pas moins de 60% des 18-35 ans voudraient que l’avortement soit légalisé.

    La communauté indienne est également en émoi suite au décès de Savita. L’ambassadeur indien en Irlande a fait remarquer que la femme de 31 ans serait toujours en vie si elle avait été soignée dans un hôpital indien. En éditorial, le Times of India a souligné l’ironie des opposants à l’avortement qui se proclament pro-vie. “L’enfant allait mourir de toute façon…La loi anti-avortement irlandaise a coûté inutilement une vie. Comment cadre-t-elle avec la perception qu’elle est pro-vie?”


    • L’Église catholique n’a pas de quoi être fière. On se croirait revenus à l’Espagne d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon ou, pourquoi pas, à l’époque de Duplessis. L’Irlande catholique est dans la grande noirceur. Pitoyable.

    • - «La constitution du pays catholique stipule que l’embryon humain est un citoyen à part entière dès sa conception.»

      Alors, les Irlandais devraient se battre pour que les embryons puissent signer des contrats, prendre des hypothèques, avoir le droit de vote, recevoir les allocations et avoir droit aux déductions fiscales, bref, avoir les mêmes droits qu’un citoyen à part entière.

      Ça prendrait pas de temps pour que le gouvernement change la constitution…

      Encore un bel exemple de la mélasse religieuse qui englue le cerveau des humains et leur fait comettre d’incommensurables bêtises.

    • Je serai toujours mal à l’aise avec l’avortement. Tout particulièrement quand on tue l’enfant pour la faute du père. Un père qui n’en est pas un, un violeur qui a commis un crime abominable. Mais l’enfant lui est-il coupable ? On ne tue pas le père mais l’enfant ! Je comprends le désarroi de la mère. Mais au lieu de tuer l’enfant si on le donnait en adoption ? Punir l’enfant en le tuant pour le crime du père me parait barbare.

    • Je suis d’accord avec l’Église car l’avortement est un crime et un péché grave. Ce cas est une exception… De toute facon, si nos mères avait décidé d’avorter, on ne serait pas là à commenter sur ce site…

    • @ julien117, sosdba

      Un enfant, ça braille, ça porte des couches, ça fait des otites, ça a la morve au nez, ça «rit aux anges», ça tape dans l’eau du lavabo, ça t’agrippe la lèvre en tirant dessus… UN ENFANT C’EST NÉ!

      Avant, ce n’est qu’une intention, un accident, un souhait ou un coup de tête.

      Si pour vous, un embryon c’est un enfant, comme pour le Père Noël, c’est votre choix d’y croire ou non, mais vous n’avez AUCUN DROIT d’imposer vos croyances au reste de la population.

      Une femme a tout à fait le droit à un avortement si elle le souhaite, et qu’elle qu’en soit la raison. C’est elle qui portera l’embryon pendant 9 mois et souvent, c’est elle qui restera seule, prise avec l’enfant.

      Avec le genre de principes dépassés, d’un autre âge, que vous semblez défendre, nous retournerions à l’époque des avortement aux aiguilles à tricoter, aux cintres et aux potions empoisonnées, sans parles des nombreux suicides de filles-mères désespérées.

      L’avortement, dans un pays civilisé, est un moindre mal où la victime n’est pas encore née.

      Bannir l’avortement causerait autant de victimes, mais chez les vivants.

      Il semble que ce soit ce que vous voulez.

    • Autre preuve que croyance religieuse et politique ne font pas
      bon menage.

      Les parlementaires devraient suivre l’exemple de leur dieu, car lui
      ne verse ni dans la religion et encore moins dans la politique…

    • “Mais au lieu de tuer l’enfant si on le donnait en adoption ?”

      Un autre homme qui pense qu’une grossesse de neuf mois
      c’est comme avoir les oreillons et qu’un accouchement,
      c’est comme se faire enlever les amygdales…

      Sans compter tous les changements physiques et psychologiques
      qui s’opèrent chez une femme enceinte…

      Oh! Il faudrait aussi apprendre la différence fondamentale
      entre un père et un géniteur…

      Ça ne prend que quelques secondes et un spermatozoïde chanceux
      pour être le second et ça ne fait pas de lui un père de famille pour autant!

