
Tôt ce matin, des cambrioleurs ont pénétré le musée du Kunsthal dans les Pays-Bas. Ils se sont servis comme à un buffet. Eh hop, un Picasso, un Lucian Freud, deux Monet…Une rafle de sept tableaux valant des dizaines de millions d’euros.
Les enquêteurs n’ont aucune piste pour l’instant. Lorsque des agents ont accouru sur les lieux au son de l’alarme, les voleurs avaient déjà pris le maquis.
Les musées sont-ils des passoires ou quoi? On dirait que le vol d’un chef-d’oeuvre est maintenant plus facile qu’ouvrir un compte de banque en Italie.
Dans le milieu muséal, on remarque une montée en flèche des tentatives de vol et de vandalisme depuis une décennie. La Norvège remporte sans doute la palme dans ce triste palmarès. Même l’excellente Tate Modern n’est pas à l’abri. La semaine dernière, un soi-disant artiste polonais a défiguré un Rothko valant 50 millions de livres sterling.
La crise économique pourrait en être la cause. Les conservateurs de musées, serrés dans leur budget, cèderaient au laxisme.
Dans le cas du Kunsthal, les grandes baies vitrées de l’unique salle d’exposition, située au rez-de-chaussée, étaient presque une invitation au cambriolage. Les chef-d’oeuvre en question sont bien sûr invendables sur le marché et ornent peut-être déjà les murs d’un collectionneur richissime, qui aurait commandité le vol. Mais la réalité est probablement beaucoup moins glamour qu’Ocean’s Eleven de Soderbergh. Les voyous réaliseront peut-être bientôt que les toiles leur sont inutiles puisque personne ne veut s’en approcher.
Le cas échéant, on espère qu’elles réapparaîtront sur le seuil du Kunsthal.

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mellow-d
17 octobre 2012
12h45
Je suis un peu inculte sur ce type de sujet et peut-être aussi (voire même sûrement) niaiseux…
N’empêche que je me pose une question. Bon, d’accord, ils ont volé les tableaux. Bon, d’accord, ces tableaux valent une fortune. Et après, il se passe quoi? Ce n’est pas comme s’ils pouvaient aller au prêteur sur gages et se faire payer les tableaux! Et s’ils trouvent un acheteur, les tableaux vont rester dans un coffre-fort pour l’éternité afin que l’acheteur ne se fasse pas prendre avec du matériel volé et hautement recherché?
Encore une fois, je dois être niaiseux…
hettrick
17 octobre 2012
13h39
Cela dit, il n’y a plus vraiment d’intérêt à payer pour aller voir une oeuvre à 5 m de distance, derrière deux vitres blindées…
ralbol
17 octobre 2012
16h18
Un autre superbe exemple de société où l’argent corromp tout, même la beauté.
Une toile, qu’elle soit de van Gogh, de Monet ou de Picasso, ÇA NE VAUT PAS DES MILLIONS!
Ce qui fait que des gens sont prêts à payer de telles sommes pour ces toiles, c’est la spéculation, le commerce, le placement, l’investissement, rien à voir avec la beauté ou la portée historique de l’oeuvre.
Je ne sais pas comment, mais cette folie spéculative devrait être stoppée, les oeuvres d’art, une fois l’artiste payé, devraient retourner au patrimoine mondial dès que le premier acheteur désire s’en défaire.
Transformer des Monet, Degas, Picasso, Dali, Renoir, Duchamp, Magritte, etc., etc, en vulgaire marchandise, c’est à mon sens un sacrilège, de la corruption, de la bêtise, bref de l’épicerie.
Et ensuite on s’étonne que surviennent des vols et du vandalisme…
minouche2525
18 octobre 2012
08h21
@mellow-d
Supposons que je suis extrêmement riche. Qu’en plus, je suis un fan d’art. Je pourrais commenditer le vol d’un tableau que je veux posséder pour le mettre chez moi dans mon château dans une pièce secrète dont moi seul ou mes proches peuvent avoir accès. Les riches peuvent posséder ce qu’ils veulent pour leur besoins personnels.
chandelier
18 octobre 2012
12h05
@mellow-d
Ça ne vous consolera sans doute pas, mais vous n’êtes pas tout seul à être un peu tata, parce que je ne comprend pas moi non plus. Le ‘thrill’ de l’exploit, peut-être …