      Pour cela, ça prend un enfant désiré et qui est… né!

      @ sosdba ~

      Et si ma mère en avait eu…
      ça aurait été mon père
      et je ne serais pas ici non plus.

    • @julien117:
      Si vous pouviez avoir la possibilité technique de ressentir ce que ressent une femme qui subit l’outrage physique et psychologique d’un viol, puis doit porter en elle un être né de ce cauchemar, votre opinion vaudrait peut-être quelque chose. En attendant vous n’avez pas la moindre petite idée de ce dont vous parlez, donc on se garde une petite gêne, je vous prie.

      @sosdba: l’argument qui vaut le moins cher de la gang. Bien sûr si votre mère avait obtenu un avortement vous ne seriez pas là, mais vous n’auriez aucune possibilité de le regretter.

      L’histoire de la jeune indienne est tout à fait inacceptable. Ça montre bien les dérives et les aberrations qui peuvent résulter de ce genre de législation que l’aile extrémiste du parti au pouvoir voudrait bien faire adopter au Canada. Souhaitons qu’il se trouve toujours assez de députés pourvus d’un minimum de jugeotte pour voter massivement contre.

    • La vérité de toute cette affaire n’est point que cette femme est morte suite au refus de faire un avortement mais bien du fait qu’elle avait une septicémie. Nous parlons d’un seul cas qui s’est passé en Irlande et que nous prenons pour exemple pour “garocher” ça dans le monde. Dison que comme argument, c’est assez pauvre!

    • @Ralbol,

      Selon les dernières recherches en immunologie, un embryon (dès la conception) est autant étranger au corps humain d’un cancer.

      Donc si pour vous, un embryon n’est pas une entité séparé, cessons d’opérer les cancers puisque, selon vos critères, ce n’est qu’un faux problème. Ce n’est qu’un mauvais rêve, une fausse sensation? Et puis, un cancer, comme c’est juste une malheureuse intention de vous tuer, ça ne compte pas?

      Henri Morgentaler poussa l’avortement comme moyen légal de contraception sur la prémisse suivante, et que vous reprenez: un embryon fait partie intégrante du corps de la femme et n’est pas un corps étranger. Malheureusement, sa prémisse fut démonté par la science une vingtaine d’année après le jugement canadien.

      D’ailleurs, je trouve cela très intéressant de voir les cas de viols être invoqué; les cas ou la femme tombe enceinte suite à un viol sont une infime partie (moins de 1%) de tous les cas d’avortement (et de tous les cas ou il y a grossesses!). Ce qui veut dire que pour 99% des cas, les deux étaient consentants. Assumer les conséquences possibles de ses actes, c’est être responsable. (Parce que avoir une relation sexuelle peut résulter en une grossesse et c’est un risque est connu! Tout comme avoir des relations non-protégé peut mener à des ITS.) Prendre un risque et l’assumer, c’est être responsable. (En parlant de risque, j’imagine que tous seraient content si les cie d’assurances après nous avoir assurés sur la base d’un risque connu refusait de nous couvrir (de manière discrétionnaire, cela va sans dire!) advenant la réalisation de ce risque!)

      Et sur la base d’un dogme, autoriser la fin d’une vie, même en développement, est aussi ridicule que de prétendre que l’inquisition était légitime et bonne. Aussi aberrant que de dire que le racisme et l’apartheid sont bons car c’est le respect des dogme. Baser un raisonnement sur un dogme et être fermé à sa remise en question est intégriste.

      Blaster la science pour être en contradiction avec votre dogme, et promouvoir l’irresponsabilité de nos actes est une bien drôle de manière de se dire ”civilisé”, non?
      _______________

      Pour le cas présent, il existe ce qu’on appelle le facteur humain. Le médecin s’est-il trompé dans l’appréciation de son diagnostic? Y a-t-il eu application d’une manière trop légaliste de la législation? C’est fort possible. (Je ne puis trancher puisque plusieurs éléments me sont inconnus, par exemple, la législation irlandaise.) Ceci confirmerait que tous les humains sont faillibles. La monté en épingle d’un tel cas est malheureux. Il s’agit à la base d’une possible erreur.

      En profiter pour promouvoir l’avortement sans contraintes est dangereux car le raisonnement derrière l’argumentation est maintenant caduc. Savoir le reconnaitre, c’est aussi ça être civilisé.

    • @ legrandblond

      - «Donc si pour vous, un embryon n’est pas une entité séparé, cessons d’opérer les cancers puisque, selon vos critères, ce n’est qu’un faux problème.»

      Non mais qu’est-ce que c’est que ce ramassis de «pas rapport».

      Faire le lien entre un cancer et un embryon simplement parce que les deux sont des corps étrangers, c’est comme dire que les humains sont des Dieux parce que les deux peuvent voler dans le ciel.

      Un cancer, c’est une reproduction cellulaire hors de contrôle, un embryon, c’est un embryon et n’essayez pas de mélanger les cartes.

      - «Et sur la base d’un dogme, autoriser la fin d’une vie,…»

      Par contre, sur la base d’un dogme, interdire l’avortement, c’est selon vous, tout à fait acceptable n’est-ce pas?

      Comme je l’ai dit plus haut, nous avons le choix entre l’avortement d’un embryon qui n’est pas encore né, ou le retour aux avortement avec des aiguilles à tricoter, des coups de poings au ventre, des poisons abortifs et des suicides de filles-mères.

      Tellement mieux!

      Et laissez-moi deviner… la peine de mort, par contre est acceptable..?

      - «En profiter pour promouvoir l’avortement sans contraintes est dangereux car le raisonnement derrière l’argumentation est maintenant caduc.»

      Et l’argumentation est caduque parce c’est vous qui le dites? Ce n’est que votre opinion, pas un fait objectif.

      Et personne ici ne fait la «promotion» de l’avortement. Ceux qui sont pour le choix savent pertinemment que ce n’est pas un choix facile et n’en font pas la promotion, ils n’exigent que le légitime droit au choix.

      Si pour être civilisé, monsieur, il fallait l’interdiction de tuer, il y a longtemps que la guerre serait interdite, ainsi que la peine de mort…

      Être civilisé, c’est plutôt la capacité de choisir le moindre mal, hors de l’influence des superstitions religieuses et des clichés irréfléchis.

      Au Québec, sur ce plan, nous sommes très civilisés et j’espère de tout mon coeur que nous le resterons.

    • Rappelons nous tous du cas, en 2009, de cette fillette Brésilienne de 9 ans, violée par son beau-père, enceinte de jumeaux, qui fut excommuniée ainsi que le docteur l’ayant avortée.

      Le beau-père violeur, lui, n’avait reçu aucune sanction de l’église…

      Suite à cette décision de l’église, on enregistra à Rome une augmentation spectaculaire d’apostasies, procédure consistant à renier par écrit sa foi et son appartenance à l’Église Catholique.

    • Erratum…

      La mère de la fillette, les médecins ayant pratiqué l’avortement et le juge ayant refusé d’interdire la procédure furent excommuniés.

      Pas la fillette.

      Quelle chance…

    • “La vérité de toute cette affaire n’est point que cette femme est morte suite au refus de faire un avortement mais bien du fait qu’elle avait une septicémie.” (tardivel)

      Et pourquoi/comment pensez-vous qu’elle a attrapé
      une septicémie et la bactérie E coli en prime?

      Cette femme s’est présentée à l’hôpital où les médecins
      lui ont annoncé qu’elle faisait une fausse couche…
      (vous savez… un avortement naturel)
      et que tout serait fini après quelques heures.

      Trois jours plus tard et malgré des demandes répétées,
      les médecins n’avaient toujours pas procédé à l’avortement
      parce que le coeur du foetus battait toujours et qu’un foetus,
      selon la loi irlandaise, a des droits… dont celui de faire mourir
      sa future mère… semble-t-il!!

    • @Ralbol

      Vous ne répondez pas à mes arguments. Vous me dites que c’est sans rapport.
      Prière d’étayer votre affirmations. Sinon, votre argumentation n’en n’est pas une.

      1) J’ai fait un lien avec votre position et les découvertes en immunologie. On est en présence de deux organisme similaire, qui emploie la même méthode pour duper le système immunitaire.

      Vous me dites qu’un embryon est un embryon. Un tel type de raisonnement est circulaire et ne vaut rien dans la présentation sensé d’un position. On en peut prouver qu’une pomme est une pomme en disant simplement que c’est une pomme. On peut le prouver en mentionnant des caractéristiques de la pommes, du fait qu’elle vient d’un pommier. On peut faire appel aussi au génome de la pomme, mais pas juste invoquer le fait que une pomme, c’est une pomme parce que c’est une pomme. C’est une position absurde.

      En outre, si on dit que l’un n’est rien, par conséquent l’autre aussi. On ne peut pas changer la nature d’un type d’organisme sur la base de la subjectivité.

      Quand je dis dogme, je fais référence à la position suivante: l’embryon fait partie corps de la mère. Or, c’est clair que ce n’est pas le cas. En plus d’être une entité distincte, elle possède aussi dès la conception un ADN distinct. Donc, scientifiquement, il est clair et net que l’embryon ne peut pas faire partie du corps de la femme tel que on l’entend. Il est hébergé par le corps de la femme, une nuance très importante.

      ”Comme je l’ai dit plus haut, nous avons le choix entre l’avortement d’un embryon qui n’est pas encore né, ou le retour aux avortement avec des aiguilles à tricoter, des coups de poings au ventre, des poisons abortifs et des suicides de filles-mères.”

      Ceci contient aussi deux erreurs d’argumentations: un, 1) l’attaque sur une fausse présentation de la position de l’autre, et le faux choix.

      Nous pouvons mieux encadrer le droit à l’avortement, c’est d’ailleurs ma position à la fin de mon premier texte. Et dire que il ne nous reste que les broches à tricoter et autres, c’est ne pas tenir compte du fait que mieux l’encadrer ne le rendrait pas moins sécuritaire. C’est un faux choix. Ah oui, c’est aussi une technique de vente très efficace. Tu donne un choix entre 2 à un client et dans un grand nombre de cas, il oublie que 1) il peut dire non! 2) toute autre solution en dehors du choix proposé. Amusant, non?

      Lorsque je fais référence à la promotion de l’avortement, je fais tout d’abord référence au texte que nous commentons. Et si celui-ci n’est pas pro-choix, je me demande bien où il se situe.

      Et, est-ce moi qui rêve ou vous n’avez pas répondu à cet argument?

      C’est celui de la responsabilité.

      ”D’ailleurs, je trouve cela très intéressant de voir les cas de viols être invoqué; les cas ou la femme tombe enceinte suite à un viol sont une infime partie (moins de 1%) de tous les cas d’avortement (et de tous les cas ou il y a grossesses!). Ce qui veut dire que pour 99% des cas, les deux étaient consentants. Assumer les conséquences possibles de ses actes, c’est être responsable. (Parce que avoir une relation sexuelle peut résulter en une grossesse et c’est un risque est connu! Tout comme avoir des relations non-protégé peut mener à des ITS.) Prendre un risque et l’assumer, c’est être responsable. (En parlant de risque, j’imagine que tous seraient content si les cie d’assurances après nous avoir assurés sur la base d’un risque connu refusait de nous couvrir (de manière discrétionnaire, cela va sans dire!) advenant la réalisation de ce risque!)”

      Assumer les conséquences possible de ses actes, c’est être responsable. N’est-ce pas un des but de notre éducation, nous amener à nous responsabiliser?

      Sinon, il faudrait aussi étendre ce privilège, celui de la déresponsabilisation, à d’autres, non? (Crois-moi que les compagnies d’assurances seraient plus qu’heureuse…!!!)

    • @ralbol
      Je suis tout à fait d’accord avec vous sur un point. Je n’ai aucun droit d’imposer mes croyances au reste de la population et je m’en défends bien. Je suis contre la criminalisation de l’avortement. Ce serait pire dans nos temps actuels. Je maintiens que tuer un fœtus est un meurtre. Un meurtre légal autorisé par la Cour suprême tout comme autrefois il était légal de pendre un meurtrier. Une opinion que je n’impose à personne. Mais j’ai le droit d’avoir mon opinion. Et vous, vous avez le même droit d’avoir une opinion tout contraire à la mienne.

    • “Assumer les conséquences possible de ses actes, c’est être responsable. N’est-ce pas un des but de notre éducation, nous amener à nous responsabiliser?”

      En quoi le fait de porter et mettre au monde un enfant dont on ne veut pas
      ou dont on ne peut pas s’occuper fait de nous des gens plus responsables…?

      Allez dire à une adolescente qui a fait une erreur de jeunesse
      qu’elle devrait “assumer” et mettre au monde un enfant
      alors qu’elle en est encore un elle-même…

      Allez dire à une jeune femme de poursuivre sa grossesse
      après qu’elle se soit fait *dumper* par son chum
      lorsqu’elle lui annonce qu’elle est enceinte…

      Allez dire à une femme qui travaille au salaire minimum
      et qui a déjà deux enfants qu’elle doit en porter un troisième
      parce qu’il faut qu’elle soit responsable!!

      C,est facile pour un *grand mâle* de pontifier sur la “responsabilité”
      quand il sait très bien qu’il ne sera JAMAIS confronté à ce problème…

      Être responsable, c’est d’abord et avant tout faire le meilleur choix possible
      pour SOI-MÊME en tenant compte des circonstances.

      Chaque enfant (potentiel) doit être un enfant désiré.
      Chaque (future) mère doit être une mère consentante.

      l’avortement doit rester un choix personnel, légal, sécuritaire
      et accessible entre une femme, sa conscience et son médecin.

    • @rogiroux
      “Et pourquoi/comment pensez-vous qu’elle a attrapé
      une septicémie et la bactérie E coli en prime?”

      Je ne fais mettre sur la table se que la presse a voulu nous cacher pour pouvoir passé l’avortement légal en Irlande. Ils ont utilisé la pression mondial contre l’irlande. La vérité de nos jours est tellement détesté. Le mensonge nous enrange toujours plus, tel le cas ici présent.

    • @ legrandblond

      - «Vous ne répondez pas à mes arguments.»

      C’est parce que vous n’en avez pas.

      Vous tentez de «noyer le poisson» dans une suite d’élucubrations qui n’ont RIEN à voir avec le sujet.

      Vos dissertations sur le cancer et l’appartenance ou non de l’embryon au corps de la mère, n’ont AUCUN rapport avec ce qui nous préoccupe, soit le droit de la femme à disposer de son corps et de mener ou non à terme une grossesse.

      Vos élucubrations sur le cancer font autant de sens que de s’interroger sur la pertinence ou non de soigner une gastro parce que la bactérie e-coli est essentielle à notre digestion.

      Pour ce qui est de la responsabilité, qui semble tant vous tenir à coeur, pensez à ceci: un avortement est-il pire que la vie brisée d’une jeune femme?

      Vous semblez répondre par un gros OUI!

      Ce qui vous met sur le même pied que les fous de Dieu Islamiques qui lapident les femmes coupables d’adultère.

      La vie de la femme est inféodée aux principes moraux en vigueur dans la société.

      En termes plus simples, vous n’accordez aucune valeur à la vie des femmes, et toute la valeur à l’hypothétique vie d’un foetus, désiré ou pas.

      Vous êtes, monsieur, aussi paternaliste, machiste, contrôleur que les Islamistes obscurantistes qui étendent présentement leur influence sur le Moyen-Orient.

      Assumer les conséquences de ses actes, monsieur, ce n’est pas béatement SUBIR.

      C’est réagir et prendre les décisions qui s’imposent.

      Et si cette décision implique un avortement, c’est EXACTEMENT ce que vous prônez, soit prendre ses responsabilités.

      Se laisser faire et subir les diktats de gens comme vous, ce n’est PAS prendre ses responsabilités, c’est démissionner et se laisser faire.

    • Au Québec, la mère et le bébé seraient tous deux morts du E Coli bien avant! Les hôpitaux du Québec sont extrêmement dangereux. Ce que je retiens de cette histoire, c’est : si vous êtes malade, sautez dans un avion pour l’Irlande.

    • @Rogiroux

      Ce que je dis, c’est que lorsque tu couche avec quelqu’un, qui est la quasi-totalité du temps une expérience consentante, il y a un risque, risque que l’on peut minimiser, mais jamais totalement exclure, qu’il y ai grossesse.

      Pour l’analogie, voilà quelques années, un jeune qui n’était pas à jeun a fait tombé sa voiture dans une carrière en Estrie avec certains de ses grands chums. Pourtant, malgré son jeune âge et les hauts cris de certains, il fut passé en procès, qui le reconnu coupable (je crois que c’est conduite en état d’ébriété ayant causé la mort). Dire que c’est une erreur de jeunesse peut rendre la chose plus compréhensible, par contre, sa responsabilité ne lui fût pas épargné sous ce prétexte.

      Lorsque qu’il conduisit sa voiture, il y avait un risque, étant donné l’endroit où il se trouvait, que cela arrive. Il en est de même avec les relations sexuelles. Il y a un risque que un grossesse s’en suive.

      Puisque dans mes deux derniers commentaires, j’ai fait référence à l’immunologie et au statut de l’embryon et du cancer, je dois aussi dire que si, dès la première cellule défectueuse qui se reproduit de manière anarchique nous parlons d’un cancer, dès la conception, de surcroît avec l’ADN distinct, nous devons affirmer que l’embryon est humain. Nous ne pouvons changer les définitions parce que elles nous déplaisent. Ni les faits.

      D’ailleurs, les attaques sur le messager sont un bon moyen de diversion, mais désolé, je ne mord pas. D’ailleurs, lors du déclenchement de la guerre en Irak, D. Rumsfeld avait perdu l’argumentation contre les délégués français, et s’était mis à les injurier dans via les médias. N’est-ce pas intéressant, non?

      ”Être responsable, c’est d’abord et avant tout faire le meilleur choix possible
      pour SOI-MÊME en tenant compte des circonstances.” Cela pourrait aussi dire ne pas s’exposer au risque. C’est une manière responsable et adéquate de se comporter, n’est-ce pas? D’ailleurs, c’est vrai que ne pas avoir de relation sexuelle demande une bonne discipline de soi, ainsi que l’adoption de comportement favorisant cette prise de décision. Je ne dis pas que j’en aurais jamais, mais que ce sera à mes conditions et non simplement pour satisfaire mes hormones. Et si jamais ma futur dulcinée tombe enceinte, et bien, j’assumerais.

    • @Ralbol,

      Eh bien, si mes propos ont aucun rapport comme vous dites, démontrez moi l’inverse. Expliquez moi de manière rationnelle et scientifique pourquoi un embryon n’est pas une entité distincte.

      Pour le rappel, voici votre point:

      ”Vos dissertations sur le cancer et l’appartenance ou non de l’embryon au corps de la mère, n’ont AUCUN rapport avec ce qui nous préoccupe, soit le droit de la femme à disposer de son corps et de mener ou non à terme une grossesse.”

      Ce point est basé sur l’argumentation suivante: embryon = corps de la femme. La science dit l’inverse. Je considère que mon point vient donc répondre directement à votre position. C’est à vous de m’expliquer comment vous arrivez à la conclusion que embryon = corps de la femme.

      Mais c’est vrai que attaquer le messager et faire des démolitions de positions caricaturés, c’est vraiment extraordinairement WOW!

    • “Et si jamais ma futur dulcinée tombe enceinte, et bien, j’assumerais.”

      Assumer quoi exactement?

      C’est pas vous qui allez le porter pendant neuf mois et accoucher!

      Comme le dit si bien le comédien Robin Williams:

      “À moins que vous ne tentiez de faire pénétrer une boule de quille dans votre derrière, vous ne partagez RIEN de l’expérience des femmes de mettre au monde un enfant!”

      Et personne ne nie que l’embryon est une vie humain
      mais avant que le petit hamster commence à faire tourner
      la roue des méninges (autour de la 24e semaine de gestation),
      il n’est pas encore une personne, seulement une existence biologique
      qui a le potentiel et le bagage génétique pour devenir une personne consciente.

      L’essence d’un être humain, c’est la conscience,
      un cerveau en état de fonctionner et qui ressent.
      Pas simplement un coeur qui bat et d’autres organes
      qui fonctionnent par eux-même sans besoin de penser!

      Dans le sens qu’il est incapable de sensations, un foetus n’est pas conscient; il n’a aucune conception de lui-même ou identité propre. Il ne possède aucune pensée, aucune émotion, aucune croyance, aucune idée, pas d’espoirs ni de rêves, aucun souvenir. Il ne connait aucune forme d’amour, de peine, de désir, de frustration.

      Tout ce qui fait de nous des êtres humains est absent dans un foetus. Le foetus – avant la 24e semaine de gestation – est une existence biologique qui a le potentiel de devenir une vie humaine mais ça n’en fait pas une personne pour autant.

      Et finalement, il faut rappeler qu’au Québec, comme au Canada et dans tous les pays qui autorisent la pratique de l’avortement, 90% des IVG se font avant la 13e semaine de grossesse.

      Vous êtes contre l’avortement?

      C’est votre droit le plus strict et personne
      ne vous obligera jamais à y avoir recours.

      Laissez ceux qui ne pensent pas comme vous
      *assumer* leur choix selon leur propre conscience.

    • @ tardivel ~

      Oh! Vous êtes un de ces adeptes qui crient au complot mondial
      dès que les faits viennent mettre vos dogmes en porte-à-faux…

      Excellent mécanisme de défense!

    • @ legrandblond

      - «C’est à vous de m’expliquer comment vous arrivez à la conclusion que embryon = corps de la femme.»

      Très simple:

      Pas de femme = pas d’embryon.

      Z’en avez d’autres des faciles comme ça?

      De toute façon, ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que cette question n’est pas ce qui importe quand on parle d’avortement.

      Ce qui importe, c’est le sort DES VIVANTS.

      Pas des possiblement, des peut-être, des «il se pourrait que», des y’a des chances qu’ils vivent.

      Sur une planète ou sévissent déjà 7 milliards d’habitants, le sort des possibilités d’humains est beaucoup moins critique que celui des déjà actifs…

    • Comme c’était à prévoir, le débat a tourné au sujet du droit à l’avortement. Pourtant, le personnel médical de cet hôpital avait non seulement le droit mais l’obligation d’agir (même selon la loi irlandaise) puisque la vie de la mère était clairement en danger. Le refus d’agir est encore plus absurde (et illégal) puisqu’il n’y avait semble-t-il pas le moindre espoir de sauver la vie du bébé.

      C’est un tout autre débat, je n’ai aucune expertise en la matière et fort heureusement ma conjointe n’a pas eu à vivre cette situation, mais je crois que le refus (en tous cas au Québec, et probablement ailleurs) de pratiquer une césarienne avant que la mère en soit rendue à l’extrémité de la souffrance et de l’épuisement relève aussi d’une obstination idéologique.

    • @julien 117
      Ne seriez-vous pas par hasard le républicain aux USA qui avait des propos semblable et en plus que la femme ne peut pas tomber enceinte après un viol.
      ou
      peut-être un député conservateur de notre cher gouvernement qui veut rouvrir le débat sur l’avortement

    • @Gasston

      Fidèle à votre habitude, vous sautez sur la moindre occasion de vomir sur le Québec. D’ailleurs, vous n’êtes pas encore parti comme vous l’avez si souvent affirmé en cas d’élection du PQ ?

    • @ angel_eyes, j’aimerais bien ça m’en aller, surtout que ma compagnie “high tech” est relativement facile à déménager… mais je profite d’une véritable pluie de subventions de la part de notre excellent gouvernement, car c’est la seule façon d’empêcher des compagnies comme la mienne de déménager, justement.

      Subvention sur les salaires de mes employés, crédits d’impôts à la R&D, subventions pour activités de marketing… c’est fou les montants que vous me versez pour me garder ici, M. angel_eyes, lorsque vous payez vos taxes et vos impôts.

      D’ailleurs, je me prépare présentement à partir pour un beau voyage dans une destination exotique, presque entièrement payé par les généreux contribuables du Québec!

      Je partirai quand ça fera mon affaire.

    • @ angel ~

      Vous voyez le résultat que ça donne
      quand on réplique aux nains de jardins*…

      Ils en remettent une couche encore plus épaisse!

      *Don’t feed the troll

    • @ gasston

      - «…presque entièrement payé par les généreux contribuables du Québec!»

      Subventions qui se sont, bien sûr, instantanément matérialisées avec l’arrivée du PQ au pouvoir…

      Et tout ce chialage parce que vous profitez du système? Qu’est-ce que ce serait si vous n’en profitiez pas.

      Allez, reposez-vous bien à votre «destination exotique». Beaucoup de repos éclaircit parfois les idées.

    • @gasston
      Est-ce Brossard votre destination exotique? :-)

    • Il n’y a pas de différence majeure entre les libéraux et le PQ. Les deux sont socialistes et dépensiers. Les deux se foutent éperdument de la dette et de l’avenir de nos enfants. Les deux ont leurs tinamis, ce sont juste pas les mêmes sauf pour le résultat. Et les deux prennent votre argent pour me subventionner (pas juste moi bien sûr) afin d’empêcher l’effritement de leur “tax base”. Je sais que ça vous énerve, mais c’est comme ça. Et je vous en remercie, avec un gros clin d’oeil!

    • @gasston

      L’affaire, c’est que l’entrée du blogue porte sur l’avortement.

    • @legrandblond

      Vous dites: “Ce que je dis, c’est que lorsque tu couche avec quelqu’un, qui est la quasi-totalité du temps une expérience consentante, il y a un risque, risque que l’on peut minimiser, mais jamais totalement exclure, qu’il y ai grossesse.”

      Faux, ce risque ne concerne qu’un seul des partenaires, soit la femme. Je ne connais aucun homme qui soit devenu “enceint”. Les hommes peuvent batifoler à droite et à gauche sans aucune conséquence. Seules les femmes doivent assumer cette conséquence-là.

    • @ angel_eyes, c’est vous qui m’avez demandé pourquoi je n’étais pas parti. Moi, je vous ai juste répondu.

    • @gaston

      tut tut tut… vous êtes d’abord débarqué en parlant des hôpitaux québécois.

    • ” Les deux sont socialistes et dépensiers. Les deux se foutent éperdument de la dette et de l’avenir de nos enfants”

      Encore une envolée délirante d’un émule d’Elvis-Gratton. Misère…Que dites-vous des 200 milliards ajoutés à la dette canadian par les très à drette réformistes en seulement 6 ans de pouvoir? Je suppose qu’ils se soucient de l’avenir de nos enfants? Ils viennent encore de repousser le déficit zéro d’un an et continuent dépenser comme s’il n’y avait pas de demain.

      De plus, on ne peut que constater que vous êtes responsble d’une parti de ce déficit et tant que BS corporatif attaché à la mamelle de l’état. Vous êtes mal placé pour nous faire des sermons sur la dette publique alors que vous faites parti du problème.

      Sylvain Pelletier

    • @legrandblond
      Je viens de lire attentivement tous vos présents textes.
      Vous écrivez beaucoup et longuement.
      Je comprends pourquoi: vous faites longuement de la jésuistique et beaucoup de sophismes.
      Un peu d’humanisme au lieu de dogmatisme ne vous ferait pas de tort.

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